Suite de la visite en images

On s’est fait un peu rare ces derniers temps, nous espérons vous avoir manqué !!!

C’était pour la bonne cause : de belles vacances en Guadeloupe pour retrouver un de nos fils. Nous vous partagerons aussi quelques  photos de « l’île aux belles eaux » dans quelques jours.

Un plant de courgette protégé des chats par un léger abri

Nous avions pris des photos du jardin avant notre départ, mais nous n’avions pas eu le temps de les poster, c’est fait aujourd’hui. Cela nous permet aussi de constater la pousse depuis début mai.

Dom s’est démené comme un fou avant le départ pour que les semis soient terminés même si on pouvait encore craindre des gelées tardives (les saints de glace n’étant pas encore passés).

Il a donné tous ses bons conseils à la voisine Marie Jo en charge non seulement de l’arrosage, mais aussi de l’ouverture et fermeture des serres, de la protection éventuelle contre le gel et puis des soins au lapin, aux poules, poussins, chats, le courrier, etc. Ce n’était pas les vacances pour tout le monde ! Merci à elle et à Isabelle qui l’a secondé parfois.

Carottes, panais, poireaux, un pied de patates qui a poussé tout seul, et de la bourrache prête à fleurir

 

les tournesols commencent à sortir
et le maïs aussi
des haricots blancs ont été semés entre les rangs de maïs et de tournesols
des choux fleurs ainsi qu’un plant de menthe pour les protéger

La menthe (cultivée en pot pour éviter sa prolifération) aurait une action insectifuge contre la piéride et contre d’autres insectes. Ça ne coûte rien d’essayer.

divers semis de fleurs, courges, etc.

Les semis de fleurs encore tous petits ont quitté la serre pour leur emplacement définitif. En espérant qu’il en restera quelques-unes après le passage des limaces et autres ravageurs.

Dans les serres, on trouve les plantes qui ont besoin de chaleur :tomates bien sûr mais aussi piments divers, aubergines, poivrons, concombres, melons .

aubergines; tomates, melons
poivrons, concombres, piments et tomates avec leurs ficelles de fixation

Dans quelques jours, on vous montrera les changements au bout de 3 semaines (soit fin mai)

Les poules (suite)

Quand je vois l’activité incessante de nos poules toute la journée, j’ai du mal à imaginer  des poules  parquées dans des cages leur vie durant dans les élevages en batterie.

En effet, une poule ça n’arrête jamais. Elles grattent, elles courent, elles se chamaillent, elles pondent aussi bien sûr. Elles adorent se rouler dans la poussière, chez nous le pré est plein des trous qu’elles ont creusés pour se rouler dedans. Je  mets parfois de la cendre de bois dans un des  trous et elles y font de bons séjours. Elles  font voler la cendre tout autour d’elles en se secouant et en agitant les ailes. Sans doute est ce pour se débarrasser des parasites, mais elles ont l’air d’y prendre vraiment plaisir, comme nous avec les boues thermales …

Si  on prend le temps de les observer, on s’aperçoit vite qu’il y a une hiérarchie dans leur communauté. Quand on leur donne à manger on voit bien que certaines attendent que les « chefs » leur laissent une petite place pour s’approcher, même chose pour la ponte, certaines passent en premier sur le nid et les autres doivent se « retenir  »

Premier plan: 2 jeunes coqs, au fond le coq dominant .

Chez les coqs aussi et même encore plus la notion de hiérarchie est évidente. Quand vous élevez des poussins  s’il n’y a pas déjà de coq dominant, au bout de quelques mois l’un deux s’impose comme chef. Il devient plus gros, sa crête est plus rouge, ses plumes plus brillantes, il chante plus fort, il a un droit prioritaire sur les poules, etc. Et si vous éliminez le coq dominant, très rapidement un des autres mâles prend sa place. Les vraies bagarres sont rares car chacun sait très rapidement quelle est sa place dans la hiérarchie.

Le coq dominant protège son groupe en poussant de grands cocoricos, en courant avec les ailes déployées. Il arrive immédiatement si un intrus s’approche.

