Bœuf bourguignon tout simplement

paysage du charolais par Isabelle

Pour une Bourguignonne, le bœuf bourguignon c’est un classique. Et pour une charolaise, fille, petite fille et plus encore de paysans c’est presque un devoir de cuisiner ce plat.

Dans les recherches généalogiques faites par ma maman principalement, l’immense majorité de mes ancêtres étaient journaliers, fermiers, laboureurs, cultivateurs parfois propriétaires. Ils n’étaient pas qualifiés de paysans  dans les actes paroissiaux peut- être que ce terme était peu utilisé au 18ᵉ,19 ème siècle ou peut-être que ce mot n’était pas assez précis pour illustrer la diversité des situations de ces petites gens. Mais, quel que soit leur statut, je suis sûre qu’ils mangeaient beaucoup moins de viande que nous et sans doute jamais de bœuf.J’imagine que les plus riches avaient une ou deux vaches, sûrement très maigres, qui leur fournissaient un peu de lait et un veau parfois. Ils étaient plus sûrs de manger un poulet, un lapin ou un pigeon (les jours de fête) qu’un steak. Les jours ordinaires, c’était soupe aux choux, rutabagas, navets, carottes avec un morceau de lard (réservé aux travailleurs)

Ils étaient végétariens avant l’heure mais ça n’avait rien d’un choix et c’est encore le lot de beaucoup de personnes dans le monde actuellement.

Nous avons  donc de la chance dans le Charolais d’avoir de belles bêtes élevées à l’herbe et au fourrage sans OGM, sans antibiotiques, bien soignées, bien traitées et qui passent la majeure partie de leur vie au pré en troupeaux toutes générations confondues. Rien à voir avec des élevages en batterie où les animaux ne peuvent pas bouger et sont nourris aux farines de soja qui viennent du bout du monde.

photo prise par Isabelle Gabin

Venons en à la recette de ce plat du terroir comme ils disent à la télé ! Je ne l’ai pas vraiment revisité, je le fais comme je l’ai toujours vu faire à la maison, enfin, je crois…

Ingrédients

  • 1 kg bœuf pour bourguignon (paleron, jumeau; macreuse, etc.)
  • 5 oignons moyens
  • 3 carottes
  • 1/2 bouteille de  bon vin rouge
  • 100g de lardons (fumés ou non)
  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 1 gousse d’ail
  • 2 càs d’huile
  • 20 g de beurre
  • Bouquet garni (laurier, thym, persil, sauge),sel, poivre
  • 1 carré de chocolat noir (facultatif)
  • 1 boite de champignons (facultatif)

Recette

Même  quand j’achète  du bourguignon déjà découpé en barquettes par exemple, je trouve souvent les morceaux trop gros et je le redécoupe en petits carrés de 6 × 6 cm environ, ainsi ils sont plus faciles à dorer sur toutes les faces .

C’est important de bien dorer la viande et de gratter ensuite les sucs au fond de la cocotte pour donner beaucoup de gout à votre sauce.

  • Cueillir et préparer les légumes et le bouquet garni
  • Dans une cocotte en fonte si possible, chauffer le beurre et l’huile mélangés
  • Faire dorer les morceaux de viande à feu vif sans les laisser brûler
  • Les réserver dans un plat une fois bien dorés
  • Enlever l’excédent de gras s’il y en a (mais normalement la viande choisie est peu grasse)
  • Couper les oignons et les mettre dans la cocotte avec les lardons (fumés pour moi)
  • Les laisser cuire 2 à 3 minutes en remuant et en grattant bien les sucs de viande qui sont dans le fond de la cocotte.
  • Remettre la viande
  • Saler, poivrer
  • Saupoudrer de farine
  • Bien mélanger pour que la farine enrobe les morceaux de boeuf
  • Laisser cuire encore 2 ou 3 min
  • Ajouter le vin, environ 1/2 bouteille. Le vin arrive presque à hauteur de la viande.
  • Faire bouillir 3,4 min
  • Ajouter le bouquet garni, l’ail, les carottes en rondelles, le carré de chocolat noir  et un ou 2 verres d’eau si besoin.

  • Couvrir la cocotte
  • Laisser mijoter à feu doux 1h 1/2 à 2 h
  • Si j’ajoute des champignons en boite, je les mets seulement 1/2 h avant la fin de cuisson (car ils sont déjà cuits) et je rajoute parfois un peu d’eau de la boite si la sauce me parait trop réduite. Je préfère mettre des champignons de Paris, car les champignons de bois donnent trop de goût à mon avis et on n’a plus la saveur du vrai bourguignon.

Plus la viande mijote doucement et longtemps, plus tendre et meilleure elle sera .

Accompagné d’une purée maison (avec un petit volcan pour mettre le jus  dedans!!) Souvenir, souvenir :nos premières pubs du temps où il y avait encore quelques émissions entre deux pubs.

Un peu long à cuisiner, mais on peut en faire une plus grande quantité et en congeler, ça marche très bien. Et comme tous les plats en sauce, c’est encore meilleur réchauffé .

Les Kiwis

Il a  30 ans, notre Actinidia femelle (nom de l’arbre à kiwis) et cette année il nous a donné une abondance de fruits. En raison des risques de gelées annoncées et comme chaque année à la même époque, nous cueillons les fruits avant le mûrissement, nous les entreposons à l’abri et les consommons au cours de l’hiver.

Autant les 2 années précédentes, nous n’avions eu que quelques fruits en raison du gel des fleurs au printemps  et d’une taille drastique, autant cette année, il va falloir mobiliser la famille, les amis pour tout consommer. Pas loin de 150kg de récolte !

Un colis prêt à partir dans le Chatillonais

 

Il a pourtant été long à produire ce kiwi. À l’origine, nous avions acheté 2 pieds mâle et femelle mais le mâle n’a pas résisté aux rigueurs de l’hiver  Charolais.  Au début, presque chaque année, les  jeunes rameaux et les bourgeons  gelaient .

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le kiwi est une liane qui s’accroît chaque année. Elle a besoin d’être palissée ou adossée à un mur. Elle cherche à s’enrouler autour d’un support .

Une liane du pied mâle s’enroule autour d’un rosier
L’Actinidia mâle encore jeune

Toujours est il que si vous achetez un petit kiwi, il ne faut pas vous attendre à avoir des fruits très rapidement, prévoyez minimum 5,6 ans et tout dépendra des gelées printanières. Les fleurs apparaissent vers le mois de mai, celles du pied mâle sont plus précoces (en tout cas pour le nôtre mais cela dépend peut-être de la variété). Chaque année, on se demande si la pollinisation va se faire, car les fleurs mâles sont presque fanées quand les fleurs femelles commencent à s’ouvrir. La fenêtre de tir est faible mais ça marche grâce en particulier aux gros bourdons qui adorent les fleurs de kiwis. Ça bourdonne à plein autour de l’actinidia mâle au printemps.

