Les poules (suite)

Quand je vois l’activité incessante de nos poules toute la journée, j’ai du mal à imaginer  des poules  parquées dans des cages leur vie durant dans les élevages en batterie.

En effet, une poule ça n’arrête jamais. Elles grattent, elles courent, elles se chamaillent, elles pondent aussi bien sûr. Elles adorent se rouler dans la poussière, chez nous le pré est plein des trous qu’elles ont creusés pour se rouler dedans. Je  mets parfois de la cendre de bois dans un des  trous et elles y font de bons séjours. Elles  font voler la cendre tout autour d’elles en se secouant et en agitant les ailes. Sans doute est ce pour se débarrasser des parasites, mais elles ont l’air d’y prendre vraiment plaisir, comme nous avec les boues thermales …

Si  on prend le temps de les observer, on s’aperçoit vite qu’il y a une hiérarchie dans leur communauté. Quand on leur donne à manger on voit bien que certaines attendent que les « chefs » leur laissent une petite place pour s’approcher, même chose pour la ponte, certaines passent en premier sur le nid et les autres doivent se « retenir  »

Premier plan: 2 jeunes coqs, au fond le coq dominant .

Chez les coqs aussi et même encore plus la notion de hiérarchie est évidente. Quand vous élevez des poussins  s’il n’y a pas déjà de coq dominant, au bout de quelques mois l’un deux s’impose comme chef. Il devient plus gros, sa crête est plus rouge, ses plumes plus brillantes, il chante plus fort, il a un droit prioritaire sur les poules, etc. Et si vous éliminez le coq dominant, très rapidement un des autres mâles prend sa place. Les vraies bagarres sont rares car chacun sait très rapidement quelle est sa place dans la hiérarchie.

Le coq dominant protège son groupe en poussant de grands cocoricos, en courant avec les ailes déployées. Il arrive immédiatement si un intrus s’approche.

Si un coq en colère peut être intimidant, une poule qui a des poussins l’est encore bien plus. Son instinct de protection est poussé à l’extrême. Elle n’hésitera pas à vous courir dessus si vous essayer de toucher ses poussins.

Qu’en est il de la couvaison?

Il n’est pas toujours facile d’avoir des poussins, il ne suffit pas d’avoir des œufs fécondés encore faut-il que les poules aient envie de couver!

Il semblerait que l’envie de couver dépend beaucoup de la race de poules. Cela varie aussi selon la saison, elles couvent plutôt au printemps qu’en hiver Il y a sans doute d’autres facteurs que je ne connais pas. Chez nous, les poules les plus enclines à couver sont les poulettes « nègres de soie »Alors, elles couvent puis élèvent les œufs que nous leur imposons. Elles ne font pas les difficiles et couvent aussi bien les œufs des autres poules que des œufs de pintade, dinde, etc. il faut juste adapter le nombre d’œuf à la taille des poules pour qu’elles arrivent à tous les recouvrir.

Une mère adoptive et ses poussins

Les volailles suivent la course du soleil et quand on dit se lever comme les poules ou au chant du coq, cela veut bien dire ce qu’il en est. Dès les premières lueurs, tous les volatiles s’agitent. Comme nous ne sommes pas très matinaux, elles s’impatientent à la porte du poulailler. Par contre l’été quand les jours sont les plus longs c’est nous qui devons attendre qu’elles veulent bien rentrer se coucher. Elles dorment en hauteur, serrées les unes contre les autres.L’année dernière, certaines dormaient à plus de 2m de haut peut être pas acceptées au dortoir commun!

dérangés en pleine nuit!

Avoir des volailles permet aussi d’avoir du fumier gratuit pour amender le jardin. Ce fumier est très fort et ne doit pas être utilisé pur. Dom le saupoudre sur le terrain avant de greliner ou bien le mélange dans son tas de compost en formation. Ce fumier, très riche a un effet “coup de fouet”,il est plein d’azote.

 

Malgré de bon soins journaliers ,pas d’œuf en chocolat cette année encore!

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