Quand Manu pâtisse…

La semaine dernière, mon neveu Emmanuel, 12 ans, alias  Paul Pogba, est arrivé, livre de pâtisserie sous le bras en me disant qu’il venait pâtisser avec moi. J’étais prévenue, mais je pensais qu’il avait prévu quelques ingrédients ou au moins choisi une recette. Donc, il a fallu faire avec les fonds de placards, heureusement, chez moi les placards sont profonds !!!

Avec ses économies, il s’était acheté le livre de recettes de Ludovic, le gagnant du « meilleur pâtissier ». On a étudié ensemble les recettes, éliminé tout ce qui était impossible faute de matières premières et  porté notre choix sur une tarte tropézienne aux fraises.

Plusieurs étapes dans cette recette:

  • la brioche (préparation, levée, cuisson, découpage, garnissage)
  • la crème pâtissière
  • le sirop d’imbibage à la fleur d’oranger
  • la crème diplomate
  • les fraises (cueillette, lavage)
  • le montage

Ingrédients (Pour 6-8 pers)

Brioche 

  • 185 g de farine
  • 22 g de sucre en poudre
  • 1 c à c de sel fin
  • 7 g de levure fraîche de boulanger
  • 110 g d’œufs (2,3)
  • 125 g de beurre doux
  •  1 œuf pour la dorure
  • 15 g de sucre perlé

Sirop

  • 160 g d’eau
  • 65 g de sucre
  • 3 g d’eau de fleur d’oranger

Crème pâtissière

  • 340 g de lait entier
  • 2 gousses de vanille (ou extrait de vanille)
  • 60 g de jaunes d’œufs
  • 60 g de sucre
  • 30 g de maïzena
  • 35 g de beurre

Crème diplomate

  • 5 g d’eau de fleur d’oranger
  • 100 g de crème fleurette

Fraises : 250 g 

Première étape : la brioche

Manu a tout pesé, bien sûr et ce n’est pas simple d’avoir pile 110 g d’œufs!

Dans la cuve du robot, mélangez la farine, le sucre, le sel et la levure à l’aide du  crochet en évitant que la levure soit au contact du sel. Versez les œufs un à un (+ quelques gouttes d’eau de fleur d’oranger, mais on a oublié!) et pétrissez 5 min.

Ajoutez le beurre coupé en gros dés puis pétrissez de nouveau pendant 15 min. Cela ne fait pas une grosse quantité de pâte comme me l’a fait remarquer mon neveu mais au final c’était parfait 

Placez ensuite la pâte sur une plaque couverte d’une feuille de cuisson et  détaillez un disque de 22 cm  avec un disque à entremets. Laissez lever la pâte dans le cercle 1 h 30 à température ambiante en la recouvrant d’un linge.

Pour nous,  ça a duré beaucoup plus longtemps malgré une cuisine à plus de 25 °, il est vrai que ma levure était un peu vieille et a eu du mal à démarrer.

Enfin, au bout de plusieurs heures, la pâte avait levé et Emmanuel l’a doré avec de l’œuf battu et l’a parsemé de sucre perlé. Puis au four pour 25 min environ à 170 °. La laisser refroidir à température ambiante.

La brioche doit être dorée mais moelleuse à l’intérieur

Pendant cette longue levée, nous n’avons pas enfilé des perles, car il y avait quantité de choses à faire encore, par exemple, mettre la crème fleurette ainsi que le batteur et le fouet au frigo pour qu’ils soient bien froids .

Deuxième étape: la crème pâtissière qui doit refroidir pour être incorporée à la brioche

  • Faites bouillir le lait et faites y infuser la vanille .
  • Dans un cul de poule (c’est quoi un cul de poule ?), fouettez les jaunes d’œufs, le sucre et la maïzena sans les blanchir.
  • Versez le lait chaud en trois fois sur le mélange précédent en mélangeant bien à chaque fois.
  • Reversez dans la casserole et faites cuire à feu moyen sans cesser de remuer jusqu’à épaississement.
  • C’est long, Manu, n’est-ce pas ?
  • Retirez ensuite du feu et ajoutez le beurre froid petit à petit.
  • Filmez au contact et réservez au réfrigérateur.

 Troisième étape : le sirop .

Il est facile à faire : dans une petite casserole, faites bouillir l’eau et le sucre et laissez refroidir. Quand il est froid, ajoutez l’eau de fleur d’oranger .

Manu ne connaissait pas la fleur d’oranger et il était un peu dubitatif sur le goût, il a donc eu tendance à diminuer les doses, il l’a d’ailleurs carrément oublié dans la brioche et dans la crème diplomate!! 

Quatrième étape: un petit tour au jardin pour nous aérer mais aussi cueillir les fraises et les préparer:  laver, sécher, équeuter. Les couper en deux ou en quatre.

Cinquième étape : la crème diplomate

  • Dans la cuve du batteur, fouettez la crème fleurette jusqu’à ce qu’elle soit bien montée . La nôtre n’était pas très ferme car faute de crème fleurette, nous avons utilisé de la crème liquide moins adaptée pour faire de la crème montée 
  • Détendez un peu la crème pâtissière en la fouettant légèrement, ajoutez-y la fleur d’oranger
  • Incorporez ensuite délicatement avec une maryse la crème montée à la crème pâtissière .

Sixième étape : le montage

Avec un couteau à pain, coupez la brioche en deux dans l’épaisseur. C’est moi qui m’y suis collée mais surveillée de près par le jeune pâtissier! 

Imbibez généreusement les 2 parties de la brioche avec le sirop .

À l’aide d’une poche à douille, pochez de belles boules de crème diplomate sur la partie inférieure, répartissez les fraises de façon régulière .

Manu a essayé de le faire à la poche à douille mais notre crème n’était pas assez ferme et il a donc terminé à la cuillère

Posez la partie supérieure de la brioche sur la crème .

crème un peu coulante mais ça ne nuit pas à la dégustation

Septième étape : dégustation

Il parait qu’elle était excellente …

Et puis parce qu’il n’était pas venu pour rien, Emmanuel a aussi voulu faire des churros. Nous avons choisi une recette de Christophe Michalak et c’était vraiment facile et très bon. Je vous laisse imaginer …

base de pâte à choux, découpée au ciseau et frite
les churros sont roulés dans le sucre
presque aussi bien que l’original !
et c’est bon

Pucerons et coccinelles

Quand nous voyons nos légumes envahis de pucerons, ça fait un peu mal au coeur.

Quand c’est les rosiers, on se demande s’il y aura des fleurs tant chaque bourgeon est couvert de pucerons verts. Et puis, au bout de quelques jours, tout a disparu . Par quel miracle,  sans traitement, sans intervention de notre part ?

pucerons multicolores sur rosier

Et si c’était les coccinelles?

oui, c’est bien une coccinelle mais asiatique

Nous les avons guettées quand nos choux Kale (montés à graines) étaient envahis de pucerons gris . Il y avait plein d’abeilles qui butinaient les petites fleurs jaunes du chou mais pas une coccinelle . Il faut dire qu’il ne faisait pas très chaud et sans doute pas assez pour une éclosion.

Et puis ce sont les artichauts qui, après de nombreuses attaques de leurs racines par les souris ont dû subir une prolifération de pucerons noirs .

Et, comme chaque année, les légumes préférés des pucerons sont les fèves .

Elles étaient noires de pucerons et c’est là qu’on a enfin vu les larves de coccinelles tant espérées . Maintenant, c’est terminé , en peu de jours,  plus un puceron.