Avant d’avoir racheté notre nouveau pied mâle, c’est « Grelinette » qui jouait le pollinisateur avec des fleurs mâles « prêtées » par le médecin du coin. Il était tout aussi efficace mais vrombissait moins !

Une ombre bien appréciée en plein été

Notre pied femelle a été déjà taillé plusieurs fois et même bien rabattu il y a un an, car nous risquions de ne plus pouvoir atteindre le fond du jardin. La sève coule abondamment lors de la taille et nous nous avons cherché à savoir si on pouvait la boire comme la sève de bouleau. C’est  à cette occasion que nous avons appris qu’elle contenait du THC en faible quantité et que les chats en raffolaient. Les nôtres n’ont pas eu l’air plus que ça intéressés. Et pourtant, ils font souvent la sieste sous le kiwi mais est  ce que c’est l’ombre qui les attire ou l’odeur, mystère…

A part le gel,l’actinidia ne semble guère sujet aux maladies,il n’est pas attaqué par des parasites et les fruits sont sains .

Donc, nous avons cueilli nos fruits comme d’habitude vers la fin octobre .

Ils ne sont pas mûrs mais se conservent bien dans un endroit frais. Nous accélérons le mûrissement en les mettant dans une boite avec des pommes  par petites quantités. Ce serait dommage que tout mûrisse en même temps, nous ne pourrions pas faire face!

En tout cas,c’est une bonne source de vitamine C tout à fait locale .

Heureusement rien n’est jamais perdu, car les moutons adorent le kiwi même un peu fermenté.

et encore, on en a déjà donné!

 

 

chutney de figues au vinaigre de framboise

Nous avons un figuier qui, encore jeune, ne produisait que peu de fruits. C’est une variété assez tardive (je ne connais pas son nom) et les autres années, les fruits avaient du mal à mûrir avant les premières gelées. Par contre cette année, avec l’arrière-saison très chaude les figues mûrissent bien  et la récolte est bonne. Certaines sont vertes, d’autres violettes, pas très grosses mais bien sucrées.

Petite anecdote: en les cueillant l’autre jour, j’ai dû m’introduire entre les branches qui sont bien serrées et j’ai, sans doute, cassé quelques feuilles ou branches, je ne sais pas trop, mais, au bout de quelques minutes, j’ai ressenti des picotements intolérables sur les bras et j’ai dû très rapidement les laver soigneusement pour soulager la brûlure. Je ne savais pas que la sève de figuier était aussi urticante alors maintenant je fais « gaffe »

Quand j’étais enfant, il y a très, très longtemps(!),nous ne connaissions que les figues sèches. Je ne me souviens pas  avoir vu de figues fraîches au marché ou chez l’épicier du village mais peut être que je ne savais pas ce que c’était et c’était sûrement beaucoup trop cher. Il faut dire qu’à part les bananes, les citrons et les oranges, l’exotisme n’arrivait pas jusqu’à nous. Et puis, je pense que nous avions dans les années 60 des hivers plus rigoureux et les figuiers n’auraient pas survécu.

On ne manquait pas de fruits à la campagne mais c’était les fruits locaux (pommes, poires, prunes, coings, mûres, fraises, framboises, cassis, groseilles, cerises, châtaignes, raisins et j’en oublie) et de saison forcément.

Tout ça pour vous dire que je suis bien contente d’avoir des figues à volonté dans mon jardin. Je vais essayer d’en faire sécher pour mettre dans ma boisson au kéfir mais en attendant place au chutney.

Ingrédients

  • 500g de figues fraîches
  • 10 petits oignons (environ 150g)
  • 2 grosses cuillères de miel
  • 200g de cassonade
  • 200ml de vinaigre de framboise (ou de cidre ou balsamique)

    vinaigre de framboise maison
  • 1/2 c à café de gingembre moulu
  • muscade, sel, poivre

La recette

  • Laver et sécher les figues
  • éplucher les oignons (j’ai fait un mélange rouge, blanc et jaune) et les émincer grossièrement.
  • dans une cocotte, faire fondre le miel
  • Faire revenir les oignons tout doucement dans le miel fondu
  • ajouter ensuite les figues coupées en petits morceaux (enlever le pédoncule)
  • Mettre la cassonade, les épices, sel poivre et le vinaigre de framboise (vinaigre maison pour ma part)

Laisser l’ensemble compoter très doucement environ 1h à découvert.Remuer de temps en temps.

 

  • Le résultat ressemble à une confiture légèrement acidulée à associer avec du foie gras, avec certains fromages comme le chèvre,  avec un magret de canard ou du gibier.

J’ai mis ce chutney encore très chaud dans de petites verrines stérilisées (avec un caoutchouc), je pense que cela devrait se conserver aussi bien qu’une confiture .

 

 

Lasagnes de fin d’été

Si Dom fait parfois des cultures en lasagnes (cf son article d’octobre 2017 lasagne ou sandwich) dans la cuisine, c’est plutôt moi la préposée aux fourneaux.

Le principe est le même :faire des couches de différents « matériaux ». Mes ingrédients sont fournis en grande partie par le jardin .

La recette que je vous propose aujourd’hui est un mix entre des légumes farcis et des lasagnes. En  cette fin septembre, j’ai déjà quelques réserves  de tomates farcies au congélateur en prévision des durs mois d’hiver !!

J’en avais donc un peu marre et puis les tomates ne sont plus aussi belles, certaines commencent à s’abîmer et il est difficile de les creuser, d’autres aussi sont trop petites  .

Et puis, il y abondance de courgettes. En début de saison, on les cueille toutes petites mais au fur et à mesure des semaines, on oublie et elles grossissent à toute vitesse pourvu qu’elles aient une bonne terre et de l’eau. Vous finissez toujours par avoir des mastodontes cachés sous les feuilles !

En voilà au moins une ou deux de moins dans la réserve …

Contrairement à l’année dernière, les oignons n’ont pas trop donné cette année et nous ne pourrons sans doute pas en profiter jusqu’à l’été prochain, mais ils me paraissent indispensables à la recette.

J’ai ajouté un peu de piments, car ils sont en pleine production et que nous aimons leur saveur  et leur piquant. Je n’en ai pas mis des couches complètes bien évidemment, on aime ça mais avec modération quand même.

Bien sûr, on peut choisir les légumes qu’on aime ou dont on dispose comme les poivrons, les aubergines.

Seules les tomates me paraissent incontournables car leur jus est indispensable au moelleux de la recette.

