Pickles de concombres au miel

Il y a un mois, Marie Pierre, notre nièce, qui a un superbe potager bio du côté de Besançon nous a offert de beaux légumes (aubergines, tomates, prunes et concombres) alors que nous n’avions encore pas grand-chose. Elle m’a aussi fait plaisir en me donnant la recette de  ses pickles que nous avions goûtés à l’apéro.

Les concombres, il y a encore quelques années, nous ne les approchions pas à moins de 10 m et puis en les produisant, nous avons appris à nous connaître et maintenant ils font partie de tous nos apéros et/ou entrées de l’été.

Parfois, ils donnent abondamment et à moins de faire apéro tous les jours, il y a du rab donc la recette de pickles de MP est bienvenue

Pour 2 bocaux de 75 cl

  • 1 kg de concombre
  • 4 gousses d’ail
  • 4 brins de romarin
  • 0,9 l de  vinaigre de cidre
  • 0,4 l de vinaigre d’alcool
  • 4 cuillères à soupe de miel
  • 6 cuillères à soupe de gros sel
  • 2 cuillères à café de graines de coriandre
  • 16 grains de poivre

Coupez les concombres en rondelles de 0,5 cm, les mettre dans un plat

Saupoudrez-les de gros sel.

Laissez-les dégorger 6 h

Rincez-les à l’eau froide, laissez-les bien égoutter ou essuyez-les bien

Mettez-les dans des bocaux avec les brins de romarin.

Dans une casserole, mélangez les 2 vinaigres, l’ail pelé, le miel, la coriandre, les grains de poivre. Faites bouillir 2 minutes.

Versez ensuite sur les concombres et fermez aussitôt.

Attendez 3 semaines avant de les consommer par exemple dans un hamburger maison

Ps j’ai mis des graines de coriandre fraîches, car j’en avais sous la main et je me suis aperçue qu’elles avaient autant de goût, voire plus  que les graines sèches.

Mes concombres avaient pas mal de graines, j’en ai enlevé une partie mais certaines variétés en ont moins et c’est plus agréable.

Soufflé aux orties

Hier, il était presque midi et je n’avais toujours rien préparé pour le déjeuner. Je suis allé au jardin, mais il n’y a pas grand-chose encore en ce début mai à part des salades alors  je suis allé dans le pré des poules et là un beau buisson d’orties me tendait les bras. Les poules aiment bien s’y cacher quand elles ont trop chaud, de plus les orties sont bien utiles au potager, deux raisons pour ne pas les détruire.

Je suis allé chercher des gants et une bassine et hop un légume tout trouvé pour le repas. L’ortie en plus est pleine de vertu, elle contient du fer, de la vitamine C, du potassium, du calcium et j’en passe. Certains même la classe dans les »super aliments  ». En l’occurrence, son principal avantage ce jour-là était  d’être sous la main, bio (évidemment) et gratuite .

Ce n’est pas la première fois que j’en consomme, j’en mets dans la soupe, dans des quiches ou des cakes. Il vaut mieux la consommer au printemps quand il y a des jeunes pousses plus tendres. Les gants sont indispensables pour la cueillir et la laver. Je n’ai pris que la partie haute des orties qui était plus jolie et plus tendre .

Ingrédients pour un soufflé pour 4 personnes

  • 100g d’orties (une bonne poignée)
  • 25 g de beurre
  • 25g de farine
  • 250 ml de lait
  • 75 g de fromage râpé
  • 4 jaunes d’œufs
  • 5 blancs d’œufs
  • sel, poivre et muscade râpée

Préparation (environ 1/2h et cuisson 25 min)

  • Lavez soigneusement les orties et effeuillez-les. Ne mettez pas les tiges qui sont trop dures.
  • Cuisez les orties quelques minutes dans de l’eau bouillante salée
  • Pendant ce temps, préparez une béchamel :

-faites fondre le beurre dans une casserole

-Versez la farine et mélangez vivement au fouet

-Délayez alors avec le lait et continuez à mélanger jusqu’à ébullition.

Les orties cuisent et la béchamel est bientôt terminée
  • Une fois cuites, égouttez les orties et pressez bien pour  en extraire toute l’eau. Hachez-les grossièrement (pas de danger, une fois cuites, elles ne piquent plus!)
  •  Cassez les œufs, séparez les jaunes des blancs .
  • Hors du feu, ajoutez dans la béchamel les orties, le fromage râpé, les 4 jaunes, du sel, du poivre et de la muscade.
  • Remettez à cuire 1 min sur feu doux en tournant constamment.

  • Montez les blancs en neige avec une pincée de sel.
  • Incorporez les en deux fois à la béchamel : la première fois en battant rapidement au fouet et la deuxième fois en les mêlant délicatement avec une spatule.

  • Beurrez un moule à soufflé à l’aide d’un pinceau et de beurre fondu. Vous devez passer le pinceau sur les bords du moule de bas en haut délicatement. Cette technique  va  aider le soufflé à monter plus facilement.
  • À la fin, passez la pointe d’un couteau tout autour du moule pour décoller un peu la préparation, ceci toujours pour aider la montée.

 

  • Laissez cuire au four à 210° pendant 25 min (sans ouvrir le four)
  • Servez immédiatement avec une salade verte

Et comme le disaient les vieux livres de cuisine: le soufflé ne peut pas attendre les invités, ce sont les invités qui attendent le soufflé.