Voici quelques photos de nos aides jardinières

Une ponte sur une feuille d’artichaut
à droite, une larve de coccinelle en plein festin sur les fèves
toujours sur les fèves
une larve plus petite sur une feuille de prunier
coccinelle en pleine mutation
Cette lepture tachetée se promenait aussi sur les fèves :mangeuse de pucerons ?

Les pucerons ne sont pas attirés que par nos légumes . Ils aiment aussi les capucines, c’est bien connu mais aussi les chardons par exemple . Alors, ne désherbez pas trop car si les pucerons sont sur les chardons, il y en aura sans doute moins sur vos légumes.

En permaculture, l’observation, la patience et le partage sont les atouts du jardinier .

Biscuit de Savoie Michalak à la fleur d’acacia

En ce moment, je suis à fond dans les recettes à l’acacia.

Normal, c’est la pleine saison de la floraison, en tout cas chez nous, dans le charolais mais  celle-ci ne dure jamais très longtemps. Cette année, c’est bon car il n’y a pas de pluie ce qui d’ailleurs désole Grelinette car rien ne pousse au potager…

J’ai déjà fait des beignets (2 fois), des crêpes, un gâteau yaourt à l’acacia,  du sirop  (http://grelinetteetciboulette.fr/index.php/2019/05/29/sirop-acacia-rhubarbe/) et maintenant le biscuit de Savoie .

Ce biscuit est extrait du livre « Tout Michalak  » que mon fils Matthieu m’a offert il y a 2 ou 3 ans. Je suis loin d’avoir essayé toutes les recettes, il doit y en avoir au moins 200. La recette tirée du livre est  seulement celle du biscuit mais les fleurs d’acacia c’est moi!!

S’il y a une chose que j’ai retenu de ce livre et que j’accomplis maintenant scrupuleusement pour toute ma pâtisserie c’est tout peser. Auparavant,  je faisais confiance à mon verre mesureur maintenant la balance l’a remplacé .

Je vais changer mes habitudes  et ne  pas trop adapter la recette car,  Michalak n’a pas dû donner des indications approximatives, vous ne pensez pas ?

Ingrédients (pour 12 personnes)

  • 100 g de jaunes d’œufs (env 5)
  • 210 g de blancs d’œufs (env 7) à température ambiante
  • 180 de sucre semoule
  • 55 g de farine T 55
  • 50 g de fécule de maïs
  • 50 g de fécule de pommes de terre
  • 5 g de levure chimique (1/2 paquet)
  • 2 gousses de vanille
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 100 g de fleurs d’acacia ( Michalak , lui, met le zeste de 3 oranges)

Préparation

  • Lavez, séchez les fleurs d’acacia, enlevez les tiges et les  parties vertes.

 

  • Fouettez les jaunes d’œufs et 120 g de sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux

 

    • Ajoutez à ceux-ci les poudres tamisées (la farine, les deux fécules et la levure ) Je n’avais pas de fécule de pommes de terre, j’ai donc mis 100 g de maïzena.
    • Ajoutez aussi la pulpe des gousses de vanille et les fleurs d’acacia.
    • Au batteur, battez les blancs avec le reste du sucre (60 g)et la fleur de sel.

Michalak précise dans sa recette qu’on peut mettre le sel et le sucre dès le départ et que cela ne gênera pas le foisonnement. Je l’ai donc fait et effectivement mes blancs ont bien monté quand même. Il est fort quand même ce Michalak…

  • Préchauffez votre four à 220 °
  • Beurrez et sucrez le moule. j’avais un moule anti-adhérent mais j’ai bien beurré quand même car j’ai déjà eu des surprises.

  • Incorporez délicatement les blancs  à la première préparation

  • Garnir le moule jusqu’au 3/4 à peu prêt. J’ai dû mettre un peu de pâte dans un autre moule car le mien  était trop petit . Cela fait un assez gros biscuit.

 

  • Enfournez et baissez immédiatement la température  à 160 °
  • Laissez cuire 20 minutes.Contrôlez la cuisson en piquant une lame de couteau au centre du gâteau, elle doit ressortir sèche.

 

    •  Le biscuit a un peu débordé du moule

Ce biscuit est indiscutablement d’une texture très moelleuse . Il accompagnera  bien une salade de fruit, une crème anglaise, une mousse au chocolat.

Les fleurs d’acacia lui donnent un peu d’originalité et un goût délicat .

Une idée de décoration naturelle (et comestible)

J’avais apporté ce biscuit à notre fête des voisins. Mon voisin Manu m’a dit que c’était une tuerie mais il est très sympa !  La barre est haute car  mes voisines sont de très bonnes pâtissières et on a envie de goûter à tout.

Sirop acacia-rhubarbe

Il y a quelques  semaines, j’ai fait de la compote de rhubarbe et comme d’habitude  celle-ci a rendu  beaucoup de jus . Habituellement, soit je jette ce jus soit je le fais réduire jusqu’à la consistance voulue pour ma compote . Mais c’est long  et  pas très économique.

notre plant de rhubarbe
notre pied de rhubarbe

Alors, j’ai eu l’idée d’en faire un sirop, tout simplement . J’ai égoutté ma rhubarbe cuite,  j’ai gardé le jus et lui ai ajouté la même quantité de sucre,  je l’ai amené doucement à ébullition et  laissé bouillir quelques minutes.

Ensuite, je l’ai filtré (finalement ce n’était pas nécessaire car il était pur) et je l’ai mis dans des bouteilles lavées et ébouillantées .

Le sirop de rhubarbe est  délicieusement acidulé et j’en  suis vraiment très satisfaite.

Et puis les acacias ont fleuri, j’en demandé à Dom de m’en cueillir un peu pour faire des beignets .Je n’ai pas pu y aller moi même car je n’étais pas assez grande pour les atteindre!! Il m’en a donc rapporté …un plein panier .

J’ai donc fait des beignets , un gâteau dont je vous donnerai la recette prochainement mais  il m’en restait encore des quantités .

Dommage de jeter ces fleurs et ce parfum : donc sirop !

Je vais vous donner mes dosages mais vous pouvez adapter .

200 g  de fleurs d’acacia lavées et séchées (au moins bien égouttées)

 

Une douzaine de branches de rhubarbe (je n’en avais que 6 mais énormes!)

Laver, éplucher et couper en petits tronçons la rhubarbe

La cuire 1/2 h environ

Égoutter la rhubarbe (pas trop car avec le reste, on fait la compote ,n’est-ce pas?)

J’ai récupéré 800 ml de jus.

Verser le jus bouillant sur les fleurs.

Recouvrir le récipient et laisser infuser 24 h

Au bout de ce temps, bien égoutter et même « essorer »  les fleurs pour bien avoir tout le jus .

Peser le liquide obtenu

Ajouter au jus la même quantité de sucre soit 800 g pour moi

Remettre le jus à bouillir une dizaine de minutes.

Garder dans une bouteille bien propre et ébouillantée préalablement . J’ai mis le sirop bouillant dans la bouteille pour être sûre de mieux le conserver

Si vous voulez le garder  longtemps , fermez hermétiquement la bouteille.

sirop rhubarbe-acacia

Le sirop rhubarbe acacia est un peu moins acidulé mais il a le parfum délicat de la fleur d’acacia.

Pour avoir essayé le sirop sans rhubarbe, je préfère avec . Le sirop d’acacia seul par contre peut servir à imbiber des gâteaux , c’est beaucoup mieux qu’un sirop de sucre tout simple!