Ingrédients (pour 6 pers)

  • Une grosse courgette
  • 1 kg de tomates
  • 2 gros oignons
  • piment (facultatif) ou poivron
  • 500g de chair à légumes ou chair à saucisse
  • 2 tranche de pain de mie (ou mie de pain)
  • 150ml de lait
  • 6 plaques de lasagne
  • sel, poivre
  • huile d’olive
  • Persil

Préparation

  • Tremper le pain de mie dans le lait, le laisser s’imbiber. Il doit être bien déstructuré.
  • Incorporer cette mie détrempée dans la chair à légumes. Bien mélanger (à la main, c’est ce qui va le mieux)
  • Laver les légumes
  • Éplucher et épépiner la courgette, le poivron ou le piment.
  • Éplucher les oignons et les tomates (si ça vous dit)
  • Couper tous les légumes en rondelles à peu près régulières
  • Répartir quelques cuillères d’huile d’olive dans un plat à gratin

 

 

  • Et c’est parti pour les couches : oignon, courgette, hachis, lasagne et tomates
j’ai oublié de photographier la couche de courgettes, mais elle est bien là, si, si
Dans un plat carré, ça va mieux!
  • On sale, on poivre et on recommence pour une deuxième couche de tout !
  • Finir par une couche de tomates parsemée de persil haché et de quelques lichettes de beurre. Je trouve que cela permet de bien gratiner .
  • Mettre 1h au four à 200°
Un autre plat prêt à être enfourné

Mon plat était plein à ras bord et j’avais peur que cela ne déborde mais les lasagnes ont bien absorbé le jus des légumes et l’ensemble était bien moelleux.

 

Gâteau poires-chocolat

Gâteau ou clafoutis, je me suis posé la question pour le titre mais pour moi le clafoutis c’est aux cerises alors là même si ça ressemble beaucoup à la recette du  « cacou »(cf mon article de l’été dernier),on appellera cela un gâteau aux poires. Après, rien ne vous empêche de le rebaptiser et même de le transformer à votre goût .

Pour un essai, je suis plutôt contente du résultat. C’était excellent et même Dom qui n’est pas très dessert a bien apprécié. J’avoue qu’il m’a dit que ça aurait été bien sans chocolat alors que pour moi c’est le chocolat noir qui amène du caractère à ce dessert .

En tout cas, j’avais besoin d’utiliser rapidement des poires hyper-mûres qui s’abîmaient à vue d’œil. Ce sont des petites poires type « williams » bien juteuses, fondantes et sucrées provenant de la nouvelle maison de  notre fils Matthieu dans le Châtillonnais. Le plus long a été de les éplucher, car elles n’étaient vraiment pas grosses et bien avancées.

Les ingrédients

  • 4 ou 5 poires (selon grosseur), moi j’en ai bien mis 10!
  • 3 œufs
  • 100g de sucre
  • 100g de farine
  • 200 ml de lait
  • 60g de chocolat noir assez corsé
  • 1 pincée de sel
  • 1/2 paquet de levure (facultatif)

Déroulé de la recette

  • Éplucher les poires et les couper en 4 (6 ou 8 si elles sont grosses)
  • Battre les oeufs avec le sucre
  • Ajouter la farine tamisée et le sel
  • Ajouter le lait
  • Casser le chocolat noir en petits morceaux (pas râpé, car il faut qu’il  reste des morceaux après cuisson)
  • Beurre un moule à manqué de 20cm de diamètre environ
  • Mettre au fond du moule les poires

 

  • Verser dessus l’appareil  à gâteau
  • Parsemer de chocolat

 

  • Cuire 40min à 180 °
  • Quand il est cuit, passer une lame de couteau tout autour pour le démouler. Le renverser sur un plat et « normalement » ça descend tout seul .

    à la sortie du four

J’ai testé avec ou sans levure et je n’ai pas vu une grande différence.C’est de toute façon un gâteau qui ne monte pas beaucoup et qui a tendance à s’affaisser un peu en refroidissant. Il faut dire qu’il y a une grosse proportion de fruits. Je vais de ce pas le goûter avec des pêches (qu’on m’a données).

A  cette saison, les vergers regorgent de fruits de toute sorte et on partage entre voisins, amis, famille, plutôt que de jeter.Les poules récupèrent les parties abîmées et nous font de bons œufs à mettre dans les gâteaux qu’on partage avec les amis…

Un cercle vertueux et écologique, pas vrai!

Bon appétit

Accras de légumes

De notre séjour en Guadeloupe, nous avons gardé de très bons souvenirs, de belles rencontres, ramené plein de photos, un peu de bronzage, du rhum et des épices. J’ai eu donc  envie de retrouver un peu des saveurs de là-bas.

Les couleurs du marché

Aussi ce jour, j’ai voulu  faire des accras.Savez-vous qu’en Guadeloupe, on peut trouver des acras de différentes compositions pas seulement celles bien connues de morue mais des accras de crevettes,  de lambis (espèce de mollusque),de crabes ou simplement de légumes. On les déguste bien sûr au restaurant, mais on en achète aussi sur les marchés, au bord de la route dans des sortes de food truck  etc. Incontournables, donc, les accras aux Antilles.

J’ai fait un mélange de plusieurs recettes trouvées sur le web et sur un livre de cuisine antillaise. La difficulté est de trouver les mêmes ingrédients que dans les îles, donc j’ai fait avec les moyens du bord.

Ingrédients

  • un fenouil
  • 5 ou 6 carottes
  • 1 courgette
  • 1 oignon
  • 3 oignon-pays ou cive ou brins de ciboulette (1 bouquet)
  • 1 gousse d’ail
  • 1 oeuf
  • 1/2 piment antillais (Attention : très piquant) ou un piment doux
  • 1 citron vert
  • 200g de farine
  • 1 verre d’eau
  • 1 pincée de bicarbonate de soude
  • vinaigre
  • sel, poivre
  • thym, persil
  • huile de friture

Préparation

Laver et préparer les différents légumes.J’ai pris ceux que j’avais au jardin mais d’autres seront tout aussi bien comme des aubergines, des christophines, du potiron (giraumon aux Antilles), etc.

Couper les légumes en petits morceaux ou rondelles et les faire revenir dans une petite quantité d’huile pour les précuire, les arroser du jus de citron. Saler, poivrer. Laisser refroidir.

J’aurais aussi pu les râper et les incorporer crus dans la pâte à accras mais avec le fenouil ça aurait été un peu compliqué.

 

Couper très finement le persil, le thym, la ciboulette, la gousse d’ail, le piment .

Préparer la pâte à accras :

  • Mélanger l’eau et la farine sans faire de grumeaux bien sûr!
  • Ajouter le jaune d’oeuf et un filet de vinaigre
  • Saler, poivrer
  • Battre le blanc en neige et l’ajouter délicatement
  • Ajouter la pincée de bicarbonate au dernier moment

 

Mélanger les légumes refroidis dans la pâte .