Poulet au citron et aux olives façon tajine

Depuis le début du confinement, j’essaie de suivre régulièrement les recettes de Cyril Lignac à la télé. Il propose des recettes faciles et assez rapides et c’est exactement ce qu’il me faut .

Vous l’aurez compris, je n’aime pas partir dans des recettes à rallonge avec une petite sauce par ci, un petit jus par là, un coulis de l’autre côté, une tuile dentelle pour décorer… Et qui c’est qui fait la vaisselle ensuite et qui nettoie la cuisine ? Je n’ai pas une ribambelle de commis de cuisine, moi.

Donc, je vous propose, en “collaboration” avec ce brave Cyril, cette recette de poulet au citron et aux olives que j’ai déjà fait deux fois en deux semaines tellement elle m’a plu. On peut la réaliser dans un plat à tajine si on en a un ou dans une cocotte ou une sauteuse.

Prévoir une bonne heure (1/2 h  de marinade et 1/2h de cuisson)

INGRÉDIENTS  (pour 2  mais ça nous a fait 2 repas !)

  • 2 blancs de poulet ou après cuisses
  • 1 citron
  • 2 oignons
  • 1 quinzaine d’olives vertes ou noires
  • 2   grosses carottes
  • 5 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • 1 cuillère à soupe de curcuma
  • 50g de raisins secs
  • quelques feuilles de coriandre ou de persil
  • quelques amandes effilées (facultatif)
  • Un petit morceau de gingembre (facultatif)
  • sel, poivre

PRÉPARATION

  • Découpez le poulet en gros dés
  • Disposez ceux-ci dans un plat creux avec le citron coupé en 8, 4 cuillères d’huile d’olive, le curcuma, les raisins secs, les olives, sel et poivre.

  • Laissez mariner 1/2h au moins en mélangeant de temps en temps et en écrasant un peu les citrons pour avoir plus de jus.
La marinade
  • Pendant ce temps, émincez les oignons et faites les revenir à feu doux dans la cocotte avec l’huile d’olive restante. Ils ne doivent pas colorer.
  • Nettoyez et découpez les carottes en petites rondelles et mettez-les aussi dans la cocotte.
  • Au bout de la 1/2 heure, ajoutez le poulet et l’intégralité de la marinade.
  • Ajoutez un verre d’eau si ça vous paraît trop sec.
  • Posez un couvercle sur la cocotte et laissez cuire à feu moyen 1/2 h.
  • Au moment de servir, ajoutez la cuillère à soupe de miel et le gingembre râpé.
  • Pour décorer mais aussi pour le goût et le “croquant”, disposez quelques feuilles de coriandre et des amandes effilées

Ce plat est légèrement sucré-salé mais c’est contrebalancé par l’acidité du citron et l’amertume des olives.

Je l’ai accompagné de riz lors de mon premier essai et de spaghettis konjac la deuxième fois .

Clin d’œil à Christophe qui m’a fait acheter ces spaghettis de konjac que je n’avais jamais goûté auparavant et qui ma foi ne sont pas mauvais quant à leur pouvoir amaigrissant, je ne me prononcerai pas…

Tajine poulet citron aux spaghettis de konjac

La prochaine fois, j’essaie la semoule en accompagnement.

 

 

Pain de mie aux blancs d’oeufs

Cette recette que j’ai découverte sur le site de Philandcocuisine, un très beau site de cuisine que je vous recommande m’a permis de faire facilement du pain de mie maison.

Même si j’achète régulièrement du pain de mie, je n’avais jamais essayé d’en faire. Les principales raisons : ce n’est pas cher, ça se conserve relativement bien (évidemment, c’est plein d’additifs et de conservateurs !) et il y a beaucoup de choix .

Les inconvénients, en plus des additifs (certains en contiennent jusqu’à 18), ils sont souvent trop caloriques (trop de gras et trop de sucres) et trop salés.

Dans la recette que je vous propose, pas de conservateurs, pas d’huile, un peu de sel et de sucre, mais vous pouvez diminuer les dosages en fonction de votre goût et de votre régime. J’ai utilisé 2 sortes de farine pour augmenter le pourcentage de fibres : moitié farine complète, moitié farine blanche T55.

Mais, la vraie raison qui m’a fait m’intéresser à cette recette, ce sont les blancs d’œufs. Si vous êtes comme moi, vous avez toujours quelques blancs d’œufs qui restent au frigo et vous ne savez pas trop quoi en faire. J’en congèle parfois et cela fonctionne très bien, mais je ne peux pas remplir mon congel de blancs d’œufs. Cette recette n’en utilise que 3 mais c’est déjà ça…

INGRÉDIENTS (pour un pain de 500 g environ)

  • 300g de farine
  • 130 g de lait
  • 80g de blancs d’œufs (environ 3, mais il est préférable de les peser)
  • 8 g de levure de boulanger
  • 15g de sucre
  • 5 g de sel
  • 30g de beurre

PRÉPARATION avec robot pâtissier

Dans le bol du robot, mettez la (ou les ) farine, la levure émiettée, le sel et le sucre. La levure ne doit pas être en contact avec le sel .

Ajoutez le lait à température ambiante et les blancs d’œufs

Commencez à pétrir d’abord à petite vitesse puis au bout de 5 min à grande vitesse avec le crochet du robot.

Le pétrissage doit être assez long : 10 min.

Pendant ce temps, beurrez  votre moule. J’ai pris un moule à cake de 30cm de long.

Au bout des 10 minutes, ajoutez le beurre froid par petites quantités tout en continuant à pétrir jusqu’à ce que tout le beurre soit absorbé.

