Planter les « treuffes »

Aujourd’hui 26 avril  à 14h15 la lune descendante passait  de jour fruit à jour racine. On y croit ou pas, mais il n’y a pas de mal à suivre ce calendrier lunaire si on en a la possibilité. Donc, jour racine, c’est le bon moment pour planter les pommes de terre. Il y a encore des risques de gelées mais en raison de vacances proches, impossible d’attendre plus. Le prochain jour racine est le 6 mai, trop tard pour moi .

A 14h00, je  prépare les rangs  (à noter que cette parcelle de 18m/1.5 a été créée à l’automne 2016 avec une lasagne (sans carton!) sur du terrain très argileux, après une bonne récolte de pdt en 2017  (voir article: les patates) et une culture d’engrais vert  difficile vu le sec de la fin d’été passé) Après fauchage, j’ai ajouté une bonne couche de terreau récupéré dans le bois sur une place de stockage et une couche de fumier de lapin pailleux. Le visuel  est pas mal, mais il n’y a que 10/15 cm de bon terreau, en dessous la glaise est là, bien collante, bonne pour faire des pots.

Puis, à 14  h 15 précise, j’ai commencé à planter mes « treuffes » : 2 variétés  (chérie et safrane) dont les plants ont été récupérés à la récolte l’année passée, environ 40 pieds de chaque. Les chéries sont dans le style des charlottes mais rouges (les charlottes ne se plaisent pas dans mon terrain) La safrane est une grosse blanche pour la purée et la soupe assez peu sensible au mildiou. Cela fait plusieurs années (je touche ma tête en bois)  que  je n’ai pas eu de problèmes de mildiou  sur les pommes de terre, aucun traitement, même pas un coup de bouillie bordelaise. Je n’ai pas non plus de doryphores et ça c’est super

Une autre variété,  la désirée (  tardive rouge de très longue conservation) une vieille pomme de terre très bonne et productive. J’en ai acheté un sac de 3 kg en petit calibre (un peu plus de 100 plants) en février et mis à germer en cagettes au frais et sans trop de lumière. Et puis j’ai aussi quelques plants (15) d’une variété donnée par mon fournisseur (j’ai pas gardé les sachets, pas de nom, assez bêta !)

En tout environ 220 pieds, de quoi, si tout va bien, se gaver de purées, gratins dauphinois, pommes sautées, etc.

les plants bien espacés

et on recouvre le tout.

Repiquage des tomates dans la nouvelle serre

Les tomates ont été semées fin février en barquettes à l’intérieur de la maison et repiquées en pot individuel le 11 mars. Les graines proviennent de nos récoltes de tomates de l’année dernière. Elles ont été triées, séchées et conservées au sec .

Depuis quelques jours, les plants ont été transférés toujours dans leur pot individuel dans la serre en prenant la précaution de les recouvrir la nuit, car nous avons eu encore des gelées récemment

Et depuis hier les plants ont pris leur place définitive dans la nouvelle serre

Un peu de compost demi-mûr et  du compost plus léger fabriqué à base de sciure et fumier, herbe, broyat de thuya (voir article antérieur)dans chaque trou.

un rang de 15 pieds sur 8m

Il n’y a plus qu’à patienter, avec quelques soins, nous aurons peu être des tomates.

Pour un arrosage simple, efficace et économique j’ai  installé un tuyau poreux enterré

Et un deuxième rang de tomates , concombres et  piments!

Atelier hôtel à insectes par Estelle et Manu

Comme promis, voici la suite de la journée cuisine et nature pour les enfants.

Après le Far breton avec Ciboulette, l’après midi s’est poursuivi par la fabrication d’un hôtel à insectes avec Grelinette. Il est vrai qu’après 2h de cuisine, Emmanuel et Estelle avaient besoin de se dégourdir  les jambes.

La base des hôtels à insectes (il en fallait deux pour que chacun puisse l’emporter dans son jardin) a été une vieille barque fabriquée par Dom il y a quelques années et qui ne servait plus : la Jeanne

Les deux extrémités ont été utilisées pour servir de caisse à l’hôtel .

Un peu de grillage, une perceuse, des clous, un marteau, un sécateur  voilà en gros le matériel utilisé .

Tout le reste c’est de la récolte faite par les enfants et du montage.

mousse et brindilles
Fougère et pommes de pin

 

Il faut couper les petites branches de framboisier pour en faire des fagots réguliers .

un peu d’aide est parfois utile
On met tout dans la barque
Il a fallu une bonne récolte pour tout remplir

Dans la partie basse des rondins percés (à la perceuse) pour accueillir guêpes et abeilles solitaires et de la mousse.

Puis des petits fagots de tiges de bambou et autres brindilles. Il est bien d’avoir des tiges pleines et des tiges creuses pour proposer un choix aux insectes.

Au-dessus des pommes de pin et des fougères

Tout en haut des branches de lierre et de sauge

Manu et Estelle devant leur chef-d’œuvre
Et enfin, on nettoie

Dès cette semaine, avec le soleil retrouvé, des abeilles solitaires ont investi leurs logements tout neuf .

Le Far breton de Michalak par Manu et Estelle

Depuis quelque temps, nous avions pris rendez-vous avec mon neveu Emmanuel, futur pâtissier de 11 ans pour faire un gâteau ensemble et aussi pour qu’il apparaisse sur le blog. Il aurait préféré  faire « le meilleur pâtissier «  version enfant si cette émission existait mais faute de mieux, je lui fais une petite place. Et Estelle 10 ans a  pu se joindre à nous et a fait aussi des merveilles.

J’ai choisi la recette et pourquoi pas une recette de Christophe Michalak ! Dans son livre  “Tout Michalak”,celui-ci  donne la recette du Far breton :Le Véritable. Il donne un temps de préparation de 20min. Nous avons mis environ 2h, mais on s’est bien amusé .

Cette recette est traditionnellement faite avec des pruneaux mais Estelle m’a dit qu’elle n’aimait pas et Manu pas trop. Sur les conseils d’un Breton de passage, nous avons donc prévu de faire aussi un Far aux pommes.

Tout a commencé par une leçon de calcul car Michalak donnait les proportions pour 4 et nous voulions en faire pour 12. Bonne occasion de réviser la table de 3 ! Si vous en voulez moins, à vous de faire le calcul en sens inverse !

Puis lavage des mains, tablier  et préparation des ingrédients. Ensuite, moi, j’ai fait surtout des photos/vidéos et de la vaisselle…

Ingrédients pour 2 Fars de 6 parts (un aux pommes et un aux pruneaux)

  • 900g (900ml) de lait entier
  • 3 gousses de vanille
  • 6g de sel
  • 180g de sucre semoule
  • 180g de jaunes d’œufs (9)
  • 150g d’œuf entier (3)
  • 150g de farine T55
  • 9g de levure chimique
  • 150g de pruneaux dénoyautés
  • 4 pommes
  • beurre pour le moule

Préparation (en image)

Le dénoyautage des pruneaux :ça colle!