 

 

 

 

Des fleurs pour les mamans

Fleurs des champs ou fleurs cultivées c’est notre cadeau  à toutes les mamans aujourd’hui. Profitez bien de votre journée avec vos enfants si vous avez la chance de les avoir près de vous.

Bonne fête à toutes .

Une astuce anti liseron

une pousse de liseron

Le liseron, vous connaissez ? Si vous en avez dans votre potager, vous connaissez forcément. Ce n’est pas moche comme plante et ça fait même de jolies fleurs roses et blanches. Malheureusement, il est très envahissant et si on le laisse faire, il va s’enrouler autour de tous vos légumes et fleurs et les étouffer. Le paillage permet de le contenir, certaines cultures comme les pommes de terre diminuent aussi les repousses mais le liseron est très résistant et il suffit de quelques morceaux de racine pour le voir revenir.

Nous n’avons pas de liserons dans toutes nos parcelles seulement dans l’une d’elles, car il y a eu de la terre rapportée avec certainement des rhizomes .

Il y a 4 ans, je crois, nous sommes allés visiter le parc de la Tête d’Or à Lyon. Si vous ne connaissez pas, je vous invite à aller vous y promener, il est en plein centre de Lyon. On y trouve des grandes serres, un lac, des belles pelouses, de larges allées, de grands arbres, une roseraie et un jardin botanique.

C’est dans ce jardin que nous avons été étonnés de voir des boites de conserves au milieu des parterres. Un petit écriteau mentionnait qu’il s’agissait d’un essai d’éradication du liseron .

Je me suis dit que ça pouvait être une bonne idée et j’ai commencé à garder des boites de conserves. Je dois dire que ce n’était pas rapide car quand on a un  jardin on ne consomme pas beaucoup de conserves!

Mais bon, au printemps suivant, j’avais récolté une trentaine de boites. Pour la surface concernée ça devait être suffisant(ça ne l’était pas car quand ça pousse, ça pousse!!)

Le principe: dès qu’une pousse de liseron apparaît, on la recouvre soigneusement d’une boite et on enfonce celle-ci dans le sol. Le liseron continue de pousser, essaie d’atteindre la lumière et s’épuise de ne jamais l’atteindre

la boite presque complètement recouverte

Cela fait donc 3 ans que je teste cette méthode, j’ai toujours du liseron mais plutôt un peu moins. Je dois dire que j’arrache aussi certaines pousses avec un maximum de racines car Dom rouspète un peu de trouver des boites quand il greline !

Dans une bordure de vivaces et de jonquilles
Une pousse « mise en boite » il y une semaine environ

Je ne désespère pas d’en venir à bout ou tout au moins de maîtriser la propagation. Il faut être surtout vigilant au printemps, car les pousses sortent de tous les côtés et grandissent très vite (ce que nous n’avons pas fait l’année dernière, ayant été absents 3 semaines en mai)

Voilà mon expérience, cela n’a rien de miraculeux et ce n’est pas instantané mais ça m’amuse, c’est toujours ça !

sauce à l’oseille sauvage

belle touffe d’oseille toute tendre

Pas d’oseille dans le jardin mais, dans le pré derrière la maison, elle commence à bien pousser et j’ai eu envie d’en récolter avant qu’elle ne fleurisse et que les feuilles ne soient plus dures.

L’oseille est une plante commune dans notre région, elle est facile à reconnaître avec ses feuilles qui ressemblent à celles des épinards mais surtout grâce à son goût acide. Mordez un petit peu dans une feuille et vous ressentirez tout de suite l’acidité de l’oseille.
J’aime bien goûter les fleurs, herbes ou baies que je rencontre dans mes ballades. J’ai toujours fait ça et je ne suis encore pas morte donc soit je n’ai jamais fait de mauvaises rencontres, soit il n’y a pas trop de plantes toxiques. Je n’en mange pas non plus des kilos, je croque juste un petit morceau et je recrache le plus souvent. J’ai aussi quelques notions des plantes à ne pas toucher. Quand on a toujours vécu à la campagne, on a appris même sans en être conscient les dangers et les ressources de la nature .
Revenons à notre oseille, j’en ai cueilli 3 grosses poignées (et un escargot !)

Ingrédients

  • 3 belles poignées d’oseille équeutée
  • 3 échalotes
  • 20 cl de crème liquide
  • 10 g de beurre
  • sel, poivre

Préparation

Lavez bien l’oseille dans plusieurs eaux (ça vous évitera de faire de la sauce à l’escargot!)

Epluchez  les échalotes et faites les suer  2 min dans une  casserole avec le beurre

Ajoutez l’oseille aux échalotes

Laissez tomber l’oseille pendant 2,3 minutes. La quantité diminue considérablement et la couleur malheureusement passe d’un beau vert prairie à un vert olive moins engageant.

Ajoutez la totalité de la crème, le sel et le poivre

Cuisez l’ensemble pendant 5 minutes. La sauce épaissit .

Mixez le tout au mixeur plongeur

La sauce est terminée

Cette sauce,  légèrement acidulée,  accompagnera parfaitement un poisson (on connaît tous le saumon sauce oseille) mais aussi une viande blanche, des œufs durs …

C’est facile,rapide, pas cher et sans colorants sans conservateurs ni épaississants alors à vos casseroles !

 

Que faire avec des poireaux montés ?

C’est la saison et c’est normal, les poireaux du jardin commencent à monter en graine. Vous pouvez bien sûr en laisser monter quelques-uns pour récupérer de la graine mais les autres sont toujours consommables et leur cœur est même très tendre (au début de la montée évidemment car si vous attendez trop, il sera dur comme du bois et immangeable).

Et cette année, nous avons eu de la chance, la mouche du poireau n’a pas sévi chez nous .

J’avais vu, un jour, dans une émission de télé qu’on pouvait consommer le cœur des poireaux comme des asperges. J’ai essayé et c’est vrai que c’est très bon et puis ce serait dommage de « gâcher »…

Quelques photos de ma récolte pour vous expliquer de quoi il s’agit

Récolte du jour de poireaux montés
Le cœur du poireau, une tige blanche et verte au milieu de la tige
On dégage la tige centrale

La tige centrale peut être très longue: une des miennes faisait presque 1m

Laver les tiges

J’ai mis toute la tige centrale depuis la partie basse qui est blanche jusqu’au bouton floral tout au-dessus

J’ai cuit le tout pendant 15 min à l’eau salée (on peut aussi le faire à la vapeur) .

Cela nous a fait une bonne entrée avec les œufs de nos poules et une bonne mayonnaise maison .

Une entrée délicieuse

La tige de poireau  n’a pas l’amertume de l’asperge et a même un goût plus subtil que le poireau entier. Il peut convenir aux enfants ou aux personnes que l’odeur forte des poireaux rebute .

Et le reste du poireau ira dans la soupe (et un peu au compost)

Mousse d’asperges, truite fumée et graines de chia

Une bonne recette mais de mauvaises photos. C’est peut-être mieux  que l’inverse. Depuis quelque temps, j’ai complètement déréglé mon appareil photo et je n’utilisais plus que mon téléphone, mais j’ai voulu réessayer, car il est dommage d’avoir un bon appareil et de ne pas pouvoir s’en servir et bien j’ai tout raté, j’ai du flou, du flou et du flou…

En ce qui concerne  la recette, je l’ai fait deux fois et j’ai réussi une entrée bien fraîche  et de saison.