Plonger les accras par petites quantités dans l’huile bouillante environ 5 minutes. Ils doivent bien gonfler.

Égoutter sur du papier absorbant

à déguster en entrée ou avec un TI-punch à l’apéritif et bon voyage …

Petite Terre

Tarte groseilles-noix de coco

La saison des groseilles est bientôt terminée, mais il m’en reste quelques-unes pour préparer une bonne tarte.J’en ai des rouges et des blanches, ces dernières sont moins acides et le mélange donne une tarte acide juste comme il faut (à mon goût!) Si vous n’utilisez que des groseilles rouges, vous devrez peut-être  ajouter un peu plus de sucre à la préparation.

Il vous faudra donc  une bonne pâte sablée, des groseilles bien mûres, les bons œufs de vos poules et un peu de temps devant vous.

Préparation de  la pâte sablée :

  • 250 g de farine
  • 150g de beurre
  • 1oeuf
  • 75g de sucre
  • 1 pincée de sel

Faire une fontaine avec la farine, émietter le beurre ramolli avec la farine pour faire un fin sablage. Ajouter l’œuf, le sucre et le sel. Travailler le tout assez rapidement.

Mettre en boule, filmer et mettre au réfrigérateur au moins 1/2 h.

Bien sûr, vous pouvez aussi prendre une pâte sablée du commerce comme je le fais parfois. La pâte sablée c’est facile à faire mais ce n’est pas facile à étaler, car elle a beaucoup, beaucoup tendance à se casser, se déchirer, etc.

La fenêtre de tir est d’ailleurs plutôt courte, car la pâte doit être assez ramollie pour pouvoir la travailler mais pas trop car sinon elle colle partout, au rouleau, au plan de travail même bien fariné, à vos mains …

C’est d’ailleurs signe qu’elle est bien sablée mais bon je fais du rafistolage et une fois cuite ça passe.

Suite de la recette :

  • 400g de groseilles égrainées
  • 150 g de sucre
  • 3 œufs
  • 75g de noix de coco râpée

Abaisser votre pâte dans un moule à tarte bien beurré

Séparer les blancs des jaunes

Travailler les jaunes d’œufs avec le sucre

Monter les blancs en neige

Mélanger les deux préparations.

Ajouter la poudre de noix de coco et les groseilles

Verser la garniture sur la pâte

Faire cuire à 180° entre 45 min et 1h. Mettre un papier d’alu sur la tarte en fin de cuisson si elle dore trop vite

J’avais peur d’avoir une pâte détrempée avec le jus des groseilles et bien pas du tout, je ne sais pas si c’est la noix de coco ou la préparation à l’œuf qui a absorbé le jus mais c’était tout à fait réussi et la tarte s’est démoulée sans problème

groseilles rouges et blanches

 

 

Le vin de bouchure ou vin d’épines

Vous vous demandez peut-être quelle épine peut bien produire du vin et bien aucune à ma connaissance. Ce titre fait référence à un apéritif à base de vin qu’on affectionne dans le Charolais et dans d’autres régions de France comme la Vendée où ils ont des équivalents appelés épinette ou trousse pinette .

Il est vrai que  nos deux régions sont des pays de bocage avec donc des haies ou bouchures chez nous, un habitat dispersé et des coutumes proches.

Le vin de bouchure est encore couramment préparé dans le coin mais chacun a sa recette qu’on se transmet entre proches, qu’on compare avec celle du voisin ou du cousin.

Il faut attendre le mois de mai pour cueillir les jeunes pousses d’épines à la fin de la floraison de l’épine noire ou prunellier. Cet arbuste est celui qui donne les prunelles à l’automne ou (plosses dans le patois charolais)

les pousses ne sont pas encore bien vertes.

On cueille donc les premières pousses du printemps quand elles sont encore très tendres

Déjà, le plaisir est dans la cueillette, car les rameaux ont une bonne odeur de noyau, d’amande, très agréable.

Pour 9 bouteilles de vin d’épines:

Entre 400 et 500g de jeunes pousses d’épines

6 l de vin rouge assez corsé (12,5 ou 13°)

1kg de sucre

1l de « goutte »(marc, goutte de prunes, eau de vie pour fruits…)

Préparation

Laver et sécher les pousses pour éliminer les poussières et les petits insectes.

Écraser légèrement les rameaux sur une planche pour qu’ils libèrent plus leurs arômes.

Mettre les rameaux écrasés, le vin et le sucre dans un récipient adapté (en terre si vous avez).Il faut que les rameaux soient bien immergés dans le liquide.

Laissez macérer une semaine. Remuer tous les jours en  vérifiant que le sucre est bien fondu et que les feuilles baignent bien dans le vin

Au bout de ce temps, égouttez soigneusement et pressez les rameaux pour exprimer tous les bons parfums

Au liquide obtenu, vous rajoutez la « goutte ». Mélangez bien

Le filtrage final

Il ne vous reste plus qu’à mettre en bouteilles bien fermées et à patienter.

Au bout de 3 mois environ, vous pouvez goûter, mais il est préférable d’attendre un peu plus, votre vin d’épines n’en sera que meilleur. Il peut patienter un an ou plus dans un endroit frais (cave).

C’est un apéritif léger, à servir bien frais .

Il peut aussi être réalisé avec du vin blanc ou rosé .

Flan de légumes pois gourmands et fèves

Depuis 2,3 semaines, quand il  fait son tour de jardin du matin, Dom me ramène   une grosse poignée de pois mange-tout  fraîchement cueillis.

La récolte journalière

J’en ai fait des jardinières de légumes avec  pommes de terre nouvelles, carottes primeur, oignons blancs et petit pois .

Je fais aussi de la soupe, des pois gourmands braisés et  des petites provisions au congélateur.J’en ai aussi fait profiter la famille bien sûr.

Hier, j’ai eu envie de changer et je vous propose ce flan de légumes pois gourmands et fèves.J’ai pris des fèves, car nous en avons au jardin, mais vous pouvez les remplacer par des petits pois. La recette est simple et assez rapide.

Pour 6 personnes, il vous faudra

  • 250 g de pois mange-tout
  • 150g de fèves pelées
  • 1 oignon
  • 3  oeufs
  • 150g de crème
  • 100ml de lait
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • 75g d’allumettes de lardons (facultatif)
  • 40g de fromage rapé
  • sel, poivre
  • ciboulette, thym

Préparation

Équeutez les pois gourmands, écossez les fèves.

Faites blanchir les uns après les autres les pois et les fèves dans une eau bouillante salée. Quelques minutes (2ou 3min) suffisent si les légumes sont bien frais et jeunes.

Égouttez les pois, les rafraîchir immédiatement pour qu’ils conservent leur couleur verte. Pour les fèves, il faudra en plus enlever la peau blanche de chaque graine. Après cuisson, c’est très rapide.

