Les Kiwis

Il a  30 ans, notre Actinidia femelle (nom de l’arbre à kiwis) et cette année il nous a donné une abondance de fruits. En raison des risques de gelées annoncées et comme chaque année à la même époque, nous cueillons les fruits avant le mûrissement, nous les entreposons à l’abri et les consommons au cours de l’hiver.

Autant les 2 années précédentes, nous n’avions eu que quelques fruits en raison du gel des fleurs au printemps  et d’une taille drastique, autant cette année, il va falloir mobiliser la famille, les amis pour tout consommer. Pas loin de 150kg de récolte !

Un colis prêt à partir dans le Chatillonais

 

Il a pourtant été long à produire ce kiwi. À l’origine, nous avions acheté 2 pieds mâle et femelle mais le mâle n’a pas résisté aux rigueurs de l’hiver  Charolais.  Au début, presque chaque année, les  jeunes rameaux et les bourgeons  gelaient .

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le kiwi est une liane qui s’accroît chaque année. Elle a besoin d’être palissée ou adossée à un mur. Elle cherche à s’enrouler autour d’un support .

Une liane du pied mâle s’enroule autour d’un rosier
L’Actinidia mâle encore jeune

Toujours est il que si vous achetez un petit kiwi, il ne faut pas vous attendre à avoir des fruits très rapidement, prévoyez minimum 5,6 ans et tout dépendra des gelées printanières. Les fleurs apparaissent vers le mois de mai, celles du pied mâle sont plus précoces (en tout cas pour le nôtre mais cela dépend peut-être de la variété). Chaque année, on se demande si la pollinisation va se faire, car les fleurs mâles sont presque fanées quand les fleurs femelles commencent à s’ouvrir. La fenêtre de tir est faible mais ça marche grâce en particulier aux gros bourdons qui adorent les fleurs de kiwis. Ça bourdonne à plein autour de l’actinidia mâle au printemps.

Avant d’avoir racheté notre nouveau pied mâle, c’est « Grelinette » qui jouait le pollinisateur avec des fleurs mâles « prêtées » par le médecin du coin. Il était tout aussi efficace mais vrombissait moins !

Une ombre bien appréciée en plein été

Notre pied femelle a été déjà taillé plusieurs fois et même bien rabattu il y a un an, car nous risquions de ne plus pouvoir atteindre le fond du jardin. La sève coule abondamment lors de la taille et nous nous avons cherché à savoir si on pouvait la boire comme la sève de bouleau. C’est  à cette occasion que nous avons appris qu’elle contenait du THC en faible quantité et que les chats en raffolaient. Les nôtres n’ont pas eu l’air plus que ça intéressés. Et pourtant, ils font souvent la sieste sous le kiwi mais est  ce que c’est l’ombre qui les attire ou l’odeur, mystère…

A part le gel,l’actinidia ne semble guère sujet aux maladies,il n’est pas attaqué par des parasites et les fruits sont sains .

Donc, nous avons cueilli nos fruits comme d’habitude vers la fin octobre .

Ils ne sont pas mûrs mais se conservent bien dans un endroit frais. Nous accélérons le mûrissement en les mettant dans une boite avec des pommes  par petites quantités. Ce serait dommage que tout mûrisse en même temps, nous ne pourrions pas faire face!

En tout cas,c’est une bonne source de vitamine C tout à fait locale .

Heureusement rien n’est jamais perdu, car les moutons adorent le kiwi même un peu fermenté.

et encore, on en a déjà donné!

 

 

Suite de la visite en images

On s’est fait un peu rare ces derniers temps, nous espérons vous avoir manqué !!!

C’était pour la bonne cause : de belles vacances en Guadeloupe pour retrouver un de nos fils. Nous vous partagerons aussi quelques  photos de « l’île aux belles eaux » dans quelques jours.

Un plant de courgette protégé des chats par un léger abri

Nous avions pris des photos du jardin avant notre départ, mais nous n’avions pas eu le temps de les poster, c’est fait aujourd’hui. Cela nous permet aussi de constater la pousse depuis début mai.

Dom s’est démené comme un fou avant le départ pour que les semis soient terminés même si on pouvait encore craindre des gelées tardives (les saints de glace n’étant pas encore passés).

Il a donné tous ses bons conseils à la voisine Marie Jo en charge non seulement de l’arrosage, mais aussi de l’ouverture et fermeture des serres, de la protection éventuelle contre le gel et puis des soins au lapin, aux poules, poussins, chats, le courrier, etc. Ce n’était pas les vacances pour tout le monde ! Merci à elle et à Isabelle qui l’a secondé parfois.

Carottes, panais, poireaux, un pied de patates qui a poussé tout seul, et de la bourrache prête à fleurir

 

les tournesols commencent à sortir
et le maïs aussi
des haricots blancs ont été semés entre les rangs de maïs et de tournesols
des choux fleurs ainsi qu’un plant de menthe pour les protéger

La menthe (cultivée en pot pour éviter sa prolifération) aurait une action insectifuge contre la piéride et contre d’autres insectes. Ça ne coûte rien d’essayer.

divers semis de fleurs, courges, etc.