Malheureusement, nous n’avons pas d’asperges au jardin. Notre terrain qui est argileux et lourd ne conviendrait pas pour les asperges qui aiment les sols légers et plutôt sableux. Le chia, non plus, nous ne le cultivons pas mais qui sait, je vais essayer d’en semer  au moins pour voir à quoi ressemble cette plante originaire du Mexique.

J’ai pris des asperges blanches mais  la recette peut  certainement se faire avec des vertes ou même  avec des asperges sauvages si vous avez la chance d’en trouver

Ingrédients (pour 4 personnes)

500g d’asperges

250 g de crème fraîche épaisse

1 c à s de moutarde

2 œufs durs

2 feuilles de gélatine

2 c à s de graines de chia

2 tranches de truite (ou saumon) fumée

le jus d’un demi citron

sel, poivre, piment d’Espelette, aneth

Préparation (à faire la veille)

  • Avec un coupe-légumes, épluchez  les asperges, coupez  la base qui est un peu dure et coupez aussi les têtes.
  • Faites  cuire  les asperges une vingtaine de minutes à la vapeur ou à l’eau .
  • Mettez  les têtes à cuire  5 minutes après pour qu’elles restent bien entières. Elles serviront à décorer les coupes .

 

Alors c’est flou ?
  • Quand elles sont cuites,égouttez les et  laissez-les refroidir entièrement.
  • Faites tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide pendant 5 minutes
  • Chauffez quelques cuillères de crème dans une petite casserole
  • Essorez la gélatine et faites la fondre en remuant dans la crème chaude.
  • Laissez refroidir un peu
  • Écalez les œufs
  • Dans un mixeur, placez les tiges d’asperges, la crème gélatinée et l’autre, la moutarde, les œufs durs découpés, jus de citron, sel, poivre, piment (je l’ai fait au mixeur plongeur, ça va très bien aussi)
  • S’il reste des fibres mal mixées (ce qui m’est arrivé lors du deuxième essai), passez l’ensemble au chinois pour avoir une préparation bien lisse
  • Rectifiez l’assaisonnement
  • Ajoutez les graines de chia et mélangez le tout
  • Coupez la truite fumée en fines lanières
  • Servez  dans une coupe en plaçant la truite fumée sur le dessus de la préparation ainsi que les têtes d’asperges réservées et quelques brins d’aneth.
  • Laissez au moins une nuit au réfrigérateur.

La préparation est  crèmeuse  et non complètement prise, car la quantité de gélatine est faible. La graine de chia apporte de la couleur et sert aussi à épaissir la mousse, car elle a la propriété d’absorber les liquides.

On peut bien sûr aussi servir cette mousse en verrines à l’apéritif.

 

 

 

 

Les tomates ont eu chaud !

En fait, elles ont eu plutôt froid les tomates !

-2,5° cette nuit. Les tomates dans la serre dans leur bac en polystyrène, doublement recouvertes  d’un couvercle en même matière et d’un voile d’hivernage ont bien supportées le froid.

tomates et piments

Il faut dire que cela fait déjà plusieurs jours qu’elles ne dorment plus dans la chambre chauffée et elles ont déjà dû un peu s’habituer. Les piments dans les mêmes conditions se sont aussi bien comportés. Pour les piments c’est plus dur, car la nuit ils se font  en plus « bouffer » par d’invisibles bestioles, peut être des limaces ou des escargots.

les tomates il y a 15 jours

Les tomates  avaient eu chaud,il y a une quinzaine de jours, il devait bien faire 30 ° dans la serre en plein milieu de la journée .

Malheureusement, le kiwi mâle qui commence tout juste à mettre des feuilles et des bourgeons floraux  a un peu gelé. Il est pourtant orienté au sud et protégé par un mur  Il ne faudrait pas qu’il fasse 2 ou 3 degrés de moins car c’est sûr : pas de kiwis en fin d’année. Nous avons l’habitude, les énormes récoltes comme l’année dernière sont assez rares

le  pied de kiwi n’a pas aimé les températures négatives
feuilles d’Actinidia intactes

Le plant Actinidia femelle est un peu plus tardif et il n’a pas eu trop de dommages .

Nous avons fait un tour des autres fruitiers, pas de gel pour l’instant

Prunier bien fleuri
Très peu de fleurs encore sur les pommiers

Le figuier

Nous avons peur pour le figuier qui commence déjà à avoir quelques feuilles et de minuscules fruits.

Le printemps, nous sommes   à la merci des gelées tardives, l’été, nous craignons les fortes chaleurs et le manque d’eau, l’automne peut être trop sec ou trop humide, il peut geler beaucoup trop tôt et l’hiver on craint le redoux …

mais on garde le sourire

Quelle galère ce jardin …

plantation des oignons et des échalotes

Ça y est le printemps est  là, le soleil réapparaît, les jours rallongent et la grelinette est de sortie.

Il faut re-préparer le terrain pour les semis et les premières plantations de la saison .

La parcelle n°2 avait été occupée la saison dernière par un mix haricot, tournesol et maïs. Elle a été paillée après la récolte jusqu’à ces derniers jours. Elle a aussi fait le bonheur des mésanges et autres passereaux qui grattaient la paille à la recherche d’insectes ou de graines oubliées. Moins de merles et de merlettes, cette année, il semblerait qu’ils sont victimes d’un virus .

Pour remettre la terre en culture, rien ne vaut un passage de grelinette.

 

Après la grelinette, je passe  le râteau pour égaliser le terrain et je fais mes rangs de plantation.

Cette année, j’ai mis 3 rangs d’oignons  jaunes et un rang d’échalotes.

Pour les oignons, j’ai sélectionné des oignons jaunes de Stuttgart, une variété très rustique. Pour les échalotes, j’ai choisi des rondes assez précoces et qui se conservent bien .

Sur le côté, j’ai un rang d’oignons rouges et d’oignons blancs produits avec mes propres semences. Ils ont été semés  en avril dernier et repiqués à l’automne. Nous aurons bientôt  des bons oignons nouveaux pour nos salades.

Je trace mes rangs et je mets au fond du soufre en poudre pour les protéger de la pourriture.Je n’en avais pas mis l’année dernière et mes oignons étaient moins beaux et avaient tendance à pourrir.Les bulbes doivent être enterrés, tête en haut  à très faible profondeur (2 à 5cm environ).

En général, je réussis bien mes oignons et échalotes, j’espère que ça marchera aussi bien cette année, car nous en consommons pas mal et en principe, nous sommes autonomes toute l’année avec notre production.

Pour finir, je recouvre le tout de  terre, un petit coup de râteau de nouveau .

Je recouvre la bande de branchages pour éviter que les chats aillent se rouler et gratter ma plantation .

Je ne paille pas, car les oignons  et les échalotes n’aiment pas trop cela. Il faudra désherber un peu plus !

Riz gluant à la mangue

Chaque année, les supermarchés nous rappellent le  nouvel an chinois en mettant en avant des produits exotiques qu’on ne trouve pas forcément très facilement ensuite. J’en profite donc pour faire quelques provisions et puis m’essayer à cette cuisine asiatique que nous apprécions tous les deux. D’ailleurs, dès que nous en avons l’occasion (mais ce n’est pas très souvent :on est à la campagne quand même (!) alors à part les buffets chinois et les kebabs, peu de choix) nous privilégions les restaurants  exotiques.

Chinois, japonais, indien, vietnamien, grec, portugais, américain et même russe une fois à Lyon, tout nous va .