Si un coq en colère peut être intimidant, une poule qui a des poussins l’est encore bien plus. Son instinct de protection est poussé à l’extrême. Elle n’hésitera pas à vous courir dessus si vous essayer de toucher ses poussins.

Qu’en est il de la couvaison?

Il n’est pas toujours facile d’avoir des poussins, il ne suffit pas d’avoir des œufs fécondés encore faut-il que les poules aient envie de couver!

Il semblerait que l’envie de couver dépend beaucoup de la race de poules. Cela varie aussi selon la saison, elles couvent plutôt au printemps qu’en hiver Il y a sans doute d’autres facteurs que je ne connais pas. Chez nous, les poules les plus enclines à couver sont les poulettes « nègres de soie »Alors, elles couvent puis élèvent les œufs que nous leur imposons. Elles ne font pas les difficiles et couvent aussi bien les œufs des autres poules que des œufs de pintade, dinde, etc. il faut juste adapter le nombre d’œuf à la taille des poules pour qu’elles arrivent à tous les recouvrir.

Une mère adoptive et ses poussins

Les volailles suivent la course du soleil et quand on dit se lever comme les poules ou au chant du coq, cela veut bien dire ce qu’il en est. Dès les premières lueurs, tous les volatiles s’agitent. Comme nous ne sommes pas très matinaux, elles s’impatientent à la porte du poulailler. Par contre l’été quand les jours sont les plus longs c’est nous qui devons attendre qu’elles veulent bien rentrer se coucher. Elles dorment en hauteur, serrées les unes contre les autres.L’année dernière, certaines dormaient à plus de 2m de haut peut être pas acceptées au dortoir commun!

dérangés en pleine nuit!

Avoir des volailles permet aussi d’avoir du fumier gratuit pour amender le jardin. Ce fumier est très fort et ne doit pas être utilisé pur. Dom le saupoudre sur le terrain avant de greliner ou bien le mélange dans son tas de compost en formation. Ce fumier, très riche a un effet “coup de fouet”,il est plein d’azote.

 

Malgré de bon soins journaliers ,pas d’œuf en chocolat cette année encore!

Les poules: premier épisode

Je n’aime pas trop les poules, enfin j’en ai toujours eu un peu peur. Quand, petite, on m’envoyait  chercher les œufs dans les nids, j’avais cette appréhension qu’une d’elles me saute dessus et parfois c’est arrivé et je ne vous parle pas des coqs!

Bref, malgré tout, c’est bien utile une poule, ça fait des œufs mais pas que …

Je ne vous raconterai pas l’histoire de mon oncle  « le nonon » dont les poules faisaient 2 œufs et un fromage par jour. Il était tellement convaincant que je doutais parfois.

Enfin, impossible de concevoir un jardin potager et une certaine autonomie alimentaire sans poulailler .

Monsieur surveille la ponte!

Nous avons donc fait le nôtre dans de vieux bâtiments à lapins. Il fait bien 30M2 autant dire que les poules peuvent bouger,d’autant plus qu’elles ont aussi 2000M2 de pré clôturé où elles se précipitent dès qu’on leur ouvre la porte le matin .

poule nègre soie ( pas une pure race )
coq marans ( pur race et bagué )

Nous avons 12 poules et 2 coqs ainsi que 2 nègre soie (une blanche et une noire) C’est beaucoup trop pour 2 personnes. Heureusement, nous partageons les œufs.

La majorité sont de la race Marans(noire). On dit que c’est la poule aux œufs d’or car ses œufs sont très foncés. La poule est noire avec des reflets cuivrés sur le cou et le coq a une belle collerette dorée cuivrée

Bien évidemment, elles ne vont pas au potager. Ma grand-mère Adèle se retournerait dans sa tombe si elle nous voyait mettre les volailles parmi les salades même si c’est pour manger les limaces. Chez elle, à peine arrivés, il fallait courir chasser une malheureuse poule qui s’était échappée et grattait les plates bandes. Je pense que mes cousins et moi faisions plus de dégâts en courant après les poules que le volatile .