Les semis de fleurs encore tous petits ont quitté la serre pour leur emplacement définitif. En espérant qu’il en restera quelques-unes après le passage des limaces et autres ravageurs.

Dans les serres, on trouve les plantes qui ont besoin de chaleur :tomates bien sûr mais aussi piments divers, aubergines, poivrons, concombres, melons .

aubergines; tomates, melons
poivrons, concombres, piments et tomates avec leurs ficelles de fixation

Dans quelques jours, on vous montrera les changements au bout de 3 semaines (soit fin mai)

Le jardin est emblavé

En ce début mai, presque tout le jardin est emblavé. Peut-être ne connaissez-vous pas ce mot, c’est un synonyme d’ensemencé qui se dit couramment en agriculture.

D’abord, il a fallu sortir la grelinette pour aérer la terre et casser les mottes. https://youtu.be/48yc7BkJFBI

Puis choisir les emplacements des légumes et  favoriser les bonnes associations. Ainsi les carottes comme les fraisiers aiment être avec les oignons, les poireaux et l’ail. Ils se protègent mutuellement contre certaines maladies ou repoussent les insectes (mouche de la carotte).

Les tomates aiment le basilic, les haricots et le persil.

Pas toujours facile de tout concilier.

On va faire   un petit tour du jardin en photos alors que la végétation n’attend qu’un peu plus de chaleur pour démarrer à fond

les fèves et un semis de petits choux en barquettes qui attendent d’être repiqués
Fraisiers et ails (l’ail protège les fraises des moisissures)
échalotes, oignons jaunes  et une parcelle recouverte de foin en attente
Batavia semées début avril en godets et repiquées à l’abri
Deux petits pieds de bettes poussés tous seuls

 

Les petits pois
ails et oignons blancs
Quelques fenouils bien vulnérables encore

 

artichaut juste avant la première récolte

La suite de la visite dès que possible car ça galère au niveau du site!

Planter les « treuffes »

Aujourd’hui 26 avril  à 14h15 la lune descendante passait  de jour fruit à jour racine. On y croit ou pas, mais il n’y a pas de mal à suivre ce calendrier lunaire si on en a la possibilité. Donc, jour racine, c’est le bon moment pour planter les pommes de terre. Il y a encore des risques de gelées mais en raison de vacances proches, impossible d’attendre plus. Le prochain jour racine est le 6 mai, trop tard pour moi .

A 14h00, je  prépare les rangs  (à noter que cette parcelle de 18m/1.5 a été créée à l’automne 2016 avec une lasagne (sans carton!) sur du terrain très argileux, après une bonne récolte de pdt en 2017  (voir article: les patates) et une culture d’engrais vert  difficile vu le sec de la fin d’été passé) Après fauchage, j’ai ajouté une bonne couche de terreau récupéré dans le bois sur une place de stockage et une couche de fumier de lapin pailleux. Le visuel  est pas mal, mais il n’y a que 10/15 cm de bon terreau, en dessous la glaise est là, bien collante, bonne pour faire des pots.

Puis, à 14  h 15 précise, j’ai commencé à planter mes « treuffes » : 2 variétés  (chérie et safrane) dont les plants ont été récupérés à la récolte l’année passée, environ 40 pieds de chaque. Les chéries sont dans le style des charlottes mais rouges (les charlottes ne se plaisent pas dans mon terrain) La safrane est une grosse blanche pour la purée et la soupe assez peu sensible au mildiou. Cela fait plusieurs années (je touche ma tête en bois)  que  je n’ai pas eu de problèmes de mildiou  sur les pommes de terre, aucun traitement, même pas un coup de bouillie bordelaise. Je n’ai pas non plus de doryphores et ça c’est super

Une autre variété,  la désirée (  tardive rouge de très longue conservation) une vieille pomme de terre très bonne et productive. J’en ai acheté un sac de 3 kg en petit calibre (un peu plus de 100 plants) en février et mis à germer en cagettes au frais et sans trop de lumière. Et puis j’ai aussi quelques plants (15) d’une variété donnée par mon fournisseur (j’ai pas gardé les sachets, pas de nom, assez bêta !)

En tout environ 220 pieds, de quoi, si tout va bien, se gaver de purées, gratins dauphinois, pommes sautées, etc.

les plants bien espacés

et on recouvre le tout.

Repiquage des tomates dans la nouvelle serre

Les tomates ont été semées fin février en barquettes à l’intérieur de la maison et repiquées en pot individuel le 11 mars. Les graines proviennent de nos récoltes de tomates de l’année dernière. Elles ont été triées, séchées et conservées au sec .

Depuis quelques jours, les plants ont été transférés toujours dans leur pot individuel dans la serre en prenant la précaution de les recouvrir la nuit, car nous avons eu encore des gelées récemment

Et depuis hier les plants ont pris leur place définitive dans la nouvelle serre

Un peu de compost demi-mûr et  du compost plus léger fabriqué à base de sciure et fumier, herbe, broyat de thuya (voir article antérieur)dans chaque trou.

un rang de 15 pieds sur 8m

Il n’y a plus qu’à patienter, avec quelques soins, nous aurons peu être des tomates.