Et bien sûr à l’étranger, c’est au maximum cuisine locale :pas de steak frites .

Par contre, à la maison, vous pouvez avoir tous les livres de cuisine que vous voulez il n’est pas évident de reproduire ces plats d’ailleurs et surtout d’avoir les bons ingrédients, les bonnes épices, les herbes choisies, etc.

La recette que je vous propose est plutôt simple et ne demande pas de composants extraordinaires. Le riz gluant n’est pas très courant, on le  trouve parfois dans le rayon « produits du monde ».

 

Ingrédients (pour 2 personnes)

riz gluant et coulis de mangue
  •  1 mangue
  • 100g de riz gluant
  • 200ml de lait de coco
  •  sucre en poudre
  • sel
  •  1 c à s  de farine de riz (ou farine de maïs)

Préparation

 Le riz gluant

La veille, peser le riz, le laver et le faire tremper toute une nuit dans de l’eau.

C’est un riz très particulier plus nacré que le riz ordinaire. Une fois trempé il devient translucide.

Le lendemain, égoutter votre riz

Le faire cuire à la vapeur pendant environ 20 min. Si vous avez un cuiseur à riz c’est l’idéal, je n’en ai pas, mais je mets une passoire métallique au-dessus d’une casserole d’eau et un couvercle sur la passoire et ça fait le travail!

riz cuit à la vapeur

Pendant la cuisson du riz, porter à ébullition dans une petite casserole 100ml de lait de coco, 1pincée de sel, et 4 cas de sucre.

Lorsque le riz est cuit, le mettre dans un bol et verser le lait de coco bien chaud dessus.

on ajoute la sauce au lait de coco

Mélanger, couvrir  et laisser reposer 20 min

Après ces 20min, mélanger de nouveau et laisser encore reposer 20min.

Après le deuxième temps de repos

Pendant ces temps de repos, vous pouvez d’une part, préparer la mangue et d’autre part préparer une sauce de nappage au lait de coco

la mangue: -le plus simple, la laver et la découper en dés

une mangue

-faire un coulis en mixant la chair avec un peu de sucre si nécessaire

Le nappage au lait de coco

Mélanger dans une petite casserole 100ml de lait de coco, 2 c à s de sucre, la farine de riz et 1 c à c de sel.

Porter doucement à ébullition en remuant constamment jusqu’à ce que la sauce épaississe .

la sauce de nappage commence à épaissir

Dressage

Dans un bol ou sur une assiette, faire une petite boule ou une quenelle  de riz, l’entourer des dés de mangue (ou du coulis) et recouvrir du nappage coco. Vous pouvez aussi parsemer ce dessert de sésame grillé ou de cacahuètes grillées.

Servir tiède

Version morceaux de mangue

C’est un dessert bien consistant mais la mangue rafraîchit l’ensemble .

Et surtout, n’ayez pas peur du terme gluant ; le riz est collant ça c’est sûr mais ça n’a rien de dégoûtant bien au contraire

version coulis de mangue

祝你胃口好   ça veut  dire bon appétit, enfin j’espère…

 

 

 

La valise

Rien à voir avec des recettes ou avec le jardin mais juste une petite anecdote qui vous permettra de sourire  un peu de nous …

On aime bien tendre le bâton pour se faire battre !

Donc, la semaine dernière, direction Dijon pour assister à un spectacle de »Rock Legends »,cadeau de Noël de nos enfants. Dijon n’est qu’à 150 km de chez nous mais plutôt que de rentrer après le spectacle, nous avions décidé de rester dormir à l’hôtel. Après tout quand on ne travaille plus, on peut prendre son temps et une petite séance de shopping le lendemain n’était pas exclue.

Nous préparons une petite valise avec nos affaires de toilette, nos pyjamas, des vêtements de rechange, nos livres de chevet (indispensable, je n’imagine pas m’endormir sans lire un peu quelle que soit l’heure!),nos médicaments, les chargeurs de téléphone, etc, enfin tout notre petit bazar comme dirait Michèle Laroque .

Le voyage se passe sans soucis. Arrivés à l’hôtel, je fais les formalités d’entrée pendant que Dom va chercher la valise dans le coffre. Il revient sans rien dire mais les mains vides.  Je lui demande où est la valise, il me dit qu’il ne la trouve pas. Je crois à une blague d’autant plus qu’il retourne à la voiture pour vérifier ! Vu la grandeur du coffre de notre Polo, il peut y avoir un doute!!!

Il faut se rendre à l’évidence :pas de valise. On se pose des questions :qui l’a vu en dernier et où? Nous n’avons pas fait d’arrêt pendant le voyage donc impossible d’imaginer un vol. Il faut se rendre à l’évidence :la valise a dû rester dans l’entrée ou dans la cuisine.

L’hôtel est réservé et payé, nous décidons donc de rester. Il y a savon, shampoing et serviettes dans la chambre donc on pourra au moins dormir et prendre une douche. Cependant, on fait un saut au supermarché proche pour acheter des bouquins et une crème de jour .

Nous avons bien dormi, il faisait bien chaud dans la chambre…

Le lendemain matin, on s’attendait presque à voir notre valise sur le parking, des fois qu’avec ses petites roulettes, elle ait décidé de nous rejoindre, il lui aurait bien fallu toute la nuit…

Elle aurait pu le faire puisque, finalement c’est à l’extérieur, devant la porte qu’elle avait passé les dernières 24 h .

Heureusement qu’on ne l’a pas oublié à Roissy sinon on l’aurait retrouvé en confettis et nos pyjamas avec…

La valise attendait sagement notre retour devant la porte

Je vous aurai bien fait un retour sur le spectacle avec quelques vidéos mais impossible de les charger. Nous avons apprécié le bon rock des trois groupes qui se succédaient avec un Freddy Mercury plus vrai que nature  et nous garderons sûrement un souvenir durable de cette journée.

Enfin, sait-on jamais car Alzheimer nous a déjà bien atteint…

 

Salade d’encornets et de pommes de terre sauce chien

Notre « spot de plongée »en bordure de route

Il y a 4 ans lors de notre premier voyage en Guadeloupe, nous avions fait Dom et moi une petite plongée avec palmes  et tubas  en fin de journée à proximité de Basse Terre dans un endroit superbe. Là, nous avions eu la bonne surprise de tomber sur un petit groupe de calamars, pas du tout effrayés par notre présence. Nous sommes restés un bon moment à les observer avec leurs grands yeux et leurs petites tentacules. C’est vraiment très beau comme animal et ils avaient l’air autant intrigués que nous. Belle rencontre et beau souvenir.

Malgré tout je n’ai pas renoncé à en manger et  j’achète parfois des anneaux d’encornets surgelés que je cuisine à la provençale mais ce n’est pas souvent au menu .

L’autre jour,  sur l’étal de poisson d’Intermarché, j’ai trouvé des tentacules d’encornets géants. Je l’ai cru  sur parole (ou plutôt sur étiquette) car je ne connais pas la différence entre encornets, calamars, poulpes ou même seiches. Je ne sais même pas si au niveau du goût, on peut  percevoir un écart significatif.

Je n’ai pas fait  attention à la provenance de ce céphalopode, j’espère juste qu’il n’a pas fait trois fois le tour du monde avant d’atterrir dans ma casserole!

La sauce chien est une sauce typiquement antillaise et je vous avouerai que j’ai utilisé de la sauce toute faite achetée là-bas et vraiment délicieuse .