Pétrissez encore 5 minutes. La pâte obtenue est assez ferme mais collante.

Farinez un récipient rond , mettez-y le pâton et recouvrez -le d’un papier film au contact. Laissez au moins 1h auprès du radiateur par exemple pour avoir une bonne levée.

Première levée

Après cette période de repos, la pâte a doublé de volume (sinon attendre encore car cela dépend de la température de la pièce)

Déposez la pâte sur un plan de travail fariné, dégazez-la en pressant  plusieurs fois avec la paume de la main pour faire sortir le gaz (d’où le nom : cqfd !)

Ensuite, partagez le pâton en quatre.

Puis, travaillez ces pâtons un par un et formez des boules comme dans la vidéo

Posez les boules l’une à côté de l’autre dans le moule et laissez lever de nouveau dans un endroit chaud, recouvert d’un linge humide ou d’un film.

Deuxième levée
Deuxième levée

Passez un peu de lait froid au pinceau sur le dessus du pain pour qu’il dore mieux.

Mettre dans le  four froid, allumez le four à 170° et laissez cuire environ 25 minutes. Vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau.

C'est cuit !
C’est cuit !

Comme vous le voyez, c’est un pain de mie très moelleux avec peu de croûte, à consommer au petit déjeuner ou en sandwich, en croque monsieur, etc.

Je l’ai testé plusieurs fois et je le valide à fond !

 

Une année en cuisine

Après le méli-mélo d’une année au  jardin, j’ai voulu aussi rechercher au hasard quelques photos de mes préparations salées et sucrées. Si nous n’allons pas tous les jours au potager, il n’en est pas de même pour la cuisine . J’ai ajouté aussi quelques photos de resto et quand j’en ai marre de cuisiner, je les regarde avec envie…

j’aime bien faire du pain mais il n’est pas toujours aussi réussi
beignets de fleurs d’acacia, hum, vivement le printemps
grosse récolte de kiwis l’hiver dernier alors on essaie des recettes
sirop acacia et rhubarbe
                                   verrines asperges et saumon
Boulettes de Liège, une première, bon mais bien sucré
le bon temps des tomates cerises
Sauce tomate en conserve
Jus de légumes d’été pour gaspacho maison
des navets boule d’or prêts l’emploi
confit de canard maison
A Louvain, soupe d’endives trop bonne!
carpaccio de cèpes
Bûche framboise, rose et litchis
Quelques mendiants
et le canard à l’orange du réveillon cuisiné par notre fils Christophe,délicieux

Bon appétit à tous, à bientôt.

Risotto aux cèpes

Après une longue absence due à diverses occupations : vacances, travaux dans la maison, etc., je vais essayer de revenir à plus de régularité sur ce blog. Ce n’est pas un manque d’idée mais mine de rien ça prend du temps d’écrire les articles et comme toute bonne retraitée qui se respecte, le temps, j’en manque…

Après une sécheresse exceptionnellement longue dans notre coin du Charolais, la pluie est enfin arrivée depuis début octobre et avec elle les champignons.

Nous nous sommes déjà précipités dans les prés qui avaient enfin reverdi pour ramasser les rosés  (agaric champêtre). Au bout de quelques paniers et de quelques fricassées, la cuisinière commença à se lasser …

quelques rosés des prés

Dom, infatigable ramasseur changea alors de destination et arpenta la forêt proche. Quand je dis arpenta, c’est une façon de parler car à peine dans le premier sentier, les cèpes se précipitèrent dans son panier ou presque : de beaux cèpes de Bordeaux, des cèpes tête de nègre et des cèpes d’été tout frais. D’après lui, je le cite: » il les entendait pousser sous les feuilles ». Du coup, très peu de travail de préparation, j’ai juste enlevé les feuilles collées sur les chapeaux et sur les pieds, un petit passage sous un filet d’eau et c’était parfait .

la première récolte

Ma première pensée a été de faire un risotto. Nous en avions mangé à Spa en Belgique dans un  sympathique restaurant en septembre (ils avaient reçu leurs premiers cèpes la veille) et c’était fameux.

Pour la recette, rien de révolutionnaire, c’est la qualité des champignons qui fait toute la différence.

Ingrédients (pour 4)

  • 500 g  de cèpes frais (en garder un petit cru)
  • 250 g de riz rond ou spécial risotto
  • 1 verre de vin blanc sec
  • 500 ml de bouillon de volaille (plus ou moins)
  • 4 c à s de crème (facultatif)
  • 1 oignon
  • huile d’olive
  • sel, poivre
  • ail, persil
  •  quelques lamelles de parmesan

Recette

  • Dans une casserole à fond épais, mettre quelques cuillères d’huile
  • Ajoutez le riz et l’oignon finement haché
  • Laissez revenir doucement en surveillant jusqu’à ce que le riz devienne translucide .

  • Dans une autre casserole, faites chauffer votre bouillon de volaille ou bouillon de légumes .
  • Quand le riz est devenu translucide, ajoutez le verre de vin blanc.
  • Laissez le riz absorber complètement le vin
  • Ajoutez ensuite le bouillon doucement, louche par louche. Attendez à chaque fois que le bouillon soit  bien absorbé pour reverser une autre louche .
  • Remuez la préparation très régulièrement.
  • Salez, poivrez.
  • La cuisson dure 15 à 20 min, il faut goûter pour savoir si le riz est  cuit mais encore ferme.

D’autre part, dans une autre sauteuse:

  • Faites revenir vivement dans l’huile d’olive ou le beurre, les cèpes que vous aurez préalablement découpés en tranches pas trop fines .