Peler les pommes avec le  pèle-pommes c’est amusant

Manu a pesé le lait, gratté les gousses de vanille et l’a fait tiédir dans une casserole avec le sel
Séparer les blancs et les jaunes, c’est pas simple

 

Manu mélange le sucre, les jaunes d’œufs et les œufs entiers
Peser, tamiser la farine et la levure

Ajouter farine et levure au mélange oeufs-sucre (petit problème de robot, il y a une belle projection dans la cuisine!)

Verser ensuite le lait vanillé, salé .

Pendant ce temps, Estelle fait dorer les pommes dans un peu de beurre
Étape importante: Bien beurrer les plats à gratin

Dans chacun des plats, verser la moitié de la préparation puis disposer les pruneaux dans l’un et les pommes dans l’autre

Enfourner à 190° pendant environ 35 min

Déguster de préférence tiède, ce que nous avons fait sans tarder …

Finalement ils ont aimé tous les deux les pruneaux …

L’après midi, ils ont enchaîné  sur la fabrication d’un hôtel à insectes en compagnie de Grelinette. Ce sera le sujet d’un autre article.

Merci à mes deux cuisiniers en herbe. La prochaine fois, c’est eux qui choisiront la recette .

La nouvelle serre se termine(enfin)

Préparée l’automne dernier : voir mes deux articles d’octobre  http://grelinetteetciboulette.fr/index.php/2017/10/26/une-nouvelle-serre-un-travail-de-titan/

et http://grelinetteetciboulette.fr/index.php/2017/10/27/lasagne-ou-sandwich/

ce n’est pas vraiment une serre vu qu’elle est entre deux murs, elle ne prend le plein soleil que 4 ou 5 heures par jour. Je vais essayer d’y faire pousser quelques tomates.

Pour arriver à ça, il a fallut un peu de travail.

Au départ: faire la charpente.

J’avais un peu de bois en stock (planches, plateaux de 6 et 8 d’épais et j’ai acheté quelques planches de 15 et 20 mm chez un scieur voisin. J’ai une scie circulaire à lame carbure qui scie jusqu’à 8 cm. Un plateau de 6 en 4m a suffi à fournir la charpente, les lattes proviennent des planches de 15mm. Et bien sûr toutes les » récups » possibles (comme un bout de parquet pour la porte du fond)

on commence
et on finit!

Ensuite, il faut couvrir.

Une bâche plastique de serre à faire tenir la-dessus ce n’est pas évident.

Dur, dur pour le vieil handicapé (surtout de la tête)
on étend,on cloue

Et on arrive a cela.

Il ne manque plus que les portes (et les légumes!).

Elle est située entre deux anciens bâtiments d’élevage de lapins  et juste en face de l’autre serre  . D’un coté elle donne sur le jardin et de l’autre sur un espace où je pourrais ranger mes outils .

Cela va plus que doubler mon espace couvert !

 

 

Les poules (suite)

Quand je vois l’activité incessante de nos poules toute la journée, j’ai du mal à imaginer  des poules  parquées dans des cages leur vie durant dans les élevages en batterie.

En effet, une poule ça n’arrête jamais. Elles grattent, elles courent, elles se chamaillent, elles pondent aussi bien sûr. Elles adorent se rouler dans la poussière, chez nous le pré est plein des trous qu’elles ont creusés pour se rouler dedans. Je  mets parfois de la cendre de bois dans un des  trous et elles y font de bons séjours. Elles  font voler la cendre tout autour d’elles en se secouant et en agitant les ailes. Sans doute est ce pour se débarrasser des parasites, mais elles ont l’air d’y prendre vraiment plaisir, comme nous avec les boues thermales …

Si  on prend le temps de les observer, on s’aperçoit vite qu’il y a une hiérarchie dans leur communauté. Quand on leur donne à manger on voit bien que certaines attendent que les « chefs » leur laissent une petite place pour s’approcher, même chose pour la ponte, certaines passent en premier sur le nid et les autres doivent se « retenir  »

Premier plan: 2 jeunes coqs, au fond le coq dominant .

Chez les coqs aussi et même encore plus la notion de hiérarchie est évidente. Quand vous élevez des poussins  s’il n’y a pas déjà de coq dominant, au bout de quelques mois l’un deux s’impose comme chef. Il devient plus gros, sa crête est plus rouge, ses plumes plus brillantes, il chante plus fort, il a un droit prioritaire sur les poules, etc. Et si vous éliminez le coq dominant, très rapidement un des autres mâles prend sa place. Les vraies bagarres sont rares car chacun sait très rapidement quelle est sa place dans la hiérarchie.

Le coq dominant protège son groupe en poussant de grands cocoricos, en courant avec les ailes déployées. Il arrive immédiatement si un intrus s’approche.

Si un coq en colère peut être intimidant, une poule qui a des poussins l’est encore bien plus. Son instinct de protection est poussé à l’extrême. Elle n’hésitera pas à vous courir dessus si vous essayer de toucher ses poussins.

Qu’en est il de la couvaison?

Il n’est pas toujours facile d’avoir des poussins, il ne suffit pas d’avoir des œufs fécondés encore faut-il que les poules aient envie de couver!

Il semblerait que l’envie de couver dépend beaucoup de la race de poules. Cela varie aussi selon la saison, elles couvent plutôt au printemps qu’en hiver Il y a sans doute d’autres facteurs que je ne connais pas. Chez nous, les poules les plus enclines à couver sont les poulettes « nègres de soie »Alors, elles couvent puis élèvent les œufs que nous leur imposons. Elles ne font pas les difficiles et couvent aussi bien les œufs des autres poules que des œufs de pintade, dinde, etc. il faut juste adapter le nombre d’œuf à la taille des poules pour qu’elles arrivent à tous les recouvrir.

Une mère adoptive et ses poussins

Les volailles suivent la course du soleil et quand on dit se lever comme les poules ou au chant du coq, cela veut bien dire ce qu’il en est. Dès les premières lueurs, tous les volatiles s’agitent. Comme nous ne sommes pas très matinaux, elles s’impatientent à la porte du poulailler. Par contre l’été quand les jours sont les plus longs c’est nous qui devons attendre qu’elles veulent bien rentrer se coucher. Elles dorment en hauteur, serrées les unes contre les autres.L’année dernière, certaines dormaient à plus de 2m de haut peut être pas acceptées au dortoir commun!

dérangés en pleine nuit!

Avoir des volailles permet aussi d’avoir du fumier gratuit pour amender le jardin. Ce fumier est très fort et ne doit pas être utilisé pur. Dom le saupoudre sur le terrain avant de greliner ou bien le mélange dans son tas de compost en formation. Ce fumier, très riche a un effet “coup de fouet”,il est plein d’azote.

 

Malgré de bon soins journaliers ,pas d’œuf en chocolat cette année encore!

Les poules: premier épisode

Je n’aime pas trop les poules, enfin j’en ai toujours eu un peu peur. Quand, petite, on m’envoyait  chercher les œufs dans les nids, j’avais cette appréhension qu’une d’elles me saute dessus et parfois c’est arrivé et je ne vous parle pas des coqs!