Émincez l’oignon et faites le revenir avec les lardons sans autre ajout de matière grasse.

Cassez les œufs dans une terrine, battez légèrement pour les mélanger

Ajoutez le mélange oignon-lardons, la crème, le lait, la farine, sel et poivre

Dans cette préparation, on mettra les pois mange-tout (qu’on peut aussi couper en 2 s’ils sont trop gros),les fèves, le fromage râpé, la ciboulette ciselée et quelques brins de thym émiettés.

les fèves pelées

Préchauffez le four à 190°

Verser dans un grand moule beurré ou dans des moules individuels

ici, dans un moule à cake

Cuire 45 min. Laissez refroidir un peu avant de démouler

Nous en avons mangé chaud le midi et froid le soir.

J’ai trouvé cela nettement meilleur froid avec une petite salade et une sauce au fromage blanc.

N’hésitez pas à bien saler et poivrer pour que ce ne soit pas trop fade. J’avais envie de  faire ce flan avec du fromage de chèvre frais au lieu du gruyère, mais j’avais peur que le goût soit trop dominant. Testez et donnez-moi votre avis…

 

Retour de vacances

Peut-on abandonner son jardin trois semaines en mai ?

Oui, si on peut compter sur une gentille voisine qui arrose, ouvre et ferme les serres, protège en cas de gel, etc.

Ces photos datent de 15 jours, je vous prépare une visite détaillée dans quelques jours.

l’entrée du jardin envahie d’herbe

Cependant, quand on revient l’ampleur du travail fait un peu peur, car la nature n’était pas en vacances et si les légumes ont bien poussé dans l’ensemble, l’herbe a parfois pris le dessus .

Difficile de retrouver les semis de carottes, panais, fenouils et compagnie. La bourrache domine!

Heureusement pas de dégâts majeurs, il n’a pas gelé, pas de grosses chaleurs non plus et heureusement pas de grêle .

Les tomates ont bien grandi mais n’ont pas beaucoup de fleurs.
Les pommes de terre sont bien sorties, la ciboulette a fleuri.                                                  On aperçoit maïs, tournesols et haricots au deuxième plan.
Un bon passage de binette et c’est propre!

Dom à peine descendu de la voiture s’est jeté sur la binette pour un  désherbage minutieux de chaque parcelle l’une après l’autre. Un beau coup de rotofil  dans les bandes enherbées  et, en 3 ou 4 jours (à plein temps!),il a remis son jardin en ordre :autant vous dire qu’il avait mal au dos les jours suivants.

On ne retrouve plus l’allée.J’aime bien cela fait jardin anglais

Et dès le lendemain du retour, nous avons pu cueillir de la batavia, des artichauts et aussi des fraises.

Même si en Guadeloupe, nous avons pu découvrir plein d’autres légumes et surtout des quantités de fruits délicieux, cela nous a fait plaisir de manger nos propres récoltes .

Suite de la visite en images

On s’est fait un peu rare ces derniers temps, nous espérons vous avoir manqué !!!

C’était pour la bonne cause : de belles vacances en Guadeloupe pour retrouver un de nos fils. Nous vous partagerons aussi quelques  photos de « l’île aux belles eaux » dans quelques jours.

Un plant de courgette protégé des chats par un léger abri

Nous avions pris des photos du jardin avant notre départ, mais nous n’avions pas eu le temps de les poster, c’est fait aujourd’hui. Cela nous permet aussi de constater la pousse depuis début mai.

Dom s’est démené comme un fou avant le départ pour que les semis soient terminés même si on pouvait encore craindre des gelées tardives (les saints de glace n’étant pas encore passés).

Il a donné tous ses bons conseils à la voisine Marie Jo en charge non seulement de l’arrosage, mais aussi de l’ouverture et fermeture des serres, de la protection éventuelle contre le gel et puis des soins au lapin, aux poules, poussins, chats, le courrier, etc. Ce n’était pas les vacances pour tout le monde ! Merci à elle et à Isabelle qui l’a secondé parfois.

Carottes, panais, poireaux, un pied de patates qui a poussé tout seul, et de la bourrache prête à fleurir

 

les tournesols commencent à sortir
et le maïs aussi
des haricots blancs ont été semés entre les rangs de maïs et de tournesols
des choux fleurs ainsi qu’un plant de menthe pour les protéger

La menthe (cultivée en pot pour éviter sa prolifération) aurait une action insectifuge contre la piéride et contre d’autres insectes. Ça ne coûte rien d’essayer.

divers semis de fleurs, courges, etc.

Les semis de fleurs encore tous petits ont quitté la serre pour leur emplacement définitif. En espérant qu’il en restera quelques-unes après le passage des limaces et autres ravageurs.

Dans les serres, on trouve les plantes qui ont besoin de chaleur :tomates bien sûr mais aussi piments divers, aubergines, poivrons, concombres, melons .

aubergines; tomates, melons
poivrons, concombres, piments et tomates avec leurs ficelles de fixation

Dans quelques jours, on vous montrera les changements au bout de 3 semaines (soit fin mai)

Le jardin est emblavé

En ce début mai, presque tout le jardin est emblavé. Peut-être ne connaissez-vous pas ce mot, c’est un synonyme d’ensemencé qui se dit couramment en agriculture.

D’abord, il a fallu sortir la grelinette pour aérer la terre et casser les mottes. https://youtu.be/48yc7BkJFBI

Puis choisir les emplacements des légumes et  favoriser les bonnes associations. Ainsi les carottes comme les fraisiers aiment être avec les oignons, les poireaux et l’ail. Ils se protègent mutuellement contre certaines maladies ou repoussent les insectes (mouche de la carotte).

Les tomates aiment le basilic, les haricots et le persil.

Pas toujours facile de tout concilier.

On va faire   un petit tour du jardin en photos alors que la végétation n’attend qu’un peu plus de chaleur pour démarrer à fond

les fèves et un semis de petits choux en barquettes qui attendent d’être repiqués
Fraisiers et ails (l’ail protège les fraises des moisissures)
échalotes, oignons jaunes  et une parcelle recouverte de foin en attente
Batavia semées début avril en godets et repiquées à l’abri
Deux petits pieds de bettes poussés tous seuls

 

Les petits pois
ails et oignons blancs
Quelques fenouils bien vulnérables encore

 

artichaut juste avant la première récolte

La suite de la visite dès que possible car ça galère au niveau du site!

Tarte à la rhubarbe à l’alsacienne

C’est la pleine saison de la rhubarbe, elle pousse à vue d’œil alors qu’elle avait complètement disparue cet hiver.

Il existe diverses utilisations de celle-ci mais la tarte à la rhubarbe est un incontournable  .