Les ingrédients en sont de la cive, des oignons, de l’huile, sel, ail, citron vert, piment et eau chaude.

Ingrédients pour une  salade de calamars pour 2, 3 personnes

  • 500g de pommes de terre
  • 600g de tentacules d’encornets
  • 1 oignon
  • 1 carotte
  • un vert de poireau
  • 1 bouquet garni
  • sel, poivre
  • une cuillère de citronnelle en copeaux (facultatif)
  •  un verre de vin blanc
  • 2l d’eau
  • persil

Préparation: 1h Cuisson :40 min

Commencer par préparer un court bouillon pour poisson (si vous préférez utiliser un court bouillon tout prêt vous gagnerez du temps)

Dans un faitout, mettre les 2l d’eau, la carotte et l’oignon en rondelles, le poireau découpé et le bouquet garni.

Porter à ébullition et faire cuire 20mn .

Ajouter alors le vin blanc, le sel, le poivre et (facultatif) la citronnelle qui donne un petit goût asiatique au bouillon.

Laisser infuser 10 min .

Pendant ce temps, vous pouvez vous attaquer au calamar. Attaquer, c’est le mot, car j’ai lu quelque part que pour l’attendrir, il faut le battre longuement .

les 10 tentacules débarrassées de leur peau noire

Je l’ai battu un peu en le tapant sur mon plan de travail, j’aurais aimé vous mettre une vidéo, mais je ne pouvais pas battre et filmer en même temps.J’en ai eu vite marre car ça sautait partout y compris sur moi et je n’avais pas l’intention de refaire 1h de ménage après. Il faut dire que j’avais déjà passé pas mal de temps à enlever toute la peau noire violacée de chaque tentacule.

Une fois mon encornet battu, dépecé, je l’ai encore découpé en tronçons de 7, 8 cm et plongé dans mon bouillon pour poissons.

J’ai fait une cuisson à feu  très doux pendant 20 min. Les tentacules  ont eu tendance à se rétracter et à devenir un peu dures. J’avais prévu une cuisson de 40 min, mais je n’ai pas osé les laisser plus longtemps, car j’avais peur qu’elles ne deviennent archis caoutchouteuses.

Par ailleurs, j’avais fait cuire  des pommes de terre à l’eau pendant 30 min environ, je les ai pelées et découpées .

Nous avons mangé cette salade tiède parsemée de persil et assaisonnée de la sauce chien. Je pensais avoir beaucoup trop d’encornets mais cela réduit pas mal à la cuisson et je dois reconnaître que cela fait beaucoup de travail même avec une sauce toute faite!

 

 

Une année bien remplie

Nous sommes déjà le 17 janvier et nous n’avons pas encore pris le temps de transmettre nos vœux à nos abonnés et aux amis qui nous font la gentillesse de nous suivre.  Le début de l’année a été un peu mouvementé mais de façon plutôt agréable et  le blog est passé à l’arrière-plan. On vous souhaite donc (comme à nous d’ailleurs) de profiter du temps présent. La vie est si courte …

au jardin

Des découvertes, des rencontres, des balades, du travail, du farniente, de la cuisine et des cuisiniers, voilà les ingrédients que nous avons choisis pour résumer notre année 2018.

hôtel à insectes et machaon

Cette année a été marquée par un  super séjour de 3 semaines en Guadeloupe pour assister à la soutenance de thèse de notre fils, une année au jardin en demi-teinte et des expériences culinaires variées (et pas que des réussites !)

On a découvert aussi qu’il n’est pas facile de se renouveler mais le blog nous booste et nous pousse à apprendre encore.

 

une des photos a été faite en Guadeloupe, saurez-vous laquelle ?

 

 

 

 

« bestioles » du jardin
ma copine des framboisiers (pas celle du haut,heureusement)
Un gâteau de rêve!
On vous invite ?
La sieste au soleil ça se mérite!

 

chez nous
Solène est aux anges
fruits d’ici et d’ailleurs
rose de porcelaine, sucriers, fricassée de ouassous et piscine. Vivement qu’on y retourne…
la mer des caraïbes

Grelinette et Ciboulette vous souhaitent une très bonne année 2019

Merci  à Christophe de m’avoir aidé pour la mise en page des photos (à vrai dire,il a à peu près tout fait,on a encore beaucoup de progrès à faire)

 Un grand merci à ceux qui nous suivent régulièrement, nous essayerons de continuer à vous divertir encore une année de plus.  On est moins drôle que les Bodin’s, mais on va prendre des cours …


Les Gougères

Aucun apéritif bourguignon, petit « mâchon »,arrosage ne saurait s’imaginer sans gougères! Un petit Kir et de bonnes gougères maison, simple, mais on n’en demande pas plus pour passer un bon moment entre amis…

Dans la région tout le monde sait les faire et on compare : les tiennes sont plus grosses, je les ai un peu ratées cette fois, mon four était trop chaud, je les ai faites il y a 8 jours et je les ai congelées, rien ne valait celles de la tante Adèle, etc, etc.

En fait, la gougère est une simple pâte à choux à laquelle on ajoute du fromage. Ayant adopté le comté en même temps qu’un Franc- Comtois et maintenant que nous ne sommes plus qu’une seule et même région je ne peux plus faire mes gougères qu’avec du fromage de comté .

Nos poules ayant enfin recommencé à pondre après leur pose hivernale et mon fils m’ayant rapporté du bon comté du Jura, j’avais tout le nécessaire pour en préparer une bonne tournée.J’avais en plus l’occasion, car nous étions plus d’une trentaine pour fêter l’anniversaire et le doctorat  de notre fils Christophe samedi soir. J’en ai fait une bonne centaine mais autant vous dire qu’elles n’ont pas duré longtemps (3 ou 4 gougères par personne à l’apéro, c’est vite parti).

Voici la recette que j’ai utilisée, j’en ai 2 ou 3 sous le coude mais celle-ci fonctionne bien.

INGREDIENTS (pour 25,30 gougères selon grosseur)

(Mes photos sont pour le double)

  • 250ml d’eau (1/4l)
  • 50g de beurre
  • 125g de farine
  • 3 œufs moyens
  • 1/2 c à c de sel fin
  • 75 g de comté
Ils sont beaux les œufs de mes poules Marans!

PREPARATION

  • Commencer la pâte à choux en faisant fondre dans une casserole à fond épais le beurre, l’eau et le sel.

 

  • eau, sel et beurre
  • Porter à ébullition
  • Retirer du feu et ajouter la totalité de la farine d’un seul coup en travaillant vivement à la spatule

    La pâte est bien lisse
  • Remettre sur le feu léger et dessécher la pâte en la tournant avec la spatule jusqu’à ce qu’elle se détache de la casserole.
  • Retirer du feu et laisser tiédir
  • Incorporer les œufs un par un en mélangeant bien à la spatule ou au robot

    Incorporation du premier œuf
  • Attendre que chaque œuf soit bien absorbé par la pâte pour en remettre un autre

Quand la pâte est suffisamment molle sans être liquide, on lui ajoute le comté râpé ou en tous petits dés. Selon la grosseur de vos œufs et l’aspect de la pâte, vous ne devrez peut-être mettre qu’une partie du dernier œuf ou au contraire en rajouter un ou un demi de plus.

Ajouter à cette pâte le comté râpé  ou en tout petits dés

 

Disposer ensuite de petits tas de pâte sur une plaque beurrée ou non adhésive. Je fais mes tas en m’aidant d’une petite  et d’une grande cuillère .