Et pourtant, savez-vous que les poules sont des omnivores de première catégorie. Vous pouvez leur donner, outre du blé et du maïs, tous vos déchets de cuisine, épluchures, reste de viande, de gras, etc, en complément du  composteur…

Nous leur donnons aussi toutes les coquilles d’œufs (elles se jettent littéralement dessus!) ainsi que parfois des coquilles broyées d’huîtres ou de moules, en particulier quand on voit que les coquilles de leurs œufs deviennent trop fragiles. Elles ont aussi du carbonate à volonté, un sac de 25 kg me fait trois ans.

Savez-vous que les souris et même les vipères  peuvent être aussi la proie de ces féroces volatiles!

Un peu d’ombre est bienvenu en plein été

Quand elles ont suffisamment d’espace, elles font de très grand parcours à la recherche d’insectes, de vers, escargots. Nous avons dû les clôturer à cause des renards qui les croquaient en pleine journée mais auparavant, elles partaient dès le matin jusqu’au fond  du pré du voisin et ne rentraient que le soir, repues.

Attention cependant, pour les nouveaux propriétaires de poules, si vous voulez des œufs et des poules en bonne santé, elles ne se contenteront pas de vos épluchures, il leur faudra des céréales en complément. Et ne pas oublier  l’eau à volonté.

C’est la queue à l’heure de (pointe) enfin de ponte
Ponte du jour: 24 mars

En bonne saison, vos poules vous donneront 5 à 6 œufs par semaine selon les races.

Dès que les jours diminuent, la production  ralentit progressivement et devient presque nulle au cœur de l’hiver. Dom essaie de les tromper  en laissant de la lumière dans le poulailler pendant les longues soirées d’hiver. En période de canicule, la production baisse aussi.

De même, les poules sont plus prolifiques quand elles sont jeunes. Si elles en ont la possibilité, elles aiment bien aussi cacher leurs œufs. Ce doit être leur instinct de les dissimuler  surtout pour les couver lorsqu’elles en ont une bonne douzaine. En 2016 une coquine m’a élevé 12 poussins ( et je n’ai rien vu )

Une poule plus toute jeune (une croisée de 3 ans )

Nos poules meurent généralement de leur belle mort  après quelques années de bons et loyaux services.

Il y a encore des quantités de choses à dire sur ces volailles. Cela ferait l’objet d’un autre article .

 

 

 

Récolte de sève de bouleau

Elle est là, la saison de récolter la sève de bouleau.  Donc, si vous avez un bouleau sous la main, il est temps de le percer. Si vous n’en avez pas allez au bois ou chez un voisin!

les bouleaux

Nous récoltons la sève de bouleau depuis 4 ans sur les bouleaux qui bordent notre propriété et qui nous protègent du vent et un peu des bruits de la nationale. Ces bouleaux ont environ 30 ans d’âge.

Je fais un trou à la perceuse dans le tronc à environ 1 m du sol. Cette année, j’ai percé en 12mm vu que j’avais un tuyau souple et tendre de 13mm (  je le fends au bout pour qu’il s’adapte bien à l’arbre) Le tuyau est relié à une grosse bonbonne d’eau de 5 l que je vide tous les jours.

le dispositif de récolte

J’ai percé il y a une semaine (début mars) et cela coule tout doucement, il est vrai que la lune n’est pas bonne ! il faut une lune croissante (le bouleau se moque  de la lune montante, comme bien d’autres plantes)  Alors, encore une bonne semaine à attendre les grosses productions.

Depuis une semaine nous récoltons  0,5 à 1l par jour. Cela  suffit pour commencer notre cure de printemps, nous avons même commencé à en donner un peu. En pleine production, on a facilement 4 à 5 l par jour.

La récolte du jour

J’ai une dizaine d’arbres et je n’en perce qu’un par an (j’ai  lu quelque part qu’il ne fallait pas les percer plus de trois années de suite (avez-vous d’autres sources ?)

La production dure 5 à 6 semaines et quand ça ne coule plus (ou que vous en avez assez !) je  rebouche le trou avec une cheville de façon à ce que plus rien ne s’écoule .