J’ai intitulé cette recette tarte à l’alsacienne, car c’est dans cette région que j’ai mangé les meilleures tartes à la rhubarbe et ce sont  des amies alsaciennes qui m’ont donné la recette.

Auparavant, j’avais toujours fait ou vu faire ces tartes avec une compotée de rhubarbe (parfois mélangée de pommes) étalée sur une pâte à tarte.

C’était bon mais avec la même différence qu’entre  une tarte à la compote et une tarte aux pommes Or; en Alsace (et sans doute ailleurs) la rhubarbe n’est pas en compote mais en petits morceaux recouverts de crème et de sucre.

Cela fait  ressortir l’acidité de cette tige et on a plus de mâche.

INGRÉDIENTS

  • 1 pâte à tarte maison ou non
  • 500g de rhubarbe épluchée
  • 25 cl de crème ou 1 yaourt
  • 100g de sucre
  • 30g de semoule fine
  • 1 s de sucre vanillé
  • 1 œuf ou 2

La quantité de sucre dépend un peu de l’acidité de votre rhubarbe et de votre goût. La rhubarbe, présente une bonne partie de l’année au jardin,  est moins acide au printemps que plus tard dans la saison .

PRÉPARATION

Garnir le moule à tarte avec la pâte

Piquez cette pâte avec une fourchette

La recouvrir d’une fine couche de semoule (pour absorber l’excès de jus qui ramollirait trop la pâte)

Couvrir d’une bonne couche de rhubarbe épluchée et coupée en petits dés

Préchauffez le four à 190°

Faire cuire la tarte pendant 10 min

Pendant ce temps, battre l’œuf avec la crème ou le yaourt ainsi que le sucre et le sucre vanillé

Au bout des 10min, ressortir la tarte, ajouter la garniture  oeuf-sucre-crème par-dessus la rhubarbe

Remettez au four pour 30 min environ

Un dessert de saison de la cuisine familiale. La rhubarbe est pleine de fibres, de vitamine C et K. C’est un plat économique et sain.

Cette tarte peut aussi être meringuée comme la tarte au citron et c’est délicieux.

De plus avec les feuilles, Dom a préparé un purin de rhubarbe anti-limaces et fongicide semble t’il . Rien de perdu !

 

Planter les « treuffes »

Aujourd’hui 26 avril  à 14h15 la lune descendante passait  de jour fruit à jour racine. On y croit ou pas, mais il n’y a pas de mal à suivre ce calendrier lunaire si on en a la possibilité. Donc, jour racine, c’est le bon moment pour planter les pommes de terre. Il y a encore des risques de gelées mais en raison de vacances proches, impossible d’attendre plus. Le prochain jour racine est le 6 mai, trop tard pour moi .

A 14h00, je  prépare les rangs  (à noter que cette parcelle de 18m/1.5 a été créée à l’automne 2016 avec une lasagne (sans carton!) sur du terrain très argileux, après une bonne récolte de pdt en 2017  (voir article: les patates) et une culture d’engrais vert  difficile vu le sec de la fin d’été passé) Après fauchage, j’ai ajouté une bonne couche de terreau récupéré dans le bois sur une place de stockage et une couche de fumier de lapin pailleux. Le visuel  est pas mal, mais il n’y a que 10/15 cm de bon terreau, en dessous la glaise est là, bien collante, bonne pour faire des pots.

Puis, à 14  h 15 précise, j’ai commencé à planter mes « treuffes » : 2 variétés  (chérie et safrane) dont les plants ont été récupérés à la récolte l’année passée, environ 40 pieds de chaque. Les chéries sont dans le style des charlottes mais rouges (les charlottes ne se plaisent pas dans mon terrain) La safrane est une grosse blanche pour la purée et la soupe assez peu sensible au mildiou. Cela fait plusieurs années (je touche ma tête en bois)  que  je n’ai pas eu de problèmes de mildiou  sur les pommes de terre, aucun traitement, même pas un coup de bouillie bordelaise. Je n’ai pas non plus de doryphores et ça c’est super

Une autre variété,  la désirée (  tardive rouge de très longue conservation) une vieille pomme de terre très bonne et productive. J’en ai acheté un sac de 3 kg en petit calibre (un peu plus de 100 plants) en février et mis à germer en cagettes au frais et sans trop de lumière. Et puis j’ai aussi quelques plants (15) d’une variété donnée par mon fournisseur (j’ai pas gardé les sachets, pas de nom, assez bêta !)

En tout environ 220 pieds, de quoi, si tout va bien, se gaver de purées, gratins dauphinois, pommes sautées, etc.

les plants bien espacés

et on recouvre le tout.

Repiquage des tomates dans la nouvelle serre

Les tomates ont été semées fin février en barquettes à l’intérieur de la maison et repiquées en pot individuel le 11 mars. Les graines proviennent de nos récoltes de tomates de l’année dernière. Elles ont été triées, séchées et conservées au sec .

Depuis quelques jours, les plants ont été transférés toujours dans leur pot individuel dans la serre en prenant la précaution de les recouvrir la nuit, car nous avons eu encore des gelées récemment

Et depuis hier les plants ont pris leur place définitive dans la nouvelle serre

Un peu de compost demi-mûr et  du compost plus léger fabriqué à base de sciure et fumier, herbe, broyat de thuya (voir article antérieur)dans chaque trou.

un rang de 15 pieds sur 8m

Il n’y a plus qu’à patienter, avec quelques soins, nous aurons peu être des tomates.

Pour un arrosage simple, efficace et économique j’ai  installé un tuyau poreux enterré

Et un deuxième rang de tomates , concombres et  piments!

Atelier hôtel à insectes par Estelle et Manu

Comme promis, voici la suite de la journée cuisine et nature pour les enfants.

Après le Far breton avec Ciboulette, l’après midi s’est poursuivi par la fabrication d’un hôtel à insectes avec Grelinette. Il est vrai qu’après 2h de cuisine, Emmanuel et Estelle avaient besoin de se dégourdir  les jambes.

La base des hôtels à insectes (il en fallait deux pour que chacun puisse l’emporter dans son jardin) a été une vieille barque fabriquée par Dom il y a quelques années et qui ne servait plus : la Jeanne

Les deux extrémités ont été utilisées pour servir de caisse à l’hôtel .

Un peu de grillage, une perceuse, des clous, un marteau, un sécateur  voilà en gros le matériel utilisé .

Tout le reste c’est de la récolte faite par les enfants et du montage.

mousse et brindilles
Fougère et pommes de pin

 

Il faut couper les petites branches de framboisier pour en faire des fagots réguliers .

un peu d’aide est parfois utile
On met tout dans la barque
Il a fallu une bonne récolte pour tout remplir

Dans la partie basse des rondins percés (à la perceuse) pour accueillir guêpes et abeilles solitaires et de la mousse.