Ajoutez du sel, du poivre, de l’ail

Retournez les souvent sur feu vif. Les cèpes bien frais rendent très peu d’eau.

Ils cuisent rapidement et peuvent même un peu dorer .

Ajoutez du persil haché au dernier moment.

Les cèpes sont cuits

Ensuite, il suffit d’assembler les deux préparations, risotto et champignons .

Ajoutez (pour plus d’onctuosité) les cuillères de crème. Remettez sur le feu 2, 3 minutes. Vérifiez l’assaisonnement.

Dressage

Dans l’assiette, présentez le risotto aux cèpes avec quelques lamelles de parmesan et quelques tranches fines de cèpe cru

Nous n’avions jamais goûté de cèpes crus avant  notre repas dans ce restaurant belge mais c’est un véritable délice. À essayer …

Dom ne se lasse pas d’en cueillir et d’en préparer (enfin, un peu si). Le congel est plein, on trouve des cagettes de séchage un peu partout. Il faut dire que ce n’est pas tous les ans que nous avons de si beaux cèpes alors il fait des provisions et  il en distribue .

atelier nettoyage et séchage
Atelier nettoyage et séchage

ça ne tient pas tout dans le panier!Tout n’a pas tenu dans le panier !!

Les macarons aux fraises tagada d’Estelle

Estelle, 11 ans dans quelques jours, est ma petite collaboratrice en cuisine. C’est aussi la belle fille de mon fils  et  donc « presque » ma petite fille. Malheureusement, nous n’avons pas souvent l’occasion de faire de la pâtisserie ensemble. Nous avons eu la chance de l’avoir quelques jours en vacances (en pleine canicule 40°). Il n’était pas prudent de faire des activités à l’extérieur et donc je lui ai proposé de faire un dessert .

Elle s’est plongée dans mon livre « Tout Michalak » dans lequel on salive à chaque page et m’a demandé si on pouvait faire des macarons.

Mais bien sûr…… Des macarons…..J’avais essayé une fois, c’était complètement raté et je m’étais juré de ne pas recommencer.

Et puis comme il  n’y a que les imbéciles…(bon, vous connaissez la suite), j’ai revérifié qu’il y avait bien tout le déroulé de la recette en image et j’ai accepté de retenter l’expérience tout en prévenant Estelle que c’était très difficile à réussir. Cela ne l’a pas découragée, elle m’a entraînée au petit supermarché du coin pour acheter des fraises Tagada  (et des glaces, mais ça ce n’était pas pour la recette, juste pour nous encourager !)

Fraises Tagada

Nous allons essayer de vous faire revivre notre après midi pâtisserie. On vous épargnera tout ce qui est vaisselle, lavage des mains (plein de fois),nettoyage du plan de travail, rangement, attente, etc, etc.

La recette a été faite sur 2 jours à cause des délais de refroidissement de la crème et puis, on allait pas y passer la nuit non plus !

Nos ingrédients (pour 25 macarons)

_ Biscuit à macarons

  • 250 g de poudre d’amandes
  • 250 g de sucre glace
  • 180 g de blancs d’œufs (env. 6)
  • 225 g de sucre cristal
  • 1 pincée de sel fin

_Crème chantilly bonbon

  • 500 g (50 cl) de crème liquide entière
  • 50 g de fraises Tagada
  • 1 feuille de gélatine
  • 200 g de sucre semoule
  • du colorant alimentaire rouge
  • 125 g de fraises fraîches

Préparation des coques à macarons

  • Tamisez le mélange sucre glace, poudre d’amandes dans un saladier (ça, on a dû un peu le louper, car le mélange n’était pas très fin)

 

  • Intégrez 3 blancs d’œufs (90 g)  à ce mélange (j’ai utilisé des blancs congelés: c’est très pratique et ça marche très bien)
  • Malaxez le  tout à la main (comme la pâte à modeler)

    C’est mieux de ne pas mettre les deux mains sinon on ne sait plus comment s’en débarrasser
  • Ajoutez quelques gouttes de colorant rouge (une douzaine de gouttes pour nous)

    mettre le colorant en plusieurs fois pour être sûre de ne pas trop en mettre
  • Faites cuire le sucre cristal  dans une petite casserole avec 7,5 cl d’eau  jusqu’à atteindre la température de 118°C. La cuisson du sucre, c’était mon domaine, Estelle surveillait le thermomètre. 
  • Montez les 3 blancs restants avec le sel, batteur vitesse moyenne et versez lentement le sucre cuit pour obtenir une meringue italienne ( là, pas de photo disponible, car nous avons travaillé à 4 mains et donc il n’en restait aucune pour tenir l’appareil)
  • Arrêtez le batteur quand votre meringue est tiède
  • Transvasez la meringue en trois fois dans le mélange coloré

  • Rabattez ensuite la pâte du biscuit à la main, dans le sens des aiguilles d’une montre, c’est cela parait-il le macaronage
Estelle macarone 
  • La pâte est prête quand le mélange est brillant et retombe en faisant un ruban

(pas beaucoup de précision chez Michalak sur la durée de cette opération, j’ai alors cherché une vidéo sur you tube pour en savoir plus mais les explications de la pâte à macaron était si différente que nous avons laissé tomber )

  • Sur une plaque de four, posez une feuille de papier sulfurisé et dessinez des ronds du diamètre désiré (nous avons utilisé comme gabarit un couvercle de boite d’agar-agar  de 4 cm de diam)

  • Versez la pâte dans la poche à douille (douille unie de 1 cm de diam)
  • Dressez ensuite de belles boules à l’intérieur du cercle pour former les macarons (c’est ici que j’appréhendais beaucoup le résultat, car la pâte était assez liquide et je pensais qu’elle allait s’étaler sur toute la plaque et adieu les macarons !)