Pour un arrosage simple, efficace et économique j’ai  installé un tuyau poreux enterré

Et un deuxième rang de tomates , concombres et  piments!

Atelier hôtel à insectes par Estelle et Manu

Comme promis, voici la suite de la journée cuisine et nature pour les enfants.

Après le Far breton avec Ciboulette, l’après midi s’est poursuivi par la fabrication d’un hôtel à insectes avec Grelinette. Il est vrai qu’après 2h de cuisine, Emmanuel et Estelle avaient besoin de se dégourdir  les jambes.

La base des hôtels à insectes (il en fallait deux pour que chacun puisse l’emporter dans son jardin) a été une vieille barque fabriquée par Dom il y a quelques années et qui ne servait plus : la Jeanne

Les deux extrémités ont été utilisées pour servir de caisse à l’hôtel .

Un peu de grillage, une perceuse, des clous, un marteau, un sécateur  voilà en gros le matériel utilisé .

Tout le reste c’est de la récolte faite par les enfants et du montage.

mousse et brindilles
Fougère et pommes de pin

 

Il faut couper les petites branches de framboisier pour en faire des fagots réguliers .

un peu d’aide est parfois utile
On met tout dans la barque
Il a fallu une bonne récolte pour tout remplir

Dans la partie basse des rondins percés (à la perceuse) pour accueillir guêpes et abeilles solitaires et de la mousse.

Puis des petits fagots de tiges de bambou et autres brindilles. Il est bien d’avoir des tiges pleines et des tiges creuses pour proposer un choix aux insectes.

Au-dessus des pommes de pin et des fougères

Tout en haut des branches de lierre et de sauge

Manu et Estelle devant leur chef-d’œuvre
Et enfin, on nettoie

Dès cette semaine, avec le soleil retrouvé, des abeilles solitaires ont investi leurs logements tout neuf .

La nouvelle serre se termine(enfin)

Préparée l’automne dernier : voir mes deux articles d’octobre  http://grelinetteetciboulette.fr/index.php/2017/10/26/une-nouvelle-serre-un-travail-de-titan/

et http://grelinetteetciboulette.fr/index.php/2017/10/27/lasagne-ou-sandwich/

ce n’est pas vraiment une serre vu qu’elle est entre deux murs, elle ne prend le plein soleil que 4 ou 5 heures par jour. Je vais essayer d’y faire pousser quelques tomates.

Pour arriver à ça, il a fallut un peu de travail.

Au départ: faire la charpente.

J’avais un peu de bois en stock (planches, plateaux de 6 et 8 d’épais et j’ai acheté quelques planches de 15 et 20 mm chez un scieur voisin. J’ai une scie circulaire à lame carbure qui scie jusqu’à 8 cm. Un plateau de 6 en 4m a suffi à fournir la charpente, les lattes proviennent des planches de 15mm. Et bien sûr toutes les » récups » possibles (comme un bout de parquet pour la porte du fond)

on commence
et on finit!

Ensuite, il faut couvrir.

Une bâche plastique de serre à faire tenir la-dessus ce n’est pas évident.

Dur, dur pour le vieil handicapé (surtout de la tête)
on étend,on cloue

Et on arrive a cela.

Il ne manque plus que les portes (et les légumes!).

Elle est située entre deux anciens bâtiments d’élevage de lapins  et juste en face de l’autre serre  . D’un coté elle donne sur le jardin et de l’autre sur un espace où je pourrais ranger mes outils .

Cela va plus que doubler mon espace couvert !

 

 

Les poules (suite)

Quand je vois l’activité incessante de nos poules toute la journée, j’ai du mal à imaginer  des poules  parquées dans des cages leur vie durant dans les élevages en batterie.

En effet, une poule ça n’arrête jamais. Elles grattent, elles courent, elles se chamaillent, elles pondent aussi bien sûr. Elles adorent se rouler dans la poussière, chez nous le pré est plein des trous qu’elles ont creusés pour se rouler dedans. Je  mets parfois de la cendre de bois dans un des  trous et elles y font de bons séjours. Elles  font voler la cendre tout autour d’elles en se secouant et en agitant les ailes. Sans doute est ce pour se débarrasser des parasites, mais elles ont l’air d’y prendre vraiment plaisir, comme nous avec les boues thermales …

Si  on prend le temps de les observer, on s’aperçoit vite qu’il y a une hiérarchie dans leur communauté. Quand on leur donne à manger on voit bien que certaines attendent que les « chefs » leur laissent une petite place pour s’approcher, même chose pour la ponte, certaines passent en premier sur le nid et les autres doivent se « retenir  »

Premier plan: 2 jeunes coqs, au fond le coq dominant .

Chez les coqs aussi et même encore plus la notion de hiérarchie est évidente. Quand vous élevez des poussins  s’il n’y a pas déjà de coq dominant, au bout de quelques mois l’un deux s’impose comme chef. Il devient plus gros, sa crête est plus rouge, ses plumes plus brillantes, il chante plus fort, il a un droit prioritaire sur les poules, etc. Et si vous éliminez le coq dominant, très rapidement un des autres mâles prend sa place. Les vraies bagarres sont rares car chacun sait très rapidement quelle est sa place dans la hiérarchie.