Puis des petits fagots de tiges de bambou et autres brindilles. Il est bien d’avoir des tiges pleines et des tiges creuses pour proposer un choix aux insectes.

Au-dessus des pommes de pin et des fougères

Tout en haut des branches de lierre et de sauge

Manu et Estelle devant leur chef-d’œuvre
Et enfin, on nettoie

Dès cette semaine, avec le soleil retrouvé, des abeilles solitaires ont investi leurs logements tout neuf .

Le Far breton de Michalak par Manu et Estelle

Depuis quelque temps, nous avions pris rendez-vous avec mon neveu Emmanuel, futur pâtissier de 11 ans pour faire un gâteau ensemble et aussi pour qu’il apparaisse sur le blog. Il aurait préféré  faire « le meilleur pâtissier «  version enfant si cette émission existait mais faute de mieux, je lui fais une petite place. Et Estelle 10 ans a  pu se joindre à nous et a fait aussi des merveilles.

J’ai choisi la recette et pourquoi pas une recette de Christophe Michalak ! Dans son livre  “Tout Michalak”,celui-ci  donne la recette du Far breton :Le Véritable. Il donne un temps de préparation de 20min. Nous avons mis environ 2h, mais on s’est bien amusé .

Cette recette est traditionnellement faite avec des pruneaux mais Estelle m’a dit qu’elle n’aimait pas et Manu pas trop. Sur les conseils d’un Breton de passage, nous avons donc prévu de faire aussi un Far aux pommes.

Tout a commencé par une leçon de calcul car Michalak donnait les proportions pour 4 et nous voulions en faire pour 12. Bonne occasion de réviser la table de 3 ! Si vous en voulez moins, à vous de faire le calcul en sens inverse !

Puis lavage des mains, tablier  et préparation des ingrédients. Ensuite, moi, j’ai fait surtout des photos/vidéos et de la vaisselle…

Ingrédients pour 2 Fars de 6 parts (un aux pommes et un aux pruneaux)

  • 900g (900ml) de lait entier
  • 3 gousses de vanille
  • 6g de sel
  • 180g de sucre semoule
  • 180g de jaunes d’œufs (9)
  • 150g d’œuf entier (3)
  • 150g de farine T55
  • 9g de levure chimique
  • 150g de pruneaux dénoyautés
  • 4 pommes
  • beurre pour le moule

Préparation (en image)

Le dénoyautage des pruneaux :ça colle!

Peler les pommes avec le  pèle-pommes c’est amusant

Manu a pesé le lait, gratté les gousses de vanille et l’a fait tiédir dans une casserole avec le sel
Séparer les blancs et les jaunes, c’est pas simple

 

Manu mélange le sucre, les jaunes d’œufs et les œufs entiers
Peser, tamiser la farine et la levure

Ajouter farine et levure au mélange oeufs-sucre (petit problème de robot, il y a une belle projection dans la cuisine!)

Verser ensuite le lait vanillé, salé .

Pendant ce temps, Estelle fait dorer les pommes dans un peu de beurre
Étape importante: Bien beurrer les plats à gratin

Dans chacun des plats, verser la moitié de la préparation puis disposer les pruneaux dans l’un et les pommes dans l’autre

Enfourner à 190° pendant environ 35 min

Déguster de préférence tiède, ce que nous avons fait sans tarder …

Finalement ils ont aimé tous les deux les pruneaux …

L’après midi, ils ont enchaîné  sur la fabrication d’un hôtel à insectes en compagnie de Grelinette. Ce sera le sujet d’un autre article.

Merci à mes deux cuisiniers en herbe. La prochaine fois, c’est eux qui choisiront la recette .

La nouvelle serre se termine(enfin)

Préparée l’automne dernier : voir mes deux articles d’octobre  http://grelinetteetciboulette.fr/index.php/2017/10/26/une-nouvelle-serre-un-travail-de-titan/

et http://grelinetteetciboulette.fr/index.php/2017/10/27/lasagne-ou-sandwich/

ce n’est pas vraiment une serre vu qu’elle est entre deux murs, elle ne prend le plein soleil que 4 ou 5 heures par jour. Je vais essayer d’y faire pousser quelques tomates.

Pour arriver à ça, il a fallut un peu de travail.

Au départ: faire la charpente.

J’avais un peu de bois en stock (planches, plateaux de 6 et 8 d’épais et j’ai acheté quelques planches de 15 et 20 mm chez un scieur voisin. J’ai une scie circulaire à lame carbure qui scie jusqu’à 8 cm. Un plateau de 6 en 4m a suffi à fournir la charpente, les lattes proviennent des planches de 15mm. Et bien sûr toutes les » récups » possibles (comme un bout de parquet pour la porte du fond)

on commence
et on finit!

Ensuite, il faut couvrir.

Une bâche plastique de serre à faire tenir la-dessus ce n’est pas évident.

Dur, dur pour le vieil handicapé (surtout de la tête)
on étend,on cloue

Et on arrive a cela.

Il ne manque plus que les portes (et les légumes!).

Elle est située entre deux anciens bâtiments d’élevage de lapins  et juste en face de l’autre serre  . D’un coté elle donne sur le jardin et de l’autre sur un espace où je pourrais ranger mes outils .

Cela va plus que doubler mon espace couvert !

 

 

Les poules (suite)

Quand je vois l’activité incessante de nos poules toute la journée, j’ai du mal à imaginer  des poules  parquées dans des cages leur vie durant dans les élevages en batterie.

En effet, une poule ça n’arrête jamais. Elles grattent, elles courent, elles se chamaillent, elles pondent aussi bien sûr. Elles adorent se rouler dans la poussière, chez nous le pré est plein des trous qu’elles ont creusés pour se rouler dedans. Je  mets parfois de la cendre de bois dans un des  trous et elles y font de bons séjours. Elles  font voler la cendre tout autour d’elles en se secouant et en agitant les ailes. Sans doute est ce pour se débarrasser des parasites, mais elles ont l’air d’y prendre vraiment plaisir, comme nous avec les boues thermales …

Si  on prend le temps de les observer, on s’aperçoit vite qu’il y a une hiérarchie dans leur communauté. Quand on leur donne à manger on voit bien que certaines attendent que les « chefs » leur laissent une petite place pour s’approcher, même chose pour la ponte, certaines passent en premier sur le nid et les autres doivent se « retenir  »

Premier plan: 2 jeunes coqs, au fond le coq dominant .

Chez les coqs aussi et même encore plus la notion de hiérarchie est évidente. Quand vous élevez des poussins  s’il n’y a pas déjà de coq dominant, au bout de quelques mois l’un deux s’impose comme chef. Il devient plus gros, sa crête est plus rouge, ses plumes plus brillantes, il chante plus fort, il a un droit prioritaire sur les poules, etc. Et si vous éliminez le coq dominant, très rapidement un des autres mâles prend sa place. Les vraies bagarres sont rares car chacun sait très rapidement quelle est sa place dans la hiérarchie.