J’ai montré à Estelle comment s’y prendre avec la poche à douille et ensuite c’est elle qui a formé la plupart des macarons. Bravo, car ce n’est pas simple, il faut doser la poussée de la pâte dans la poche pour avoir des macarons réguliers.

il a fallu 3 plaques de four

En théorie, nous aurions dû avoir 50 coques à macarons, mais nous en avons fait 78. Pourquoi, mystère, ils nous ont paru pourtant de taille très correcte .

  • Laisse sécher les macarons  1/2 h pour qu’ils croûtent, tapez la plaque sur le plan de travail pour enlever les bulles d’air.
  • Préchauffez le four à 160 °
  • Cuire les plaques une à une pendant 8 min
  • Les laissez bien refroidir avant de les garnir

    Sur certains, nous avons saupoudré des éclats de dragées

Préparation de la crème chantilly bonbon fraise

J’en suis où de cette recette ?
  • Faites bouillir la crème dans une casserole
  • Ajoutez les fraises Tagada  et laissez-les fondre à petit feu. On obtient une crème légèrement rose et un peu plus épaisse.

Incorporez la gélatine préalablement ramollie dans l’eau froide et essorée

Bizarre cette matière, surtout quand on y touche pour la première fois !
  •  Laissez refroidir l’ensemble et gardez cette crème bonbon au réfrigérateur au moins 12 h (ainsi que le bol du batteur et le fouet)
  • Le lendemain, montez la crème bien froide au batteur jusqu’à obtenir une chantilly .

    Crème sortant du frigo et pas encore fouettée

Montage

  • Garnissez la moitié des coques de crème

  • au centre, déposez une rondelle de fraise fraîche(nous n’avions pas assez de fraises alors il y a eu des macarons à la groseille et à la framboise) .
  • Refermez avec la deuxième coque de macaron.

Michalak conseille de laisser les macarons garnis au moins une journée au frigo pour qu’une osmose se forme entre le biscuit et la crème .

Pour une première, nous étions plutôt satisfaites du résultat. Tout n’est pas parfait mais le goût y était (un peu chimique, je vous l’accorde), le plaisir de pâtisser à deux aussi. Le fruit à l’intérieur du macaron apporte beaucoup de fraîcheur et une pointe d’acidité qui diminue la sensation de sucre.

Alors Estelle, on fait quoi la prochaine fois ?

 

 

Beignets de fleurs de carottes sauvages

C’est la pleine saison de floraison des carottes, il y en a plein les bords de route, dans les prés non fauchés et même en bordure de nos parcelles de potager. Je ne le savais pas mais Dom m’a dit qu’on pouvait consommer ces fleurs en beignets comme les acacias ou les sureaux.

Comme j’avais Estelle, ma  petite apprentie cuisinière pour quelques jours, je l’ai embauché pour cet essai de recette .

Nous avons donc cueilli ces jolies fleurs assez faciles à reconnaître. Les fleurs de carottes attirent beaucoup de pollinisateurs (pour qui elles représentent aussi une piste d’atterrissage bien utile)  d’où l’intérêt de ne pas les couper avant la floraison mais cela oblige aussi à bien les laver avant utilisation. Elles sont aussi très fréquentées par les punaises…

Nous avons aussi trouvé une coccinelle à 7 points(de plus en plus rare),une jolie grenouille toute verte, des sauterelles, des grillons ,des papillons et quelques orties !

Maintenant, revenons à la recette.Elle est très classique : une pâte à beignet, des fleurs, de l’huile pour la friture.

Pâte à beignet 

  • 125 g de farine
  • 15 cl de lait
  • 10 cl de bière (Estelle n’a pas apprécié l’odeur)
  • 1 œuf entier
  • 1 c à s d’huile
  • 2 blancs d’œufs
  • 70 g de sucre
  • 1 pincée de sel
  • une vingtaine d’ombelles de fleurs de carottes

 

Pas facile de séparer les blancs des jaunes!
  1. Dans un grand bol, mettre la farine, le sel, le sucre  et l’œuf entier.
  2. Ajoutez la bière , le lait  et l’huile progressivement en mélangeant au fouet pour ne pas faire de grumeaux .
  3. Laissez la pâte reposer au réfrigérateur au moins 1/2 h
Tirer un peu la langue, ça aide à se concentrer

Nous en avons profité pour faire une petite révision de maths (Estelle adore), un cl c’est combien de ml ? Avez-vous remarqué que  les verres doseurs et les recettes ne parlent pas toujours le même langage ? et encore on vous évite les fl oz ou les cups qu’on trouve dans les recettes américaines.

4 Montez les blancs en neige avec une pincée de sel comme me l’a rappelé Estelle 

ça va monter ?

5 Mélangez délicatement les blancs avec la préparation réservée

Le matériel est prêt, l’huile chauffe, il n’y a plus qu’à …

6  Faites chauffer l’huile à 160 ° environ

7 Prenez une à une les fleurs de carottes par l’extrémité de la tige et trempez-les dans la pâte à beignets. Secouez-les un peu pour qu’il n’y ait pas trop de pâte.