Le coq dominant protège son groupe en poussant de grands cocoricos, en courant avec les ailes déployées. Il arrive immédiatement si un intrus s’approche.

Si un coq en colère peut être intimidant, une poule qui a des poussins l’est encore bien plus. Son instinct de protection est poussé à l’extrême. Elle n’hésitera pas à vous courir dessus si vous essayer de toucher ses poussins.

Qu’en est il de la couvaison?

Il n’est pas toujours facile d’avoir des poussins, il ne suffit pas d’avoir des œufs fécondés encore faut-il que les poules aient envie de couver!

Il semblerait que l’envie de couver dépend beaucoup de la race de poules. Cela varie aussi selon la saison, elles couvent plutôt au printemps qu’en hiver Il y a sans doute d’autres facteurs que je ne connais pas. Chez nous, les poules les plus enclines à couver sont les poulettes « nègres de soie »Alors, elles couvent puis élèvent les œufs que nous leur imposons. Elles ne font pas les difficiles et couvent aussi bien les œufs des autres poules que des œufs de pintade, dinde, etc. il faut juste adapter le nombre d’œuf à la taille des poules pour qu’elles arrivent à tous les recouvrir.

Une mère adoptive et ses poussins

Les volailles suivent la course du soleil et quand on dit se lever comme les poules ou au chant du coq, cela veut bien dire ce qu’il en est. Dès les premières lueurs, tous les volatiles s’agitent. Comme nous ne sommes pas très matinaux, elles s’impatientent à la porte du poulailler. Par contre l’été quand les jours sont les plus longs c’est nous qui devons attendre qu’elles veulent bien rentrer se coucher. Elles dorment en hauteur, serrées les unes contre les autres.L’année dernière, certaines dormaient à plus de 2m de haut peut être pas acceptées au dortoir commun!

dérangés en pleine nuit!

Avoir des volailles permet aussi d’avoir du fumier gratuit pour amender le jardin. Ce fumier est très fort et ne doit pas être utilisé pur. Dom le saupoudre sur le terrain avant de greliner ou bien le mélange dans son tas de compost en formation. Ce fumier, très riche a un effet “coup de fouet”,il est plein d’azote.

 

Malgré de bon soins journaliers ,pas d’œuf en chocolat cette année encore!

Les poules: premier épisode

Je n’aime pas trop les poules, enfin j’en ai toujours eu un peu peur. Quand, petite, on m’envoyait  chercher les œufs dans les nids, j’avais cette appréhension qu’une d’elles me saute dessus et parfois c’est arrivé et je ne vous parle pas des coqs!

Bref, malgré tout, c’est bien utile une poule, ça fait des œufs mais pas que …

Je ne vous raconterai pas l’histoire de mon oncle  « le nonon » dont les poules faisaient 2 œufs et un fromage par jour. Il était tellement convaincant que je doutais parfois.

Enfin, impossible de concevoir un jardin potager et une certaine autonomie alimentaire sans poulailler .

Monsieur surveille la ponte!

Nous avons donc fait le nôtre dans de vieux bâtiments à lapins. Il fait bien 30M2 autant dire que les poules peuvent bouger,d’autant plus qu’elles ont aussi 2000M2 de pré clôturé où elles se précipitent dès qu’on leur ouvre la porte le matin .

poule nègre soie ( pas une pure race )
coq marans ( pur race et bagué )

Nous avons 12 poules et 2 coqs ainsi que 2 nègre soie (une blanche et une noire) C’est beaucoup trop pour 2 personnes. Heureusement, nous partageons les œufs.

La majorité sont de la race Marans(noire). On dit que c’est la poule aux œufs d’or car ses œufs sont très foncés. La poule est noire avec des reflets cuivrés sur le cou et le coq a une belle collerette dorée cuivrée

Bien évidemment, elles ne vont pas au potager. Ma grand-mère Adèle se retournerait dans sa tombe si elle nous voyait mettre les volailles parmi les salades même si c’est pour manger les limaces. Chez elle, à peine arrivés, il fallait courir chasser une malheureuse poule qui s’était échappée et grattait les plates bandes. Je pense que mes cousins et moi faisions plus de dégâts en courant après les poules que le volatile .

Et pourtant, savez-vous que les poules sont des omnivores de première catégorie. Vous pouvez leur donner, outre du blé et du maïs, tous vos déchets de cuisine, épluchures, reste de viande, de gras, etc, en complément du  composteur…

Nous leur donnons aussi toutes les coquilles d’œufs (elles se jettent littéralement dessus!) ainsi que parfois des coquilles broyées d’huîtres ou de moules, en particulier quand on voit que les coquilles de leurs œufs deviennent trop fragiles. Elles ont aussi du carbonate à volonté, un sac de 25 kg me fait trois ans.

Savez-vous que les souris et même les vipères  peuvent être aussi la proie de ces féroces volatiles!