Bref, malgré tout, c’est bien utile une poule, ça fait des œufs mais pas que …

Je ne vous raconterai pas l’histoire de mon oncle  « le nonon » dont les poules faisaient 2 œufs et un fromage par jour. Il était tellement convaincant que je doutais parfois.

Enfin, impossible de concevoir un jardin potager et une certaine autonomie alimentaire sans poulailler .

Monsieur surveille la ponte!

Nous avons donc fait le nôtre dans de vieux bâtiments à lapins. Il fait bien 30M2 autant dire que les poules peuvent bouger,d’autant plus qu’elles ont aussi 2000M2 de pré clôturé où elles se précipitent dès qu’on leur ouvre la porte le matin .

poule nègre soie ( pas une pure race )
coq marans ( pur race et bagué )

Nous avons 12 poules et 2 coqs ainsi que 2 nègre soie (une blanche et une noire) C’est beaucoup trop pour 2 personnes. Heureusement, nous partageons les œufs.

La majorité sont de la race Marans(noire). On dit que c’est la poule aux œufs d’or car ses œufs sont très foncés. La poule est noire avec des reflets cuivrés sur le cou et le coq a une belle collerette dorée cuivrée

Bien évidemment, elles ne vont pas au potager. Ma grand-mère Adèle se retournerait dans sa tombe si elle nous voyait mettre les volailles parmi les salades même si c’est pour manger les limaces. Chez elle, à peine arrivés, il fallait courir chasser une malheureuse poule qui s’était échappée et grattait les plates bandes. Je pense que mes cousins et moi faisions plus de dégâts en courant après les poules que le volatile .

Et pourtant, savez-vous que les poules sont des omnivores de première catégorie. Vous pouvez leur donner, outre du blé et du maïs, tous vos déchets de cuisine, épluchures, reste de viande, de gras, etc, en complément du  composteur…

Nous leur donnons aussi toutes les coquilles d’œufs (elles se jettent littéralement dessus!) ainsi que parfois des coquilles broyées d’huîtres ou de moules, en particulier quand on voit que les coquilles de leurs œufs deviennent trop fragiles. Elles ont aussi du carbonate à volonté, un sac de 25 kg me fait trois ans.

Savez-vous que les souris et même les vipères  peuvent être aussi la proie de ces féroces volatiles!

Un peu d’ombre est bienvenu en plein été

Quand elles ont suffisamment d’espace, elles font de très grand parcours à la recherche d’insectes, de vers, escargots. Nous avons dû les clôturer à cause des renards qui les croquaient en pleine journée mais auparavant, elles partaient dès le matin jusqu’au fond  du pré du voisin et ne rentraient que le soir, repues.

Attention cependant, pour les nouveaux propriétaires de poules, si vous voulez des œufs et des poules en bonne santé, elles ne se contenteront pas de vos épluchures, il leur faudra des céréales en complément. Et ne pas oublier  l’eau à volonté.

C’est la queue à l’heure de (pointe) enfin de ponte
Ponte du jour: 24 mars

En bonne saison, vos poules vous donneront 5 à 6 œufs par semaine selon les races.

Dès que les jours diminuent, la production  ralentit progressivement et devient presque nulle au cœur de l’hiver. Dom essaie de les tromper  en laissant de la lumière dans le poulailler pendant les longues soirées d’hiver. En période de canicule, la production baisse aussi.

De même, les poules sont plus prolifiques quand elles sont jeunes. Si elles en ont la possibilité, elles aiment bien aussi cacher leurs œufs. Ce doit être leur instinct de les dissimuler  surtout pour les couver lorsqu’elles en ont une bonne douzaine. En 2016 une coquine m’a élevé 12 poussins ( et je n’ai rien vu )

Une poule plus toute jeune (une croisée de 3 ans )

Nos poules meurent généralement de leur belle mort  après quelques années de bons et loyaux services.

Il y a encore des quantités de choses à dire sur ces volailles. Cela ferait l’objet d’un autre article .

 

 

 

Semis et repiquages

Je suis comme les marmottes: en hibernation. Alors j’ai du mal à « pondre » des articles tous les jours ou même toutes les semaines !!                                                                Mais malgré tout je bosse un peu

aération et décompactage à la fourche bêche

Début février, j’avais repiqué dans la serre une douzaine de  laitues blonde d’hiver (semées à l’automne) Elles ont mis très longtemps à démarrer. Le coup de moins 10, moins 12 deux jours de suite n’a pas aidé. Mais,  depuis quelques jours, on les voit grossir à vue d’œil.

les laitues

Mes premiers semis de batavia et choux fleur  ont filé, j’ai dû recommencer et repiquer en pot début mars pour les choux et en barquette de 12 pour les sala des.

Je les ai placés dans la serre et ils craignent un peu les nuits froides, mais profitent tout doucement.

chou fleur et batavia

 

Tomates et piments sont semés depuis le 28 février et sont repiqués en pots. Ils sont toujours dans la maison derrière une fenêtre .il est trop tôt pour les mettre dans la serre .Ils ne supporteront pas les températures nocturnes.

tomates et piments

 

Récolte de sève de bouleau

Elle est là, la saison de récolter la sève de bouleau.  Donc, si vous avez un bouleau sous la main, il est temps de le percer. Si vous n’en avez pas allez au bois ou chez un voisin!

les bouleaux

Nous récoltons la sève de bouleau depuis 4 ans sur les bouleaux qui bordent notre propriété et qui nous protègent du vent et un peu des bruits de la nationale. Ces bouleaux ont environ 30 ans d’âge.

Je fais un trou à la perceuse dans le tronc à environ 1 m du sol. Cette année, j’ai percé en 12mm vu que j’avais un tuyau souple et tendre de 13mm (  je le fends au bout pour qu’il s’adapte bien à l’arbre) Le tuyau est relié à une grosse bonbonne d’eau de 5 l que je vide tous les jours.

le dispositif de récolte

J’ai percé il y a une semaine (début mars) et cela coule tout doucement, il est vrai que la lune n’est pas bonne ! il faut une lune croissante (le bouleau se moque  de la lune montante, comme bien d’autres plantes)  Alors, encore une bonne semaine à attendre les grosses productions.

Depuis une semaine nous récoltons  0,5 à 1l par jour. Cela  suffit pour commencer notre cure de printemps, nous avons même commencé à en donner un peu. En pleine production, on a facilement 4 à 5 l par jour.

La récolte du jour

J’ai une dizaine d’arbres et je n’en perce qu’un par an (j’ai  lu quelque part qu’il ne fallait pas les percer plus de trois années de suite (avez-vous d’autres sources ?)

La production dure 5 à 6 semaines et quand ça ne coule plus (ou que vous en avez assez !) je  rebouche le trou avec une cheville de façon à ce que plus rien ne s’écoule .

Bouleau avec 2 chevilles(récolté l’année dernière)

Quel goût et  quels effets ? La sève est incolore, inodore et sans saveur particulière. Nous la buvons immédiatement après la récolte et nous gardons le surplus au frigo. Après quelque temps (1 jour ou 2), la sève se trouble un peu et peut devenir un peu acide .