8  Déposez-les fleurs dans l’huile bien chaude jusqu’à ce qu’elles soient suffisamment dorées

9  Posez les beignets sur du papier absorbant et dégustez encore chaud.

Verdict  moyen concernant la recette mais 20/20 pour la cuisinière 

Les fleurs de carottes sentent bien la carotte quand vous les cueillez mais plus beaucoup après cuisson, les petites tiges sont un peu dures et on pourrait facilement diminuer la quantité de sucre.

trop fière!

Quand Manu pâtisse…

La semaine dernière, mon neveu Emmanuel, 12 ans, alias  Paul Pogba, est arrivé, livre de pâtisserie sous le bras en me disant qu’il venait pâtisser avec moi. J’étais prévenue, mais je pensais qu’il avait prévu quelques ingrédients ou au moins choisi une recette. Donc, il a fallu faire avec les fonds de placards, heureusement, chez moi les placards sont profonds !!!

Avec ses économies, il s’était acheté le livre de recettes de Ludovic, le gagnant du « meilleur pâtissier ». On a étudié ensemble les recettes, éliminé tout ce qui était impossible faute de matières premières et  porté notre choix sur une tarte tropézienne aux fraises.

Plusieurs étapes dans cette recette:

  • la brioche (préparation, levée, cuisson, découpage, garnissage)
  • la crème pâtissière
  • le sirop d’imbibage à la fleur d’oranger
  • la crème diplomate
  • les fraises (cueillette, lavage)
  • le montage

Ingrédients (Pour 6-8 pers)

Brioche 

  • 185 g de farine
  • 22 g de sucre en poudre
  • 1 c à c de sel fin
  • 7 g de levure fraîche de boulanger
  • 110 g d’œufs (2,3)
  • 125 g de beurre doux
  •  1 œuf pour la dorure
  • 15 g de sucre perlé

Sirop

  • 160 g d’eau
  • 65 g de sucre
  • 3 g d’eau de fleur d’oranger

Crème pâtissière

  • 340 g de lait entier
  • 2 gousses de vanille (ou extrait de vanille)
  • 60 g de jaunes d’œufs
  • 60 g de sucre
  • 30 g de maïzena
  • 35 g de beurre

Crème diplomate

  • 5 g d’eau de fleur d’oranger
  • 100 g de crème fleurette

Fraises : 250 g 

Première étape : la brioche

Manu a tout pesé, bien sûr et ce n’est pas simple d’avoir pile 110 g d’œufs!

Dans la cuve du robot, mélangez la farine, le sucre, le sel et la levure à l’aide du  crochet en évitant que la levure soit au contact du sel. Versez les œufs un à un (+ quelques gouttes d’eau de fleur d’oranger, mais on a oublié!) et pétrissez 5 min.

Ajoutez le beurre coupé en gros dés puis pétrissez de nouveau pendant 15 min. Cela ne fait pas une grosse quantité de pâte comme me l’a fait remarquer mon neveu mais au final c’était parfait 

Placez ensuite la pâte sur une plaque couverte d’une feuille de cuisson et  détaillez un disque de 22 cm  avec un disque à entremets. Laissez lever la pâte dans le cercle 1 h 30 à température ambiante en la recouvrant d’un linge.

Pour nous,  ça a duré beaucoup plus longtemps malgré une cuisine à plus de 25 °, il est vrai que ma levure était un peu vieille et a eu du mal à démarrer.

Enfin, au bout de plusieurs heures, la pâte avait levé et Emmanuel l’a doré avec de l’œuf battu et l’a parsemé de sucre perlé. Puis au four pour 25 min environ à 170 °. La laisser refroidir à température ambiante.

La brioche doit être dorée mais moelleuse à l’intérieur

Pendant cette longue levée, nous n’avons pas enfilé des perles, car il y avait quantité de choses à faire encore, par exemple, mettre la crème fleurette ainsi que le batteur et le fouet au frigo pour qu’ils soient bien froids .

Deuxième étape: la crème pâtissière qui doit refroidir pour être incorporée à la brioche

  • Faites bouillir le lait et faites y infuser la vanille .
  • Dans un cul de poule (c’est quoi un cul de poule ?), fouettez les jaunes d’œufs, le sucre et la maïzena sans les blanchir.
  • Versez le lait chaud en trois fois sur le mélange précédent en mélangeant bien à chaque fois.
  • Reversez dans la casserole et faites cuire à feu moyen sans cesser de remuer jusqu’à épaississement.
  • C’est long, Manu, n’est-ce pas ?
  • Retirez ensuite du feu et ajoutez le beurre froid petit à petit.
  • Filmez au contact et réservez au réfrigérateur.

 Troisième étape : le sirop .

Il est facile à faire : dans une petite casserole, faites bouillir l’eau et le sucre et laissez refroidir. Quand il est froid, ajoutez l’eau de fleur d’oranger .

Manu ne connaissait pas la fleur d’oranger et il était un peu dubitatif sur le goût, il a donc eu tendance à diminuer les doses, il l’a d’ailleurs carrément oublié dans la brioche et dans la crème diplomate!! 

Quatrième étape: un petit tour au jardin pour nous aérer mais aussi cueillir les fraises et les préparer:  laver, sécher, équeuter. Les couper en deux ou en quatre.

Cinquième étape : la crème diplomate

  • Dans la cuve du batteur, fouettez la crème fleurette jusqu’à ce qu’elle soit bien montée . La nôtre n’était pas très ferme car faute de crème fleurette, nous avons utilisé de la crème liquide moins adaptée pour faire de la crème montée 
  • Détendez un peu la crème pâtissière en la fouettant légèrement, ajoutez-y la fleur d’oranger
  • Incorporez ensuite délicatement avec une maryse la crème montée à la crème pâtissière .