Un peu d’ombre est bienvenu en plein été

Quand elles ont suffisamment d’espace, elles font de très grand parcours à la recherche d’insectes, de vers, escargots. Nous avons dû les clôturer à cause des renards qui les croquaient en pleine journée mais auparavant, elles partaient dès le matin jusqu’au fond  du pré du voisin et ne rentraient que le soir, repues.

Attention cependant, pour les nouveaux propriétaires de poules, si vous voulez des œufs et des poules en bonne santé, elles ne se contenteront pas de vos épluchures, il leur faudra des céréales en complément. Et ne pas oublier  l’eau à volonté.

C’est la queue à l’heure de (pointe) enfin de ponte
Ponte du jour: 24 mars

En bonne saison, vos poules vous donneront 5 à 6 œufs par semaine selon les races.

Dès que les jours diminuent, la production  ralentit progressivement et devient presque nulle au cœur de l’hiver. Dom essaie de les tromper  en laissant de la lumière dans le poulailler pendant les longues soirées d’hiver. En période de canicule, la production baisse aussi.

De même, les poules sont plus prolifiques quand elles sont jeunes. Si elles en ont la possibilité, elles aiment bien aussi cacher leurs œufs. Ce doit être leur instinct de les dissimuler  surtout pour les couver lorsqu’elles en ont une bonne douzaine. En 2016 une coquine m’a élevé 12 poussins ( et je n’ai rien vu )

Une poule plus toute jeune (une croisée de 3 ans )

Nos poules meurent généralement de leur belle mort  après quelques années de bons et loyaux services.

Il y a encore des quantités de choses à dire sur ces volailles. Cela ferait l’objet d’un autre article .

 

 

 

Semis et repiquages

Je suis comme les marmottes: en hibernation. Alors j’ai du mal à « pondre » des articles tous les jours ou même toutes les semaines !!                                                                Mais malgré tout je bosse un peu

aération et décompactage à la fourche bêche

Début février, j’avais repiqué dans la serre une douzaine de  laitues blonde d’hiver (semées à l’automne) Elles ont mis très longtemps à démarrer. Le coup de moins 10, moins 12 deux jours de suite n’a pas aidé. Mais,  depuis quelques jours, on les voit grossir à vue d’œil.

les laitues

Mes premiers semis de batavia et choux fleur  ont filé, j’ai dû recommencer et repiquer en pot début mars pour les choux et en barquette de 12 pour les sala des.

Je les ai placés dans la serre et ils craignent un peu les nuits froides, mais profitent tout doucement.

chou fleur et batavia

 

Tomates et piments sont semés depuis le 28 février et sont repiqués en pots. Ils sont toujours dans la maison derrière une fenêtre .il est trop tôt pour les mettre dans la serre .Ils ne supporteront pas les températures nocturnes.

tomates et piments

 

Récolte de sève de bouleau

Elle est là, la saison de récolter la sève de bouleau.  Donc, si vous avez un bouleau sous la main, il est temps de le percer. Si vous n’en avez pas allez au bois ou chez un voisin!

les bouleaux

Nous récoltons la sève de bouleau depuis 4 ans sur les bouleaux qui bordent notre propriété et qui nous protègent du vent et un peu des bruits de la nationale. Ces bouleaux ont environ 30 ans d’âge.

Je fais un trou à la perceuse dans le tronc à environ 1 m du sol. Cette année, j’ai percé en 12mm vu que j’avais un tuyau souple et tendre de 13mm (  je le fends au bout pour qu’il s’adapte bien à l’arbre) Le tuyau est relié à une grosse bonbonne d’eau de 5 l que je vide tous les jours.

le dispositif de récolte

J’ai percé il y a une semaine (début mars) et cela coule tout doucement, il est vrai que la lune n’est pas bonne ! il faut une lune croissante (le bouleau se moque  de la lune montante, comme bien d’autres plantes)  Alors, encore une bonne semaine à attendre les grosses productions.

Depuis une semaine nous récoltons  0,5 à 1l par jour. Cela  suffit pour commencer notre cure de printemps, nous avons même commencé à en donner un peu. En pleine production, on a facilement 4 à 5 l par jour.

La récolte du jour

J’ai une dizaine d’arbres et je n’en perce qu’un par an (j’ai  lu quelque part qu’il ne fallait pas les percer plus de trois années de suite (avez-vous d’autres sources ?)

La production dure 5 à 6 semaines et quand ça ne coule plus (ou que vous en avez assez !) je  rebouche le trou avec une cheville de façon à ce que plus rien ne s’écoule .

Bouleau avec 2 chevilles(récolté l’année dernière)

Quel goût et  quels effets ? La sève est incolore, inodore et sans saveur particulière. Nous la buvons immédiatement après la récolte et nous gardons le surplus au frigo. Après quelque temps (1 jour ou 2), la sève se trouble un peu et peut devenir un peu acide .

Quant aux effets, c’est sûrement bien pour l’organisme, car la sève  contient des oligo-éléments et des minéraux. Il y a aussi un petit effet diurétique. Nous faisons une cure de trois semaines à raison de 2 à 3 verres par jour. Nous en faisons profiter la famille aussi et les voisins. L’année dernière, j’en ai même congelé .