Quant aux effets, c’est sûrement bien pour l’organisme, car la sève  contient des oligo-éléments et des minéraux. Il y a aussi un petit effet diurétique. Nous faisons une cure de trois semaines à raison de 2 à 3 verres par jour. Nous en faisons profiter la famille aussi et les voisins. L’année dernière, j’en ai même congelé .

L’année dernière, nous avons aussi essayé de faire du « champagne » de bouleau mais nous n’avons réussi à avoir qu’une boisson imbuvable (genre vinaigre) mais très, très pétillante. D’ailleurs plusieurs bouteilles ont explosées dans la cave …On ne désespère pas de trouver une bonne recette un jour .

Je vais tester  aussi  du kéfir de sève de bouleau  . Ça devrait bien pétiller !

Crumble de saucisse de Morteau à la fondue de poireaux

Si la Bourgogne est connue pour sa gastronomie, le Doubs possède aussi des produits exceptionnels comme le comté, célèbre fromage mais aussi la saucisse de Morteau. J’ai eu la chance qu’on me rapporte ces deux merveilles directement de là-haut (Haut Doubs) et ils ont donc la saveur particulière de cette superbe région. Mais pas d’inquiétude sinon, car on trouve des morteaux et du comté partout. Mais je vous encourage à l’occasion d’un petit séjour à aller faire le plein, visiter un tuyé https://www.tuye-papygaby.com/,une fruitière de comté, vous ne serez pas déçu car  c’est une région authentique et très belle.

Il y a quelques jours Dom m’a cueilli des poireaux, car il avait besoin de place au jardin. Et oui, ça y est les beaux jours se pointent et il sort lentement de son hibernage .

Une chance aussi, c’est la revue Comtois en cuisine qui propose une recette idéale pour laquelle j’ai tous les ingrédients. Vous êtes sans doute comme moi, vous trouvez des merveilleuses recettes qui sont en plus dans vos cordes mais vous avez beau fouiller les placards et les réserves il vous manque toujours un truc essentiel à la recette alors vous prévoyez de l’acheter à la première occasion et quand vous l’avez enfin vous avez perdu la recette ou vous n’avez plus envie …ah bon, ça ne vous arrive jamais ?

Donc, j’avais tout, enfin tout, à part les biscottes, mais je les ai avantageusement remplacées par du pain sec. J’ai donc pu faire cette délicieuse recette très facile et bon marché que je vais vous détailler

Ingrédients

  • 1 saucisse de Morteau IGP (pour moi saucisse du tuyé du papy Gaby)
  • 3 poireaux
  • 3 grosses échalotes
  • 100g de comté(fruitière de Gilley)
  • 50g de pain dur ou 6 biscottes
  • 100g de beurre
  • sel, poivre

Préparation

  • Cuire la saucisse de Morteau dans une eau frémissante pendant 30 à 40 mn (sans la piquer bien sûr, comme chacun sait!)
  • Nettoyez les poireaux et coupez les en fines rondelles
  • émincez les échalotes.
  • Faites fondre 20 g de beurre dans une sauteuse
  • Déposez-y les échalotes et les poireaux. Mettre un couvercle .
  • Laissez fondre à feu doux pendant 20 min jusqu’à ce que les légumes soient fondants. Salez et poivrez.
  • Mixez le pain avec le reste du beurre et le comté pour obtenir une chapelure grossière.
  • Coupez la saucisse cuite en rondelles de 1cm d’épaisseur environ (attention,  piquez avec précaution  la saucisse avant de la couper, car il y a souvent de l’eau sous la peau qui gicle et ça brûle!)
  • Disposez ces tranches dans un plat à gratin .

 

  • Recouvrez de la fondue de poireaux-échalotes

 

  • Répartissez la chapelure par-dessus

 

  • Enfournez 30min à 160°

    bon appétit

 

Beignets boules de Berlin

Extrait d’un livre génial que j’ai déjà depuis plusieurs années (offert pour un Noël par mon fils Matthieu) :Il s’agit de « Pains Gourmands » édition Larousse écrits par un boulanger passionné Richard Bertinet. Ce livre, accompagné d’un  DVD, outre des recettes, donne des conseils sur les ingrédients, les outils et surtout le savoir faire. Après l’avoir lu, vous n’avez qu’une envie vous lancer dans la boulange!

C’est toujours ses recettes  que je choisis pour ma pâte à pizza, ma pâte à pain. Les proportions sont impeccables .

Je reparlerai sûrement  de ce livre à l’occasion d’autres recettes .

Cette année, j’ai loupé Mardi Gras (qui était très tôt :le 13 février) mais ça ne m’a pas empêché de faire des beignets et puis le temps se prêtait à un dessert bien riche et réconfortant à souhait. Je vous donne la recette pour 30 beignets, mais j’ai fait une fois et demi la dose et j’ai eu  une cinquantaine de beignets qui ont vite disparu. Si vous avez des enfants, prévoyez large…

Pour 30 beignets

  • 250g de lait entier
  • 15g de levure fraîche
  • 500g de farine à pain (type 55)
  • 60 g de beurre doux
  • 40g de sucre en poudre
  • 10 g de sel
  • 2 gros œufs
  • huile de friture
  • sucre poudre
  • cannelle (facultatif)

Réalisation de la pâte

Faites tiédir le lait dans une casserole jusqu’à une température de 30° environ .

Dans le bol du robot, mettez la farine  la levure bien émiettée, le lait tiède et le beurre ramolli .

Mélangez légèrement (vitesse lente) avec le crochet pétrisseur puis ajoutez le sucre, le sel et les œufs . Mélangez de nouveau pendant 2 min

Augmentez alors la vitesse d’un cran et pétrissez pendant 6 à 7 min.

Lorsque la pâte est bien homogène et bien élastique, vous devez  la laisser reposer. Pour cela, farinez un récipient creux, déposez-y la pâte et recouvrez d’un linge .

Au bout d’une heure, retournez le pâton sur un plan de travail légèrement fariné et façonnez des petites boules d’environ 30 g. Le mieux est de les peser pour avoir des boules homogènes (sauf si vous avez le compas dans l’œil) .

Faites des boules bien serrées, il est trop long d’expliquer le façonnage des boules (2 pages du livre + Photos). En gros, il faut aplatir chaque boule avec la paume de la main puis rabattre la pâte vers le milieu, presser  avec la base de la main pour souder et recommencer. Finir en roulant la pâte sous la paume pour avoir une belle boule avec la soudure en dessous. C’est nettement la partie la plus longue de la recette.

les beignets sont prêts à lever

Disposez ces boules sur une plaque de four légèrement graissée et farinée ou comme moi sur un tapis ou une feuille de cuisson. Espacez les suffisamment  car elles vont gonfler !

Couvrez la plaque d’un linge et laisser lever dans un endroit chaud au moins 45  min.Les boules vont doubler de volume.