Bouleau avec 2 chevilles(récolté l’année dernière)

Quel goût et  quels effets ? La sève est incolore, inodore et sans saveur particulière. Nous la buvons immédiatement après la récolte et nous gardons le surplus au frigo. Après quelque temps (1 jour ou 2), la sève se trouble un peu et peut devenir un peu acide .

Quant aux effets, c’est sûrement bien pour l’organisme, car la sève  contient des oligo-éléments et des minéraux. Il y a aussi un petit effet diurétique. Nous faisons une cure de trois semaines à raison de 2 à 3 verres par jour. Nous en faisons profiter la famille aussi et les voisins. L’année dernière, j’en ai même congelé .

L’année dernière, nous avons aussi essayé de faire du « champagne » de bouleau mais nous n’avons réussi à avoir qu’une boisson imbuvable (genre vinaigre) mais très, très pétillante. D’ailleurs plusieurs bouteilles ont explosées dans la cave …On ne désespère pas de trouver une bonne recette un jour .

Je vais tester  aussi  du kéfir de sève de bouleau  . Ça devrait bien pétiller !

Crumble de saucisse de Morteau à la fondue de poireaux

Si la Bourgogne est connue pour sa gastronomie, le Doubs possède aussi des produits exceptionnels comme le comté, célèbre fromage mais aussi la saucisse de Morteau. J’ai eu la chance qu’on me rapporte ces deux merveilles directement de là-haut (Haut Doubs) et ils ont donc la saveur particulière de cette superbe région. Mais pas d’inquiétude sinon, car on trouve des morteaux et du comté partout. Mais je vous encourage à l’occasion d’un petit séjour à aller faire le plein, visiter un tuyé https://www.tuye-papygaby.com/,une fruitière de comté, vous ne serez pas déçu car  c’est une région authentique et très belle.

Il y a quelques jours Dom m’a cueilli des poireaux, car il avait besoin de place au jardin. Et oui, ça y est les beaux jours se pointent et il sort lentement de son hibernage .

Une chance aussi, c’est la revue Comtois en cuisine qui propose une recette idéale pour laquelle j’ai tous les ingrédients. Vous êtes sans doute comme moi, vous trouvez des merveilleuses recettes qui sont en plus dans vos cordes mais vous avez beau fouiller les placards et les réserves il vous manque toujours un truc essentiel à la recette alors vous prévoyez de l’acheter à la première occasion et quand vous l’avez enfin vous avez perdu la recette ou vous n’avez plus envie …ah bon, ça ne vous arrive jamais ?

Donc, j’avais tout, enfin tout, à part les biscottes, mais je les ai avantageusement remplacées par du pain sec. J’ai donc pu faire cette délicieuse recette très facile et bon marché que je vais vous détailler

Ingrédients

  • 1 saucisse de Morteau IGP (pour moi saucisse du tuyé du papy Gaby)
  • 3 poireaux
  • 3 grosses échalotes
  • 100g de comté(fruitière de Gilley)
  • 50g de pain dur ou 6 biscottes
  • 100g de beurre
  • sel, poivre

Préparation

  • Cuire la saucisse de Morteau dans une eau frémissante pendant 30 à 40 mn (sans la piquer bien sûr, comme chacun sait!)
  • Nettoyez les poireaux et coupez les en fines rondelles
  • émincez les échalotes.
  • Faites fondre 20 g de beurre dans une sauteuse
  • Déposez-y les échalotes et les poireaux. Mettre un couvercle .
  • Laissez fondre à feu doux pendant 20 min jusqu’à ce que les légumes soient fondants. Salez et poivrez.
  • Mixez le pain avec le reste du beurre et le comté pour obtenir une chapelure grossière.
  • Coupez la saucisse cuite en rondelles de 1cm d’épaisseur environ (attention,  piquez avec précaution  la saucisse avant de la couper, car il y a souvent de l’eau sous la peau qui gicle et ça brûle!)
  • Disposez ces tranches dans un plat à gratin .

 

  • Recouvrez de la fondue de poireaux-échalotes

 

  • Répartissez la chapelure par-dessus

 

  • Enfournez 30min à 160°

    bon appétit