L’année dernière, nous avons aussi essayé de faire du « champagne » de bouleau mais nous n’avons réussi à avoir qu’une boisson imbuvable (genre vinaigre) mais très, très pétillante. D’ailleurs plusieurs bouteilles ont explosées dans la cave …On ne désespère pas de trouver une bonne recette un jour .

Je vais tester  aussi  du kéfir de sève de bouleau  . Ça devrait bien pétiller !

Mais où sont passés les topinambours ?

À l’automne,  j’avais préparé un gros tas de divers produits à composter. Voir  article  de novembre  : compostage

Je l’avais déjà retourné début janvier sans rien remarquer de particulier.

le tas de compost en novembre.

Depuis, son volume a bien diminué, alors pour parfaire son évolution, je décide de le retourner une dernière fois.

Le tas avant retournement

Mais quelle surprise de trouver de gros amas de topinambours à l’intérieur du tas, il n’y en avait pas la dernière fois !

Au milieu du tas, il y a plein de galeries et de grosses réserves  de « topines » .

Une souris  a élu domicile dans mon tas de compost et a récolté les « topines » dans le petit carré voisin où, après vérification, il n’en reste quasiment plus. Il s’agit certainement d’un surmulot car ceux-ci sont présents depuis 4 ou 5 ans chez nous, mais ils supportent mal l’excès d’eau dans nos terrains  très argileux.

Elle a dû trouver plus confortable et plus chaud surtout, le tas de compost pour installer son nid. Mais quel boulot pour creuser les galeries et transporter les tubercules sur plus de 2 mètres !

Deux très  jeunes souris dénichées lors du retournement. Dommage, mais il n’y a plus rien à faire pour elles.
Quelques-unes  des racines  stockées et largement grignotées par notre chère squatteuse .
Le nouveau tas.  A coté, on aperçoit une nouvelle livraison de mon voisin Alain (taille de haie, branchages de bouleau, paille et sciure).

La souris peut finir l’hiver tranquille, car il reste encore des quantités de tubercules dans le compost. Et pas de souci, on partage …

Le jardin est généreux

On pourrait croire qu’en janvier, en Bourgogne, on ne trouve plus rien de comestible au potager et qu’il faut attendre le printemps et ses légumes nouveaux. Pourtant malgré les gelées de novembre et décembre, il est encore possible de faire de belles récoltes et de se réchauffer avec de bonnes soupes de légumes.

Les choux Kale ne craignent pas le gel et sont pleins de bons nutriments.
Carottes, panais(celui-là pesait 1,4 kg),rutabaga, navets, poireaux fraîchement récoltés

Avec les pommes de terre rangées à la cave, les oignons tressés pendus au garage, quelques  feuilles de sauge et 1 ou 2 piments, vous avez une soupe bien goûteuse  et 100% maison.

Si, en plus,  vous faites cuire dedans une saucisse de Morteau alors là, c’est un repas complet de luxe .

Et au potager on a  aussi  des salades qui ont résisté au gel dans leur tunnel de protection, des radis noirs et rouges, de la mâche  et même un petit chou fleur .

Les vœux de Grelinette et Ciboulette

Très peu de fleurs pour Solène la petite jardinière.

Le jardin est bien calme à cette saison, il reste tout de même quelques fleurs qui ont échappé aux gelées.

Mais aussi quelques primevères.

Et n’oubliez pas, mieux vaut un voleur dans son grenier que du beau temps dès janvier. Meilleurs vœux à tous, et bon jardin pour 2018 de la part de Grelinette

La cuisine est nettement moins calme que le jardin, car les convives se succèdent et j’essaie de ne pas les décevoir. Je n’ai pas eu forcément le temps de mettre beaucoup de recettes, mais j’ai pris quelques photos (il reste à se  souvenir des ingrédients) .

Ma résolution de début d’année (entre autres) : noter régulièrement le déroulé des préparations, les dosages, les techniques et tenter des vidéos. Le Père Noël nous ayant offert un trépied pour l’appareil photo, ça devrait être un jeu d’enfant.

Qu’elle soit simple ou sophistiquée, l’essentiel dans la cuisine c’est de la partager avec ses proches et ses amis. Une évidence me direz vous, mais on est jamais déçu quand les gens vous reçoivent avec chaleur. Et notre fils Matthieu vous le dirait ne jamais oublier d’ajouter dans tous vos plats une bonne pincée d’amour !

En espérant que vous serez toujours au rendez-vous pour partager, commenter et pour certains, goûter, Ciboulette vous souhaite à tous une très heureuse année .

Cadeaux de Noël made in local

Quand on veut respecter l’environnement, une des conditions est de ne pas aller chercher à l’autre bout du monde ce que l’on peut trouver sur place et quand on a la possibilité de fabriquer soi-même ses cadeaux de Noël, il ne faut pas s’en priver. L’hiver, le jardin demande peu d’entretien et les journées bien que courtes sont l’occasion de bricoler un peu .

Cette année, Dom a choisi de penser  aux oiseaux de notre jardin mais aussi à ceux  de la famille .