Chauffez l’huile à 180 ° et déposez-y  vos boules par 3 ou 4. Dès que les boules commencent à prendre couleur (30 sec env) retournez-les pour les faire cuire de l’autre côté .

https://youtu.be/IKoKulJ_NpM

Sortez-les avec une écumoire et déposez les sur du papier absorbant .

Quand tous les beignets sont cuits, préparez une assiette avec un mélange de sucre en poudre et de cannelle (j’ai mis un peu de sucre glace également) et roulez chaque beignet dedans .

Vous pouvez les déguster nature ou garni avec de la confiture (traditionnel) mais aussi de la compote, une crème pâtissière, du chocolat fondu …

Pour les garnir, j’utilise une poche à douille. On introduit la douille dans le beignet et on pousse. Comme ces beignets sont assez denses, il ne rentre pas une grosse quantité de confiture, mais on peut faire 2 trous!

C’est trop bon

Le kéfir

Drôle de coup de fil, il y a quelques mois: un monsieur que je ne connaissais pas et qui habite à une cinquantaine de km, m’appelle pour me demander si je faisais toujours du kéfir et si j’avais des graines à lui proposer. Il avait entendu dire par je ne sais qui que je faisais cette boisson étrange .
Et oui, c’est vrai, j’ai fait pendant plusieurs années du kéfir, mais j’avais abandonné « la production »depuis au moins 10 ans .
Je lui ai dit que j’avais fait sécher des grains et que si je les retrouvais j’essayerai de les « réveiller » .
Donc me voilà partie dans mon entreprise de résurrection.
Avant de vous en raconter plus, il faudrait peut-être que j’explique à ceux qui n’en ont jamais entendu parler de quoi je parle .
Quand j’étais petite, nous buvions à la maison une boisson un peu gazeuse, un peu sucrée que nous faisions avec des petits grains translucides, une figue, du citron et de l’eau. Ces petits grains se multipliaient à grande vitesse et nous en donnions à la famille aux voisins, etc.
Le kéfir est un probiotique (levure et bactérie) originaire du Caucase semble-t-il et qui a des vertus médicinales sur l’intestin en particulier.

les grains de kéfir

Boosté par mon neveu Romain qui voulait absolument retrouver le goût de cette boisson, j’ai vainement essayé de remettre en route mes grains séchés. Après plusieurs essais, je n’ai réussi à obtenir qu’une boisson un peu douceâtre et presque pas gazeuse. Les grains se multipliaient bien un peu, mais ils n’avaient pas l’air très actifs et une fois sont même devenus gluants .
Alors j’ai cherché sur Facebook si je ne pouvais pas trouver des infos. Eh bien, devinez, il existe un et même plusieurs groupes « d’amis du kéfir ».
Et là, j’ai découvert des tas de choses que j’ignorais. D’abord qu’il existe au moins deux variétés de kéfir :le kéfir de fruit et le kéfir de lait avec des souches ayant des vertus particulières, ensuite qu’on pouvait faire 2 fermentations pour avoir des goûts différents en rajoutant divers fruits, épices ou plantes.
Ce groupe (Kéfir, Kombucha et Jun) se donne comme mission de faire circuler le kéfir gratuitement et donne des explications sur la conservation, les vertus, les différentes utilisations  etc.

Donc, j’ai demandé à une personne du groupe de m’envoyer un peu de graines et depuis 3 ou 4 semaines, nous produisons et nous buvons du kéfir à différents parfums .

Si vous avez aussi envie de goûter, il vous faut tout d’abord trouver des grains (par connaissance ou dans des magasins bio),le reste est très simple

Ingrédients pour 1 L

  • 40g de grains de kéfir
  • 1/2 citron bio
  • 1 figue sèche
  • 40 g de sucre en poudre
  • 1l d’eau minérale ou décantée

Il vous faudra également un bocal avec couvercle,

une bouteille à bouchon mécanique type bouteille de limonade

Préparation

Première fermentation

Dans le bocal, mettre le litre d’eau, le citron, la figue, le sucre et les grains (peu importe l’ordre). La quantité de kéfir et de sucre est variable, il faut à peu près la même quantité des deux (on peut mesurer simplement à la cuillère sans peser)

Mélanger avec une cuillère en plastique

Fermer le couvercle, laisser à température ambiante et attendre.

Première fermentation

Jusque-là, rien de compliqué !

Et la suite ne l’est pas plus …

Deuxième fermentation

Au bout de 24 h environ, la figue qui était tombée au fond du bocal, est remontée à la surface, cela veut dire que vous pouvez passer à la deuxième phase. Il y a déjà pas mal de bulles. Certains grains sont remontés, la majorité reste au fond.

La figue est remontée, la première fermentation est terminée

Passer votre mélange à travers une passoire pour enlever les grains, le citron et la figue  et recueillir le liquide dans la bouteille de limonade.

On peut  s’arrêter là et boire ce kéfir maintenant ou dans quelques heures.

Mais vous pouvez aussi faire une deuxième fermentation en ajoutant des fruits, des herbes ou des épices selon vos goûts directement dans la bouteille.

Des exemples testés (gingembre-mangue, banane-poire-vanille, framboise-banane, orange…)

kéfir framboise et kéfir mangue- cranberries -gingembre

Pour un mélange bien gazeux, laisser la préparation à température ambiante au moins 24 h .

Et attention à l’ouverture sinon c’est la douche!

 

Avec les grains récupérés de la première fermentation, on recommence le processus. Vous aurez à chaque fois plus de grains, c’est normal, ils se reproduisent donc soit vous les donnez soit vous les laissez au repos dans un bocal au frigo .

J’ai déjà commencé à en redistribuer, n’hésitez pas à en demander si vous voulez essayer

Mais où sont passés les topinambours ?

À l’automne,  j’avais préparé un gros tas de divers produits à composter. Voir  article  de novembre  : compostage

Je l’avais déjà retourné début janvier sans rien remarquer de particulier.

le tas de compost en novembre.

Depuis, son volume a bien diminué, alors pour parfaire son évolution, je décide de le retourner une dernière fois.

Le tas avant retournement

Mais quelle surprise de trouver de gros amas de topinambours à l’intérieur du tas, il n’y en avait pas la dernière fois !

Au milieu du tas, il y a plein de galeries et de grosses réserves  de « topines » .

Une souris  a élu domicile dans mon tas de compost et a récolté les « topines » dans le petit carré voisin où, après vérification, il n’en reste quasiment plus. Il s’agit certainement d’un surmulot car ceux-ci sont présents depuis 4 ou 5 ans chez nous, mais ils supportent mal l’excès d’eau dans nos terrains  très argileux.

Elle a dû trouver plus confortable et plus chaud surtout, le tas de compost pour installer son nid. Mais quel boulot pour creuser les galeries et transporter les tubercules sur plus de 2 mètres !

Deux très  jeunes souris dénichées lors du retournement. Dommage, mais il n’y a plus rien à faire pour elles.
Quelques-unes  des racines  stockées et largement grignotées par notre chère squatteuse .
Le nouveau tas.  A coté, on aperçoit une nouvelle livraison de mon voisin Alain (taille de haie, branchages de bouleau, paille et sciure).