Sixième étape : le montage

Avec un couteau à pain, coupez la brioche en deux dans l’épaisseur. C’est moi qui m’y suis collée mais surveillée de près par le jeune pâtissier! 

Imbibez généreusement les 2 parties de la brioche avec le sirop .

À l’aide d’une poche à douille, pochez de belles boules de crème diplomate sur la partie inférieure, répartissez les fraises de façon régulière .

Manu a essayé de le faire à la poche à douille mais notre crème n’était pas assez ferme et il a donc terminé à la cuillère

Posez la partie supérieure de la brioche sur la crème .

crème un peu coulante mais ça ne nuit pas à la dégustation

Septième étape : dégustation

Il parait qu’elle était excellente …

Et puis parce qu’il n’était pas venu pour rien, Emmanuel a aussi voulu faire des churros. Nous avons choisi une recette de Christophe Michalak et c’était vraiment facile et très bon. Je vous laisse imaginer …

base de pâte à choux, découpée au ciseau et frite
les churros sont roulés dans le sucre
presque aussi bien que l’original !
et c’est bon

Biscuit de Savoie Michalak à la fleur d’acacia

En ce moment, je suis à fond dans les recettes à l’acacia.

Normal, c’est la pleine saison de la floraison, en tout cas chez nous, dans le charolais mais  celle-ci ne dure jamais très longtemps. Cette année, c’est bon car il n’y a pas de pluie ce qui d’ailleurs désole Grelinette car rien ne pousse au potager…

J’ai déjà fait des beignets (2 fois), des crêpes, un gâteau yaourt à l’acacia,  du sirop  (http://grelinetteetciboulette.fr/index.php/2019/05/29/sirop-acacia-rhubarbe/) et maintenant le biscuit de Savoie .

Ce biscuit est extrait du livre « Tout Michalak  » que mon fils Matthieu m’a offert il y a 2 ou 3 ans. Je suis loin d’avoir essayé toutes les recettes, il doit y en avoir au moins 200. La recette tirée du livre est  seulement celle du biscuit mais les fleurs d’acacia c’est moi!!

S’il y a une chose que j’ai retenu de ce livre et que j’accomplis maintenant scrupuleusement pour toute ma pâtisserie c’est tout peser. Auparavant,  je faisais confiance à mon verre mesureur maintenant la balance l’a remplacé .

Je vais changer mes habitudes  et ne  pas trop adapter la recette car,  Michalak n’a pas dû donner des indications approximatives, vous ne pensez pas ?

Ingrédients (pour 12 personnes)

  • 100 g de jaunes d’œufs (env 5)
  • 210 g de blancs d’œufs (env 7) à température ambiante
  • 180 de sucre semoule
  • 55 g de farine T 55
  • 50 g de fécule de maïs
  • 50 g de fécule de pommes de terre
  • 5 g de levure chimique (1/2 paquet)
  • 2 gousses de vanille
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 100 g de fleurs d’acacia ( Michalak , lui, met le zeste de 3 oranges)

Préparation

  • Lavez, séchez les fleurs d’acacia, enlevez les tiges et les  parties vertes.

 

  • Fouettez les jaunes d’œufs et 120 g de sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux

 

    • Ajoutez à ceux-ci les poudres tamisées (la farine, les deux fécules et la levure ) Je n’avais pas de fécule de pommes de terre, j’ai donc mis 100 g de maïzena.
    • Ajoutez aussi la pulpe des gousses de vanille et les fleurs d’acacia.
    • Au batteur, battez les blancs avec le reste du sucre (60 g)et la fleur de sel.

Michalak précise dans sa recette qu’on peut mettre le sel et le sucre dès le départ et que cela ne gênera pas le foisonnement. Je l’ai donc fait et effectivement mes blancs ont bien monté quand même. Il est fort quand même ce Michalak…

  • Préchauffez votre four à 220 °
  • Beurrez et sucrez le moule. j’avais un moule anti-adhérent mais j’ai bien beurré quand même car j’ai déjà eu des surprises.

  • Incorporez délicatement les blancs  à la première préparation

  • Garnir le moule jusqu’au 3/4 à peu prêt. J’ai dû mettre un peu de pâte dans un autre moule car le mien  était trop petit . Cela fait un assez gros biscuit.

 

  • Enfournez et baissez immédiatement la température  à 160 °
  • Laissez cuire 20 minutes.Contrôlez la cuisson en piquant une lame de couteau au centre du gâteau, elle doit ressortir sèche.

 

    •  Le biscuit a un peu débordé du moule

Ce biscuit est indiscutablement d’une texture très moelleuse . Il accompagnera  bien une salade de fruit, une crème anglaise, une mousse au chocolat.

Les fleurs d’acacia lui donnent un peu d’originalité et un goût délicat .

Une idée de décoration naturelle (et comestible)

J’avais apporté ce biscuit à notre fête des voisins. Mon voisin Manu m’a dit que c’était une tuerie mais il est très sympa !  La barre est haute car  mes voisines sont de très bonnes pâtissières et on a envie de goûter à tout.