Quand il neige ou qu’il gèle, les mésanges se pressent au casse-croûte.

Donc, il a ouvert un atelier de mangeoires et nichoirs. Des matériaux de récupération, quelques recherches sur des bouquins ou sur internet, du temps et de la patience et c’est parti .

La première mangeoire est parait-il loupée, la deuxième est déjà en place face à notre fenêtre de cuisine et les autres prêtes à partir.

Celle de  droite a un petit balcon, celle de gauche est à étage et celle du milieu toute transparente .

trois modèles, pour tous les goûts
Ronde et lumineuse, un point de vue à 180°
Pour les familles, escalier en bois, terrasse, tout confort

Tous les oiseaux ne profitent pas des mangeoires. Ce sont surtout les mésanges (bleues et charbonnières) les plus assidues et dès qu’il n’y a plus rien, on le sait vite, car elles viennent réclamer et cogner à la fenêtre au risque de s’assommer. Dans ce style de mangeoire la nourriture et les oiseaux sont à l’abri en cas de pluie ou de neige.

Les mésanges décortiquent le tournesol sur place ou l’emportent un peu plus loin pour être tranquilles

Les pinsons qu’on ne voit qu’en cas de gel picorent plus par terre, les rouge- gorge se font discrets et vont se ravitailler plutôt dans le poulailler, les merles grattent dans le paillis, les pies sont très présentes, elles adorent les croûtes de  fromage .

Les chardonnerets reviendront-ils encore au printemps?

Hirondelles de cheminée et chardonnerets sont en « vacances »,les rouge-queue noirs hyper actifs au printemps ne sont plus visibles, en migration sans doute aussi.

Des nichoirs prêts à installer et pleins d’autres en projet dont un nichoir à huppes

Il y a aussi les moineaux, les troglodytes, les bergeronnettes, les pigeons et les tourterelles, etc. Dom a aperçu un pic épeiche  venu se ravitailler, l’autre jour. Pourtant nous  sommes en bordure d’une route très passante  et les conditions sont assez peu propices à la tranquillité des oiseaux. On voit aussi parfois des grives et des étourneaux qui grattent dans le pré derrière la maison et bien sûr des corbeaux freux qui pillent nos cerisiers l’été.

Les lectures de Ciboulette sur le jardin

Non, je ne vous parlerai pas aujourd’hui de mes livres de cuisine mais bien de certains livres présentés succinctement par Dom et qui méritent à mon avis un peu plus .

Tout d’abord ce génial « petit livre du paillage et de la permaculture « que l’on prête volontiers à ceux qui nous demandent « c’est quoi la permaculture « ? Il explique l’origine de cette technique, les mots employés, le matériel, les bonnes pratiques, les mauvaises pratiques, les matériaux avec, en plus, un glossaire, des adresses de jardin ou de sites à visiter. Tout ça en moins de 100 pages et pour 5,90€. Il est agrémenté sur presque chaque page de dessins humoristiques et instructifs et il est imprimé sur du papier de très bonne qualité (avec une démarche de certification environnementale des éditeurs)

Ce livre est adapté aux débutants, mais il n’est pas non plus simpliste. Les dessins peuvent aussi  permettre aux enfants de s’intéresser à cette méthode .

Il a aussi bien plu à Dom qui s’en est inspiré…

ça ne vous rappelle rien ?
Le poste de travail de Dom ! il ne lui manque que le chapeau et la moustache

Mais, le premier livre que j’ai acheté sur le  travail du sol sans bêchage, sans binage et sans sarclages est celui de Dominique Soltner « le Guide du nouveau jardinage « Collection Sciences et techniques agricoles publié en 2013.

Soltner est un agronome renommé  qui était déjà étudié dans les lycées agricoles dans le milieu des années 70 .

Cet ouvrage est moins ludique que le précédent, il est destiné à des jardiniers avertis. Il est présenté comme un guide d’agronomie jardinière. Il est au format 21 × 29,4 et toutes les feuilles sont glacées donc solides .

Il y a énormément de photos à toutes les pages mais aussi des schémas sur la composition du sol, l’action de la pluie, des présentations de matériels, des astuces. Une rubrique :comment démarrer, à quel moment, des exemples avec les tomates, les pommes de terre, les poireaux .

C’est dans cet ouvrage que j’ai entendu parler de grelinette pour la première fois. Dom s’est dépêché d’en acheter une pour tester la méthode et la grelinette.

Toute la famille a greliné au moins une fois et c’est beaucoup plus facile et beaucoup plus rapide que la bêche. Mais Dom aura l’occasion de vous en reparler, je pense .

Voilà la vision d’une « non pratiquante » ou peu  pratiquante des livres qui nous ont permis de changer notre façon de cultiver notre potager.

Et vivement l’été

Les lectures du Dom

Afin de vous expliquer comment  j’en suis venu à cultiver mon jardin de cette manière : culture en bande, paillage de toute sorte, je vous présente mes lectures.

la découverte des méthodes

Deux « vieux » bouquins, mais des quantités de choses à lire et à mettre en œuvre. C’est celui de  Dominique Soltner qui m’a donné envie d’essayer (ne plus bêcher: un rêve!) Celui de Jean Pain, je l’ai trouvé dans une boite à livres sur la côte Normande (boite ou chacun peut poser ou prendre des bouquins) Jean Pain et Masanobu  Fukuoka (Japon) ont été des précurseurs dans cette technique de culture dans les années 70.