La souris peut finir l’hiver tranquille, car il reste encore des quantités de tubercules dans le compost. Et pas de souci, on partage …

Gâteau de foies de volaille

Comme je vous l’ai déjà dit en partageant la recette du saucisson brioché  http://le-saucisson-brioche-de-noelle/notre cuisine régionale est influencée par les cuisines lyonnaises et bressanes et donc j’ai toujours vu ma mère faire ce gâteau de foies de volaille. Il faut dire que l’essentiel de notre alimentation venait du jardin et de la basse cour. Le poulet et le lapin étaient souvent au menu et  il fallait bien varier les recettes. Ce gâteau de foies de mon enfance, j’en garde un souvenir délicieux. Je ne crois pas avoir la recette de cette époque (et ça va me faire l’occasion de redemander) mais je le fais à ma façon, pas très souvent  cependant. Mes enfants, il faut le reconnaître n’en étaient pas très friands comme de tous les abats (et comme la plupart des enfants je suppose). Je leur achetais du foie de veau quand ils étaient petits pour les habituer au goût du foie et aussi pour l’apport en fer et vitamines mais sans grand succès je l’avoue.

Bien sûr, pour ce plat il est préférable d’avoir des foies de volailles fermières, cela fait une vraie différence, mais il n’est pas forcément facile d’en trouver.

Ingrédients

  • 500 g de foies de volaille
  • 4 œufs entiers + 4 jaunes
  • 50 g de farine
  • 500ml de lait
  • 2 gousses d’ail
  • 100ml de crème
  • 10 g de beurre
  •  1 c à s de persil haché
  • sel, poivre, muscade
  • sauce tomate

Préparation

Parer les foies de volaille (c’est-à-dire enlever la graisse, les nerfs comme pour un foie gras)

Mixer ceux-ci

Hacher également le persil et l’ail

Dans une terrine, ajouter la farine à la purée de foie .

Casser les 4 premiers œufs, ne garder que les jaunes et les ajouter un à un à la purée

Ensuite, ajouter les autres œufs entiers puis le mélange ail et persil

Verser  aussi le lait et la crème  dans la terrine. Bien mélanger

Saler, poivrer et muscader (néologisme?)

Beurrer un moule à charlotte

Y verser le mélange (qui est très liquide)

Mettre ensuite le moule dans un bain marie

Faire chauffer votre four à 170°

Faire cuire pendant 1 h

Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau

Démouler le gâteau . voir la vidéo :  gâteau de foies

Réchauffer la sauce tomate « maison » et y ajouter un peu de crème http://grelinetteetciboulette.fr/?s=sauce+tomate

On peut aussi faire des petits gâteaux individuels

Ce “gâteau” se mange bien chaud mais peut être aussi servi froid avec une salade .

Alors si vous n’avez jamais goûté, lancez-vous, c’est une recette facile et bon marché .

Marmelade d’oranges épaisse

Quand on a un excédent de fruits, un bon moyen de ne pas les laisser perdre c’est de faire des confitures. L’été, c’est gelée de framboises, gelée de cassis,confiture de fraise, etc. Mais, s’il y a bien une confiture que nous apprécions, Dom et moi, c’est  la marmelade d’oranges. Je n’en fais pas souvent car c’est assez long et il n’est pas toujours facile de trouver des oranges amères et bien sûr pas d’oranger sous le ciel Charolais mais qui sait avec le réchauffement climatique  !

Ma recette est inspirée de “l’art des bonnes confitures “d Armelle de Moucheron. Je l’ai déjà faite plusieurs fois et elle se conserve très bien .

J’ai trouvé dans mon magasin de fruits préférés aussi bien des oranges amères que des bergamotes et des oranges tropicales .

La bergamote, je ne connaissais pas, à part le thé à la bergamote, cela  ne me disait rien, j’ai même dû demander à un vendeur quel fruit c’était. Il y avait aussi des oranges tropicales en promo (0,85€ le kilo)je n’ai pas vérifié d’où elles venaient mais le producteur n’a pas dû gagner grand-chose!

J’ai aussi vu des cédrats (c’est ce que je cherchais en fait, mais je n’en ai pas pris cette fois, j’y retournerai bientôt et je vous donnerai ma recette de cédrat confit :un délice!)

Pour 8 pots de marmelade (de 350g)

En principe, il est préférable pour avoir une marmelade équilibrée de mettre moitié oranges amères, moitié oranges  douces.

Évidemment, j’ai utilisé ce que j’avais acheté dont une bergamote (pour voir).

J’avais donc 1,5kg d’agrumes

  • 4 oranges amères ou bigarades
  • 3 oranges tropicales ou autres oranges douces type maltaise
  • 1 bergamote

1,5 kg de sucre cristal

 1 l d’eau

  • première étape de la préparation :laver et brosser les fruits (bio de préférence)
  • Les mettre dans une cocotte avec le litre d’eau et faire bouillir à couvert pendant 1 h .
  • Laisser reposer toute une nuit dans l’eau.Les oranges deviennent toutes molles.
  • Réserver l’eau de cuisson, couper les fruits et mettre de côté tous les pépins (les oranges amères en ont énormément)
  • Mettre les pépins dans une gaze nouée (le nouet)

  • Les bigarades en particulier sont gorgées d’eau, il faut les presser entre les doigts au-dessus de la cocotte avant de les couper.
  • Couper chaque fruit (écorce comprise) en quartier puis en  en tous petits morceaux
  • Verser le sucre et l’eau de cuisson dans une bassine à confiture, faire un sirop en portant doucement à ébullition, maintenir celle-ci pendant 5 à 6 min
  • Verser les fruits hachés dans le sirop avec le nouet.
  • Laisser bouillir environ 1 h
  • Vérifier la prise en déposant une goutte de sirop sur une soucoupe bien froide. Elle doit se figer rapidement
  • Remplir aussitôt des pots bien propres et secs avec la marmelade.Y aller progressivement pour éviter que les pots n’éclatent sous l’effet de la chaleur
  • Laisser les pots refroidir avant de les refermer.