Cuire à four chaud 210° jusqu’à ce que vos gougères soient bien gonflées et qu’elles soient un peu dorées. Il faut entre 20 et 25 min.

à la sortie du four

J’ai parfumé certaine de mes gougères avec du curry, d’autres avec ma pâte de piment. Cela leur donne un petit goût exotique pas désagréable.

Encore tièdes,c’est irrésistible.

 

pâte de piments

J’avais déjà expliqué ma recette  de pâte de piments l’année dernière, mais j’en ai  donné ou fait goûter autour de moi et les gens ont tellement aimé qu’ils m’ont redemandé la recette. Donc, je recommence pour ceux qui n’auraient pas trouvé dans le moteur de recherche de ce blog  ou pour les plus pressés…

La chaleur de l’été pour l’hiver

À vrai dire, j’en ai fait plusieurs fois l’hiver dernier, car nous avions récolté une grande variété de piments. Cette année, une ou deux variétés n’ont pas germé, les semis avaient pris du retard à cause de nos vacances  mais la cueillette a été abondante aussi (en serre, bien sûr)

Alors je vous donne une recette parce qu’il faut bien commencer mais ensuite vous pouvez la décliner avec d’autres épices (curry, carvi),avec ou sans ail, avec ou sans tomates, etc. La force dépendra des piments que vous utiliserez et des proportions entre piments forts et piments doux .

D’abord il vous faudra laver et épépiner les différents piments. Pensez à mettre des gants car certains sont très forts et même après plusieurs lavages de mains, il m’est arrivé d’avoir les yeux qui brûlent juste après les avoir légèrement touchés. Il existe d’ailleurs une échelle officielle qui classe les piments en fonction de leur force, c’est l’échelle de Coleville .

La force du piment est surtout dans les pépins et dans la partie blanche à l’intérieur.

 

parties à éliminer

pour un petit pot de pâte, j’ai utilisé

_180g de piments de diverses variétés

les gros piments  achards sont les plus doux; les tout petits (oiseaux) sont très forts et les piments antillais(arrière-plan) parmi les plus forts du monde  ! !

_30g d’ail

_8 g de chacune des épices suivantes : cumin, coriandre, fenouil

les épices bien moulues

_1 pincée de sel

_2 c à s d’huile d’olive

+ facultatif 50g de tomates séchées ou confites

piments prêts pour le mixeur

Je découpe en morceaux ail et piments,je mouds les épices et passe l’ensemble des ingrédients au mixeur assez longuement pour avoir un mélange  relativement fin et homogène. La pâte est très odorante .

Les piments ne sont pas seulement intéressants au goût, mais ils dégagent aussi une odeur puissante qu’on retrouve dès que l’on pénètre dans la serre et que personnellement j’aime beaucoup. Parfois, j’ouvre le bocal juste pour me faire plaisir avec  l’odeur.

De quoi pimenter son quotidien

Cette purée de piment relève tous les plats. Elle se conserve bien au frigo ou même dans un endroit frais en ajoutant une petite couche d’huile d’olive sur le dessus de la pâte. Personnellement, je n’en fais pas de très grosses quantités à la fois, car les piments se conservent aussi et tant qu’ils ne sont pas secs, on peut refaire de la purée régulièrement. Et quand ils sont secs, on les mixe aussi et on a une poudre de piment.

Et, en ajoutant de la mayo, vous avez une sauce samouraï maison qui pique, qui pique …

Bœuf bourguignon tout simplement

paysage du charolais par Isabelle

Pour une Bourguignonne, le bœuf bourguignon c’est un classique. Et pour une charolaise, fille, petite fille et plus encore de paysans c’est presque un devoir de cuisiner ce plat.

Dans les recherches généalogiques faites par ma maman principalement, l’immense majorité de mes ancêtres étaient journaliers, fermiers, laboureurs, cultivateurs parfois propriétaires. Ils n’étaient pas qualifiés de paysans  dans les actes paroissiaux peut- être que ce terme était peu utilisé au 18ᵉ,19 ème siècle ou peut-être que ce mot n’était pas assez précis pour illustrer la diversité des situations de ces petites gens. Mais, quel que soit leur statut, je suis sûre qu’ils mangeaient beaucoup moins de viande que nous et sans doute jamais de bœuf.J’imagine que les plus riches avaient une ou deux vaches, sûrement très maigres, qui leur fournissaient un peu de lait et un veau parfois. Ils étaient plus sûrs de manger un poulet, un lapin ou un pigeon (les jours de fête) qu’un steak. Les jours ordinaires, c’était soupe aux choux, rutabagas, navets, carottes avec un morceau de lard (réservé aux travailleurs)

Ils étaient végétariens avant l’heure mais ça n’avait rien d’un choix et c’est encore le lot de beaucoup de personnes dans le monde actuellement.

Nous avons  donc de la chance dans le Charolais d’avoir de belles bêtes élevées à l’herbe et au fourrage sans OGM, sans antibiotiques, bien soignées, bien traitées et qui passent la majeure partie de leur vie au pré en troupeaux toutes générations confondues. Rien à voir avec des élevages en batterie où les animaux ne peuvent pas bouger et sont nourris aux farines de soja qui viennent du bout du monde.

photo prise par Isabelle Gabin

Venons en à la recette de ce plat du terroir comme ils disent à la télé ! Je ne l’ai pas vraiment revisité, je le fais comme je l’ai toujours vu faire à la maison, enfin, je crois…

Ingrédients

  • 1 kg bœuf pour bourguignon (paleron, jumeau; macreuse, etc.)
  • 5 oignons moyens
  • 3 carottes
  • 1/2 bouteille de  bon vin rouge
  • 100g de lardons (fumés ou non)
  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 1 gousse d’ail
  • 2 càs d’huile
  • 20 g de beurre
  • Bouquet garni (laurier, thym, persil, sauge),sel, poivre
  • 1 carré de chocolat noir (facultatif)
  • 1 boite de champignons (facultatif)

Recette

Même  quand j’achète  du bourguignon déjà découpé en barquettes par exemple, je trouve souvent les morceaux trop gros et je le redécoupe en petits carrés de 6 × 6 cm environ, ainsi ils sont plus faciles à dorer sur toutes les faces .

C’est important de bien dorer la viande et de gratter ensuite les sucs au fond de la cocotte pour donner beaucoup de gout à votre sauce.

  • Cueillir et préparer les légumes et le bouquet garni
  • Dans une cocotte en fonte si possible, chauffer le beurre et l’huile mélangés
  • Faire dorer les morceaux de viande à feu vif sans les laisser brûler
  • Les réserver dans un plat une fois bien dorés
  • Enlever l’excédent de gras s’il y en a (mais normalement la viande choisie est peu grasse)
  • Couper les oignons et les mettre dans la cocotte avec les lardons (fumés pour moi)
  • Les laisser cuire 2 à 3 minutes en remuant et en grattant bien les sucs de viande qui sont dans le fond de la cocotte.
  • Remettre la viande
  • Saler, poivrer
  • Saupoudrer de farine
  • Bien mélanger pour que la farine enrobe les morceaux de boeuf
  • Laisser cuire encore 2 ou 3 min
  • Ajouter le vin, environ 1/2 bouteille. Le vin arrive presque à hauteur de la viande.
  • Faire bouillir 3,4 min
  • Ajouter le bouquet garni, l’ail, les carottes en rondelles, le carré de chocolat noir  et un ou 2 verres d’eau si besoin.