Le coq dominant protège son groupe en poussant de grands cocoricos, en courant avec les ailes déployées. Il arrive immédiatement si un intrus s’approche.

Si un coq en colère peut être intimidant, une poule qui a des poussins l’est encore bien plus. Son instinct de protection est poussé à l’extrême. Elle n’hésitera pas à vous courir dessus si vous essayer de toucher ses poussins.

Qu’en est il de la couvaison?

Il n’est pas toujours facile d’avoir des poussins, il ne suffit pas d’avoir des œufs fécondés encore faut-il que les poules aient envie de couver!

Il semblerait que l’envie de couver dépend beaucoup de la race de poules. Cela varie aussi selon la saison, elles couvent plutôt au printemps qu’en hiver Il y a sans doute d’autres facteurs que je ne connais pas. Chez nous, les poules les plus enclines à couver sont les poulettes « nègres de soie »Alors, elles couvent puis élèvent les œufs que nous leur imposons. Elles ne font pas les difficiles et couvent aussi bien les œufs des autres poules que des œufs de pintade, dinde, etc. il faut juste adapter le nombre d’œuf à la taille des poules pour qu’elles arrivent à tous les recouvrir.

Une mère adoptive et ses poussins

Les volailles suivent la course du soleil et quand on dit se lever comme les poules ou au chant du coq, cela veut bien dire ce qu’il en est. Dès les premières lueurs, tous les volatiles s’agitent. Comme nous ne sommes pas très matinaux, elles s’impatientent à la porte du poulailler. Par contre l’été quand les jours sont les plus longs c’est nous qui devons attendre qu’elles veulent bien rentrer se coucher. Elles dorment en hauteur, serrées les unes contre les autres.L’année dernière, certaines dormaient à plus de 2m de haut peut être pas acceptées au dortoir commun!

dérangés en pleine nuit!

Avoir des volailles permet aussi d’avoir du fumier gratuit pour amender le jardin. Ce fumier est très fort et ne doit pas être utilisé pur. Dom le saupoudre sur le terrain avant de greliner ou bien le mélange dans son tas de compost en formation. Ce fumier, très riche a un effet “coup de fouet”,il est plein d’azote.

 

Malgré de bon soins journaliers ,pas d’œuf en chocolat cette année encore!

Les poules: premier épisode

Je n’aime pas trop les poules, enfin j’en ai toujours eu un peu peur. Quand, petite, on m’envoyait  chercher les œufs dans les nids, j’avais cette appréhension qu’une d’elles me saute dessus et parfois c’est arrivé et je ne vous parle pas des coqs!

Bref, malgré tout, c’est bien utile une poule, ça fait des œufs mais pas que …

Je ne vous raconterai pas l’histoire de mon oncle  « le nonon » dont les poules faisaient 2 œufs et un fromage par jour. Il était tellement convaincant que je doutais parfois.

Enfin, impossible de concevoir un jardin potager et une certaine autonomie alimentaire sans poulailler .

Monsieur surveille la ponte!

Nous avons donc fait le nôtre dans de vieux bâtiments à lapins. Il fait bien 30M2 autant dire que les poules peuvent bouger,d’autant plus qu’elles ont aussi 2000M2 de pré clôturé où elles se précipitent dès qu’on leur ouvre la porte le matin .

poule nègre soie ( pas une pure race )
coq marans ( pur race et bagué )

Nous avons 12 poules et 2 coqs ainsi que 2 nègre soie (une blanche et une noire) C’est beaucoup trop pour 2 personnes. Heureusement, nous partageons les œufs.

La majorité sont de la race Marans(noire). On dit que c’est la poule aux œufs d’or car ses œufs sont très foncés. La poule est noire avec des reflets cuivrés sur le cou et le coq a une belle collerette dorée cuivrée

Bien évidemment, elles ne vont pas au potager. Ma grand-mère Adèle se retournerait dans sa tombe si elle nous voyait mettre les volailles parmi les salades même si c’est pour manger les limaces. Chez elle, à peine arrivés, il fallait courir chasser une malheureuse poule qui s’était échappée et grattait les plates bandes. Je pense que mes cousins et moi faisions plus de dégâts en courant après les poules que le volatile .

Et pourtant, savez-vous que les poules sont des omnivores de première catégorie. Vous pouvez leur donner, outre du blé et du maïs, tous vos déchets de cuisine, épluchures, reste de viande, de gras, etc, en complément du  composteur…

Nous leur donnons aussi toutes les coquilles d’œufs (elles se jettent littéralement dessus!) ainsi que parfois des coquilles broyées d’huîtres ou de moules, en particulier quand on voit que les coquilles de leurs œufs deviennent trop fragiles. Elles ont aussi du carbonate à volonté, un sac de 25 kg me fait trois ans.

Savez-vous que les souris et même les vipères  peuvent être aussi la proie de ces féroces volatiles!

Un peu d’ombre est bienvenu en plein été

Quand elles ont suffisamment d’espace, elles font de très grand parcours à la recherche d’insectes, de vers, escargots. Nous avons dû les clôturer à cause des renards qui les croquaient en pleine journée mais auparavant, elles partaient dès le matin jusqu’au fond  du pré du voisin et ne rentraient que le soir, repues.

Attention cependant, pour les nouveaux propriétaires de poules, si vous voulez des œufs et des poules en bonne santé, elles ne se contenteront pas de vos épluchures, il leur faudra des céréales en complément. Et ne pas oublier  l’eau à volonté.

C’est la queue à l’heure de (pointe) enfin de ponte
Ponte du jour: 24 mars

En bonne saison, vos poules vous donneront 5 à 6 œufs par semaine selon les races.

Dès que les jours diminuent, la production  ralentit progressivement et devient presque nulle au cœur de l’hiver. Dom essaie de les tromper  en laissant de la lumière dans le poulailler pendant les longues soirées d’hiver. En période de canicule, la production baisse aussi.

De même, les poules sont plus prolifiques quand elles sont jeunes. Si elles en ont la possibilité, elles aiment bien aussi cacher leurs œufs. Ce doit être leur instinct de les dissimuler  surtout pour les couver lorsqu’elles en ont une bonne douzaine. En 2016 une coquine m’a élevé 12 poussins ( et je n’ai rien vu )

Une poule plus toute jeune (une croisée de 3 ans )

Nos poules meurent généralement de leur belle mort  après quelques années de bons et loyaux services.

Il y a encore des quantités de choses à dire sur ces volailles. Cela ferait l’objet d’un autre article .