Tatin d’endives au comté

Quand la salade est moins abondante au jardin, à part la mâche, on se tourne vers l’endive, délicieux légume de saison aussi bien cuit à l’étuvée que cru en salade avec des noix et les bons œufs de nos poules. Au potager, Dom en a cultivé il y a quelques années avec plus ou moins de réussite. Le forçage dans la cave ne donnait pas forcément de très gros chicons comme on en trouve dans le commerce. Certains pourrissaient prématurément mais rien ne dit qu’il n’essayera pas de nouveau une prochaine année
En attendant d’en produire, rien n’empêche d’y goûter.
Cette recette est un peu moins basique qu’une simple endive braisée mais très accessible cependant.
Bien sûr, comme son nom l’indique, cette tarte sera préparée sur l’envers et retournée au moment du service.
Pour une tarte, vous aurez besoin de:

Une pâte brisée (maison ou non)
600g d’endives
100g de comté râpé
150g de lardons fumés
10cl d’huile de noix
30g de beurre
35 g de farine
300ml de lait
1 c à s de sucre en poudre
50 g de cerneaux de noix concassés

    • Lavez et effeuillez les endives
    • Faites les revenir feuille par feuille de chaque côté dans une sauteuse contenant l’huile de noix, coté bombé en premier
    • Dès qu’elles sont devenues translucides, saupoudrez-les de très peu de sucre et laissez dorer légèrement
    • Déposez les feuilles dans un plat ou une passoire pour que le jus s’écoule
    • Dans la sauteuse, faites revenir les petits lardons. Les garder ensuite sur un papier absorbant
    • Dans une casserole, faites un roux. Faites fondre le beurre puis ajoutez la farine, laissez cuire en remuant quelques minutes et ajoutez le lait petit à petit pour ne pas avoir de grumeaux.
    • Ajoutez ensuite le comté râpé, attendez  qu’il soit bien fondu et mettre  les noix concassées. Laissez cuire encore quelques minutes en remuant sur feu doux.

 

La préparation est terminée, place au montage :

  • Dans le fond de la tôle à tarte, dressez vos feuilles d’endives en éventail. Le fond doit être bien couvert. Inutile, en principe, de graisser la tôle, les endives sont suffisamment « huilées ».
  • Par-dessus, éparpillez les lardons
  • Versez ensuite la béchamel au comté sur les endives
  • Recouvrez la tarte avec la pâte, fermez bien les bords
  • Cuisez à 200 ° (th7), au bout de 30 à 40 min la pâte est bien dorée et vous pouvez sortir la tarte du four.

 

  • Laissez-la reposer 5 min et retournez-la sur un plat de présentation.

 

Le sucre atténue l’amertume de l’endive que certains craignent un peu.

C’est une entrée ou un plat du soir un peu calorique il faut l’admettre  mais sympa

Mon fils m’a indiqué qu’il aurait bien aimé le goûter avec du roquefort à la place du comté. Très bonne idée, je pense, je vous laisse le soin d’essayer…

 

 

Filets de rouget à la crème de persil

Je ne vous présente pas souvent  de recette de poisson. Il faut dire que dans le Charolais, il est plus facile de trouver une bonne entrecôte que du rouget ! Et pourtant, j’adore le poisson même si je ne suis pas experte pour le cuisiner.

Cette recette est donc facile à réaliser et ne demande pas d’ingrédients exceptionnels à part le rouget (merci les surgelés) La sauce peut convenir à d’autres espèces de poisson comme  la sole, le cabillaud, le  lieu, etc. On peut aussi remplacer le persil par une poignée  d’oseille .

J’ai donc utilisé  des petits  filets de rouget surgelés que j’ai laissé décongeler toute une nuit au réfrigérateur. Ils ont été ensuite essuyés dans un papier absorbant. J’ai aussi ressorti du placard mon saucier électrique. On a tous,  j’imagine,  des ustensiles ou appareils encombrants et qu’on oublie dans un fond de la cuisine. Ce saucier,  je l’ai depuis longtemps et on est censé faire plein de recettes avec, mais je m’en sers essentiellement pour la sauce au beurre blanc ou la sauce hollandaise qui sont longues et assez délicates à réaliser .

Ingrédients (pour 2,3 pers)

  • 10 de filets de rougets
  • 100ml de vin blanc
  • 100ml de crème liquide
  • 50 g de beurre
  • 1 bouquet de persil
  • 2 échalotes
  • 250 ml de fumet de poisson
  • sel et poivre

Préparation

  • Décongeler les filets
  • Hacher les échalotes finement
  • Dans le saucier ou dans une casserole, faire fondre le beurre
  • Ajouter les échalotes et les laisser suer à feu doux pendant quelques minutes
  • Verser le vin blanc
  • Laisser réduire de moitié(environ 10min)
  • Quand le liquide a bien réduit, ajouter le fumet de poisson. Celui-ci peut être réalisé avec du fumet en poudre du commerce. J’ai utilisé du jus de cuisson de moules qui me restait au congélateur (et oui rien de perdu)
  • De nouveau, laisser réduire de moitié, d’où l’intérêt du saucier qui se débrouille tout seul et tourne constamment la sauce.
  • Puis, ajouter la crème et le persil grossièrement haché
  • Laisser bouillir 2 ou 3 minutes
  • Mixer le tout. Voilà votre sauce est prête, vous pouvez la laisser dans le saucier en position ***Elle restera au chaud.
  • Faire chauffer 2,3 cuillères d’huile d’olive dans une poêle qui n’adhère pas
  • Cuire les filets de rouget quelques minutes de chaque côté. Une ou 2 minutes suffisent .

 

Accompagné d’un risotto basmati et quinoa

.

Dahl de lentilles corail et potimarron

Il nous reste encore plusieurs potimarrons et ceux-ci commencent à s’abîmer. Nous en avons donné déjà plusieurs mais la récolte était abondante. Bien sûr, il y a le velouté, la purée, le gratin  et nous en avons usé et abusé mais quand on trouve une recette un peu plus originale, on se précipite !

les ingrédients

C’est sur  mon paquet de lentilles corail que j’ai trouvé cette recette de Dahl (ou Dal).En Inde, ce serait le nom donné aux lentilles et par extension aux plats à base de légumineuses. Si vous aimez la cuisine indienne, ce plat est très parfumé, bien épicé mais pas piquant. J’ai comme d’habitude adapté quelques ingrédients en fonction du contenu de mes réserves. En particulier, la recette prévoyait des tomates fraîches, mais ce n’est pas la saison donc j’ai utilisé ma sauce tomate maison (en conserve : voir mon article du 25/ 08/17)

Ingrédients (pour 4)

  • 200 g de lentilles corail
  • 2 tomates ou 400g de tomates pelées ou sauce tomate
  • 200g de potimarron
  • 1 oignon
  • 150ml de lait de coco
  • 1 c à c de curry
  • 1c à c de curcuma
  • 1/2 c à c de cumin en poudre
  • 2 c à s d’huile d’olive
  • 1 c à s de concentré de tomates
  • 1 citron vert
  • 150 ml d’eau
  • quelques feuilles de coriandre
  • sel, poivre

Préparation: 20min Cuisson: 30 min

  • Dans une sauteuse, faites revenir l’oignon finement émincé dans l’huile d’olive sans le colorer .
  • Coupez le potimarron en fines lamelles (exceptionnellement, je l’ai épluché grossièrement)
  • Faites le revenir avec l’oignon en remuant pendant 5 min.
  • Ajoutez les tomates coupées en dés ou la sauce tomate.
  • Y rajouter les épices et laissez  mijoter encore 5 min.

 

  • Puis, versez les lentilles, le lait de coco et le concentré de tomates.
  • Salez, poivrez .
  • Adjoindre les 150 ml d’eau qui doivent recouvrir les légumes.
  • Mettez un couvercle et laissez cuire à feu très doux pendant 20 min.
  • Surveillez, remuez une ou 2 fois et ajoutez de l’eau si nécessaire
  • Servez bien chaud avec des quartiers de citron verts et quelques feuilles de coriandre

Une bonne odeur de curry envahit toute la maison, moi j’adore .