  • Couvrir la cocotte
  • Laisser mijoter à feu doux 1h 1/2 à 2 h
  • Si j’ajoute des champignons en boite, je les mets seulement 1/2 h avant la fin de cuisson (car ils sont déjà cuits) et je rajoute parfois un peu d’eau de la boite si la sauce me parait trop réduite. Je préfère mettre des champignons de Paris, car les champignons de bois donnent trop de goût à mon avis et on n’a plus la saveur du vrai bourguignon.

Plus la viande mijote doucement et longtemps, plus tendre et meilleure elle sera .

Accompagné d’une purée maison (avec un petit volcan pour mettre le jus  dedans!!) Souvenir, souvenir :nos premières pubs du temps où il y avait encore quelques émissions entre deux pubs.

Un peu long à cuisiner, mais on peut en faire une plus grande quantité et en congeler, ça marche très bien. Et comme tous les plats en sauce, c’est encore meilleur réchauffé .

Les Kiwis

Il a  30 ans, notre Actinidia femelle (nom de l’arbre à kiwis) et cette année il nous a donné une abondance de fruits. En raison des risques de gelées annoncées et comme chaque année à la même époque, nous cueillons les fruits avant le mûrissement, nous les entreposons à l’abri et les consommons au cours de l’hiver.

Autant les 2 années précédentes, nous n’avions eu que quelques fruits en raison du gel des fleurs au printemps  et d’une taille drastique, autant cette année, il va falloir mobiliser la famille, les amis pour tout consommer. Pas loin de 150kg de récolte !

Un colis prêt à partir dans le Chatillonais

 

Il a pourtant été long à produire ce kiwi. À l’origine, nous avions acheté 2 pieds mâle et femelle mais le mâle n’a pas résisté aux rigueurs de l’hiver  Charolais.  Au début, presque chaque année, les  jeunes rameaux et les bourgeons  gelaient .

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le kiwi est une liane qui s’accroît chaque année. Elle a besoin d’être palissée ou adossée à un mur. Elle cherche à s’enrouler autour d’un support .

Une liane du pied mâle s’enroule autour d’un rosier
L’Actinidia mâle encore jeune

Toujours est il que si vous achetez un petit kiwi, il ne faut pas vous attendre à avoir des fruits très rapidement, prévoyez minimum 5,6 ans et tout dépendra des gelées printanières. Les fleurs apparaissent vers le mois de mai, celles du pied mâle sont plus précoces (en tout cas pour le nôtre mais cela dépend peut-être de la variété). Chaque année, on se demande si la pollinisation va se faire, car les fleurs mâles sont presque fanées quand les fleurs femelles commencent à s’ouvrir. La fenêtre de tir est faible mais ça marche grâce en particulier aux gros bourdons qui adorent les fleurs de kiwis. Ça bourdonne à plein autour de l’actinidia mâle au printemps.

Avant d’avoir racheté notre nouveau pied mâle, c’est « Grelinette » qui jouait le pollinisateur avec des fleurs mâles « prêtées » par le médecin du coin. Il était tout aussi efficace mais vrombissait moins !

Une ombre bien appréciée en plein été

Notre pied femelle a été déjà taillé plusieurs fois et même bien rabattu il y a un an, car nous risquions de ne plus pouvoir atteindre le fond du jardin. La sève coule abondamment lors de la taille et nous nous avons cherché à savoir si on pouvait la boire comme la sève de bouleau. C’est  à cette occasion que nous avons appris qu’elle contenait du THC en faible quantité et que les chats en raffolaient. Les nôtres n’ont pas eu l’air plus que ça intéressés. Et pourtant, ils font souvent la sieste sous le kiwi mais est  ce que c’est l’ombre qui les attire ou l’odeur, mystère…

A part le gel,l’actinidia ne semble guère sujet aux maladies,il n’est pas attaqué par des parasites et les fruits sont sains .

Donc, nous avons cueilli nos fruits comme d’habitude vers la fin octobre .

Ils ne sont pas mûrs mais se conservent bien dans un endroit frais. Nous accélérons le mûrissement en les mettant dans une boite avec des pommes  par petites quantités. Ce serait dommage que tout mûrisse en même temps, nous ne pourrions pas faire face!

En tout cas,c’est une bonne source de vitamine C tout à fait locale .

Heureusement rien n’est jamais perdu, car les moutons adorent le kiwi même un peu fermenté.

et encore, on en a déjà donné!

 

 

chutney de figues au vinaigre de framboise

Nous avons un figuier qui, encore jeune, ne produisait que peu de fruits. C’est une variété assez tardive (je ne connais pas son nom) et les autres années, les fruits avaient du mal à mûrir avant les premières gelées. Par contre cette année, avec l’arrière-saison très chaude les figues mûrissent bien  et la récolte est bonne. Certaines sont vertes, d’autres violettes, pas très grosses mais bien sucrées.

Petite anecdote: en les cueillant l’autre jour, j’ai dû m’introduire entre les branches qui sont bien serrées et j’ai, sans doute, cassé quelques feuilles ou branches, je ne sais pas trop, mais, au bout de quelques minutes, j’ai ressenti des picotements intolérables sur les bras et j’ai dû très rapidement les laver soigneusement pour soulager la brûlure. Je ne savais pas que la sève de figuier était aussi urticante alors maintenant je fais « gaffe »

Quand j’étais enfant, il y a très, très longtemps(!),nous ne connaissions que les figues sèches. Je ne me souviens pas  avoir vu de figues fraîches au marché ou chez l’épicier du village mais peut être que je ne savais pas ce que c’était et c’était sûrement beaucoup trop cher. Il faut dire qu’à part les bananes, les citrons et les oranges, l’exotisme n’arrivait pas jusqu’à nous. Et puis, je pense que nous avions dans les années 60 des hivers plus rigoureux et les figuiers n’auraient pas survécu.

On ne manquait pas de fruits à la campagne mais c’était les fruits locaux (pommes, poires, prunes, coings, mûres, fraises, framboises, cassis, groseilles, cerises, châtaignes, raisins et j’en oublie) et de saison forcément.

Tout ça pour vous dire que je suis bien contente d’avoir des figues à volonté dans mon jardin. Je vais essayer d’en faire sécher pour mettre dans ma boisson au kéfir mais en attendant place au chutney.

Ingrédients

  • 500g de figues fraîches
  • 10 petits oignons (environ 150g)
  • 2 grosses cuillères de miel
  • 200g de cassonade
  • 200ml de vinaigre de framboise (ou de cidre ou balsamique)

    vinaigre de framboise maison
  • 1/2 c à café de gingembre moulu
  • muscade, sel, poivre

La recette

  • Laver et sécher les figues
  • éplucher les oignons (j’ai fait un mélange rouge, blanc et jaune) et les émincer grossièrement.
  • dans une cocotte, faire fondre le miel
  • Faire revenir les oignons tout doucement dans le miel fondu
  • ajouter ensuite les figues coupées en petits morceaux (enlever le pédoncule)
  • Mettre la cassonade, les épices, sel poivre et le vinaigre de framboise (vinaigre maison pour ma part)

Laisser l’ensemble compoter très doucement environ 1h à découvert.Remuer de temps en temps.

 

  • Le résultat ressemble à une confiture légèrement acidulée à associer avec du foie gras, avec certains fromages comme le chèvre,  avec un magret de canard ou du gibier.

J’ai mis ce chutney encore très chaud dans de petites verrines stérilisées (avec un caoutchouc), je pense que cela devrait se conserver aussi bien qu’une confiture .