On affine

Le premier est très intéressant (Actes Sud). Toutes les choses à savoir, mais aussi des contradictions avec les autres publications. Il faut tout le temps faire le tri et surtout essayer.

Cela se complique

Le premier donne toutes les trucs (associations de plantes, remèdes végétaux à produire soi-même, paillages) très bien, merci Mr Bureaux.

Le deuxième de Maria Thun parle de biodynamie.  La chose est compliquée…J’emprunte quelques trucs quand c’est possible (par exemple les jours de plantation ou de récolte) A voir en fin d’année prochaine pour en parler avec plus d’expérience

pour s’amuser

À noter le petit bouquin de Catherine Delvaux chez Larousse (super, très bien expliqué et pas cher). Un jardin pour les petits animaux, un livre de chez Artémis est très sympa, cela vous donnera envie de fabriquer des hôtels à insectes, nichoirs et mangeoires pour nos plus grands amis au jardin : les oiseaux et les insectes.

Alain m’a fait un beau cadeau

Eh oui, mon cher voisin m’a encore fourni une benne de feuille /tonte, de la taille de thuya, fumier, sciure et autres.

Un peu de matière, pour finir de mulcher, c’est impeccable.

Donc je m’active dans mes micros parcelles côté ouest. Je ferai un autre article demain (il me manque des photos) pour une petite visite des carrés : 1, 2, 3, 17, 18 et  pour les ribes.

Le reste a été ajouté sur le tas de compost en formation.

La couche de foin a été repoussée pour ouvrir le tas

Le tas a  été bien  arrosé ces jours derniers, il a commencé à chauffer et a déjà baissé de dix bons centimètres.

Une bonne recharge de matière carbonée est mise en place.

Après avoir égalisé puis remonté l’ancienne couverture de foin, j’en ai ajouté une grosse fourchée pour cacher le tout.

Et un beau mètre cube en plus
et maintenant sous la neige

Compostage

Il me restait un bon tas de sciure, paille et déjections de bovins et caprins, le tout imbibé d’urine. Ce mélange avait été récupéré chez mon voisin transporteur. Pour en tirer profit au jardin un bon compostage s’impose.

Belle matiére
Belle matière, il y a aussi un tas d’herbe séchée. Depuis il a plu pas mal et la sciure est bien humidifiée .

J’ai donc mélangé le tout pour former mon tas de compost à même le sol (très humifère, sur quelques centimètres : un ancien dépôt de fumier) J’ai aussi ajouté le reste de mon stock de feuille et tonte (histoire d’avoir un peu plus de vert)

Un joli tas est formé, J’ai  introduit un peu de terre en rasant le terrain  découvert sous l’ancien tas.

Ensuite j’ai ajouté du BRF de thuya assez fin.

J’avais posé des rondins pour contenir la base

Puis une petite épaisseur de broyat plus  grossier qui était mélangé  avec  de la tonte en décomposition a été étalée. Et pour finir, j’ai lié le tout avec une couche de foin et un bon arrosage .

Le tas fini  fait 2.5m/2m/0.8m de forme trapézoïdale (environ 2,5 m cube)

Si le tas chauffe c’est gagné (à suivre). Si le compost évolue bien, je l’utiliserai pour semer dans mes parcelles au printemps prochain.

 

 

Mulch sur la 17

petit rappel du plan

La parcelle 17 a été  installée fin  2016 avec un mulch de toutes sortes : broyat,  herbe, feuilles,  BRF de cerisier, de thuya et autres  et d’une couche de foin. Cette année, j’y ai planté des pommes de terre. Le terrain  au départ est argileux (du vrai avec lequel on peut faire des pots !)

Belle récolte sans terre dans le BRF

La terre et nos amis dans le sol ont tout assimilé. Plus aucun reste de broyat  (je coupe au broyeur  jusqu’à 4 cm) Après les patates, j’ai semé de l’engrais vert : phacélie, moutarde, avoine rude et rave d’Auvergne.

Les  semis ont eu du mal à s’implanter vu la sécheresse de cette fin d’année.

Il reste une dizaine de cm de bonne terre fabriquée  par mon mulch de 2016. Je vais refaire  un gros mulch et replanter des « treuffes » au printemps et tant pis pour la rotation.

Après fauchage, rectification du bord et ratissage des feuilles, une couche de terreau forestier a été posée .

Je me pose la question de ce que je peux mettre après,  j’ai du fumier pailleux de lapins, des feuilles de chêne, du broyat de cyprès d’un an, du broyat de thuyas du printemps, du foin et +. Je vais me renseigner auprès de mes amis permaculteurs et en particulier Léa et Louis du groupe Facebook « permaculture pour les nuls »

La vie est belle à la campagne, un rien nous occupe.

J’attendrai leurs réponses pour continuer ma couche. MERCI d’avance.