Ce plat est bien parfumé, coloré et légèrement sucré. C’est un plat complet plein de protéines qui ne nécessite pas à mon avis d’être accompagné de viande .

Citron et coriandre pour la présentation

 

 

Le jardin est généreux

On pourrait croire qu’en janvier, en Bourgogne, on ne trouve plus rien de comestible au potager et qu’il faut attendre le printemps et ses légumes nouveaux. Pourtant malgré les gelées de novembre et décembre, il est encore possible de faire de belles récoltes et de se réchauffer avec de bonnes soupes de légumes.

Les choux Kale ne craignent pas le gel et sont pleins de bons nutriments.
Carottes, panais(celui-là pesait 1,4 kg),rutabaga, navets, poireaux fraîchement récoltés

Avec les pommes de terre rangées à la cave, les oignons tressés pendus au garage, quelques  feuilles de sauge et 1 ou 2 piments, vous avez une soupe bien goûteuse  et 100% maison.

Si, en plus,  vous faites cuire dedans une saucisse de Morteau alors là, c’est un repas complet de luxe .

Et au potager on a  aussi  des salades qui ont résisté au gel dans leur tunnel de protection, des radis noirs et rouges, de la mâche  et même un petit chou fleur .

Bûche ananas et mousse de citron mascarpone

Nous sommes en pleine saison des ananas. Bien évidemment ils se font rares en Bourgogne et ils arrivent par avion (les meilleurs mais les plus chers) ou par bateau de La Réunion, des Antilles, d’Afrique. Je ne suis pas une spécialiste  et à part l’ananas bouteille, excellent (surtout s’il est consommé en Guadeloupe!), je me fie à mon odorat pour les choisir. Le mien venait du Costa Rica, il était parfumé et bien juteux.

Petite astuce :savez-vous que le sucre se concentre dans la partie basse de l’ananas. Pour répartir ce sucre dans tout le fruit il faut le laisser quelques jours  feuilles en bas hors du frigo et entouré dans du papier journal. Ah oui, pas facile… Un indice, essayez dans un vase .

Revenons à nos moutons : Nous allons faire successivement une génoise, une crème pâtissière et une crème montée citron mascarpone.

Ingrédients

Pour la génoise:

  • 3 œufs entiers
  • 150 g de sucre
  • 150g de farine
  • 1/2 sachet de levure

Pour la crème pâtissière

  • 500 ml de lait
  • 4 jaunes d’œuf
  • 150 g de sucre
  • 4 c à s rases de maizena (fécule de maïs)
  • Parfum au choix (vanille, rhum…)

Pour la crème mascarpone citron

  • 250 g de mascarpone
  • 200g de crème entière (30 ou 35 % de MG)
  • 100g de sucre
  • 2 citrons jaunes
  • 1 citron vert
  • 2 feuilles de gélatine

Et bien sûr, 1/2  ananas frais (ou en boite) et un peu de beurre

Préparation

  • Découper l’ananas, retirer le cœur (mais non, ce n’est pas gore) et l’écorce. Le découper en petits morceaux.
  • Faire revenir ces morceaux dans une poêle avec du beurre  ou de l’huile (de coco par exemple) jusqu’à ce qu’ils soient légèrement caramélisés. Saupoudrez éventuellement de sucre. Les flamber au rhum si vous aimez. Les garder au frais.
  • Préparer la crème pâtissière. Perso, je la fais souvent au micro-onde. Je fais chauffer le lait. Je fouette bien les jaunes d’œufs avec le sucre, j’ajoute la fécule de maïs puis le lait chaud. Deux  minutes au micro-onde pleine puissance et je bats au fouet en fin de cuisson. En principe ça ne rate jamais. Si j’ajoute de la vanille, je la mets dans le lait sinon pour ce qui est alcool ou chocolat c’est tout à la fin. Laisser ensuite  refroidir tranquillement.
  • A cette étape, il serait bien de mettre votre crème au froid pour favoriser la préparation de votre crème fouettée (ainsi que le bol du robot et même le fouet)
  • Et c’est parti pour la génoise. Dans un bol, fouettez vigoureusement les œufs entiers avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et augmente de volume. Puis, ajoutez délicatement la farine tamisée, mélangée à la  levure. Mettez  immédiatement la pâte dans un moule beurré, placez au four à 180 ° pendant 20 min. Souvent pour la génoise, il est préconisé de battre les blancs séparément et de les incorporer à la fin. Je le fais parfois, mais je ne trouve pas le résultat plus convaincant et ça fait plus de travail. Ma maman qui est la reine du roulé au chocolat fait sa génoise sans monter les blancs et il n’y a quasiment jamais de loupé. Par contre, il ne faut pas traîner pour mettre votre pâte au four sinon la préparation retombe .
  • Pendant que la génoise cuit, vous pouvez faire votre crème citron. Pour cela, mélangez bien le mascarpone avec le sucre. Plongez vos feuilles de gélatine dans de l’eau froide pour les ramollir. Faites chauffer le jus des citrons dans une petite casserole. Quand le jus est chaud, ajoutez-y les feuilles de gélatine bien essorées. Laissez fondre sur le feu en mélangeant bien. N’allez pas jusqu’à l’ébullition. Incorporez le jus de citron «  gélatiné »à votre mélange mascarpone-sucre. Rangez vite au frais.

Il est temps de sortir votre crème du frigo/congélo et de la monter en chantilly tout en gardant un œil sur votre génoise n’est-ce pas? Quand elle sera bien ferme, la crème (on suit?), on l’ajoutera délicatement à la maryse à la crème citron-mascarpone. Des zestes de citron vert ajoutent une touche de couleur et du «  peps « .

incorporez la crème montée en 2 ou 3 fois
  • La génoise est cuite, les ananas et les 2 crèmes sont froides. Il ne reste que le montage. Un jeu d’enfant et c’est vrai votre enfant peut avoir plaisir à le faire avec vous. Vu la période des fêtes, j’en ai fait une bûche, mais on peut tout à fait choisir d’en faire un gâteau rond, carré, en étoile tout dépendra du choix de votre moule à génoise. Si vous ne le faites pas en roulé, il faudra soit couper en deux votre gâteau sur l’épaisseur soit en superposer deux moitiés .
La génoise refroidie est déroulée pour la garnir
  • Il est important de bien imbiber votre génoise afin qu’elle ne soit pas trop sèche.J’ai utilisé pour cela mon jus d’ananas .
  • Par-dessus, étalez la crème pâtissière et parsemez le tout des morceaux d’ananas.

  • J’ai roulé ensuite la bûche dans son torchon et remis au frais…
  • La décoration avec la crème montée mascarpone se fait sans difficulté, car la préparation est ferme sans être prise .

 

 

  • La préparation est un peu longue, mais elle peut se faire par étapes. Le résultat est un dessert bien frais dans lequel l’acidité du citron est compensée par la douceur de l’ananas.