Sirop acacia-rhubarbe

Il y a quelques  semaines, j’ai fait de la compote de rhubarbe et comme d’habitude  celle-ci a rendu  beaucoup de jus . Habituellement, soit je jette ce jus soit je le fais réduire jusqu’à la consistance voulue pour ma compote . Mais c’est long  et  pas très économique.

notre plant de rhubarbe
notre pied de rhubarbe

Alors, j’ai eu l’idée d’en faire un sirop, tout simplement . J’ai égoutté ma rhubarbe cuite,  j’ai gardé le jus et lui ai ajouté la même quantité de sucre,  je l’ai amené doucement à ébullition et  laissé bouillir quelques minutes.

Ensuite, je l’ai filtré (finalement ce n’était pas nécessaire car il était pur) et je l’ai mis dans des bouteilles lavées et ébouillantées .

Le sirop de rhubarbe est  délicieusement acidulé et j’en  suis vraiment très satisfaite.

Et puis les acacias ont fleuri, j’en demandé à Dom de m’en cueillir un peu pour faire des beignets .Je n’ai pas pu y aller moi même car je n’étais pas assez grande pour les atteindre!! Il m’en a donc rapporté …un plein panier .

J’ai donc fait des beignets , un gâteau dont je vous donnerai la recette prochainement mais  il m’en restait encore des quantités .

Dommage de jeter ces fleurs et ce parfum : donc sirop !

Je vais vous donner mes dosages mais vous pouvez adapter .

200 g  de fleurs d’acacia lavées et séchées (au moins bien égouttées)

 

Une douzaine de branches de rhubarbe (je n’en avais que 6 mais énormes!)

Laver, éplucher et couper en petits tronçons la rhubarbe

La cuire 1/2 h environ

Égoutter la rhubarbe (pas trop car avec le reste, on fait la compote ,n’est-ce pas?)

J’ai récupéré 800 ml de jus.

Verser le jus bouillant sur les fleurs.

Recouvrir le récipient et laisser infuser 24 h

Au bout de ce temps, bien égoutter et même « essorer »  les fleurs pour bien avoir tout le jus .

Peser le liquide obtenu

Ajouter au jus la même quantité de sucre soit 800 g pour moi

Remettre le jus à bouillir une dizaine de minutes.

Garder dans une bouteille bien propre et ébouillantée préalablement . J’ai mis le sirop bouillant dans la bouteille pour être sûre de mieux le conserver

Si vous voulez le garder  longtemps , fermez hermétiquement la bouteille.

sirop rhubarbe-acacia

Le sirop rhubarbe acacia est un peu moins acidulé mais il a le parfum délicat de la fleur d’acacia.

Pour avoir essayé le sirop sans rhubarbe, je préfère avec . Le sirop d’acacia seul par contre peut servir à imbiber des gâteaux , c’est beaucoup mieux qu’un sirop de sucre tout simple!

 

 

 

 

sauce à l’oseille sauvage

belle touffe d’oseille toute tendre

Pas d’oseille dans le jardin mais, dans le pré derrière la maison, elle commence à bien pousser et j’ai eu envie d’en récolter avant qu’elle ne fleurisse et que les feuilles ne soient plus dures.

L’oseille est une plante commune dans notre région, elle est facile à reconnaître avec ses feuilles qui ressemblent à celles des épinards mais surtout grâce à son goût acide. Mordez un petit peu dans une feuille et vous ressentirez tout de suite l’acidité de l’oseille.
J’aime bien goûter les fleurs, herbes ou baies que je rencontre dans mes ballades. J’ai toujours fait ça et je ne suis encore pas morte donc soit je n’ai jamais fait de mauvaises rencontres, soit il n’y a pas trop de plantes toxiques. Je n’en mange pas non plus des kilos, je croque juste un petit morceau et je recrache le plus souvent. J’ai aussi quelques notions des plantes à ne pas toucher. Quand on a toujours vécu à la campagne, on a appris même sans en être conscient les dangers et les ressources de la nature .
Revenons à notre oseille, j’en ai cueilli 3 grosses poignées (et un escargot !)

Ingrédients

  • 3 belles poignées d’oseille équeutée
  • 3 échalotes
  • 20 cl de crème liquide
  • 10 g de beurre
  • sel, poivre

Préparation

Lavez bien l’oseille dans plusieurs eaux (ça vous évitera de faire de la sauce à l’escargot!)

Epluchez  les échalotes et faites les suer  2 min dans une  casserole avec le beurre

Ajoutez l’oseille aux échalotes

Laissez tomber l’oseille pendant 2,3 minutes. La quantité diminue considérablement et la couleur malheureusement passe d’un beau vert prairie à un vert olive moins engageant.

Ajoutez la totalité de la crème, le sel et le poivre

Cuisez l’ensemble pendant 5 minutes. La sauce épaissit .

Mixez le tout au mixeur plongeur

La sauce est terminée

Cette sauce,  légèrement acidulée,  accompagnera parfaitement un poisson (on connaît tous le saumon sauce oseille) mais aussi une viande blanche, des œufs durs …

C’est facile,rapide, pas cher et sans colorants sans conservateurs ni épaississants alors à vos casseroles !

 

Que faire avec des poireaux montés ?

C’est la saison et c’est normal, les poireaux du jardin commencent à monter en graine. Vous pouvez bien sûr en laisser monter quelques-uns pour récupérer de la graine mais les autres sont toujours consommables et leur cœur est même très tendre (au début de la montée évidemment car si vous attendez trop, il sera dur comme du bois et immangeable).

Et cette année, nous avons eu de la chance, la mouche du poireau n’a pas sévi chez nous .

J’avais vu, un jour, dans une émission de télé qu’on pouvait consommer le cœur des poireaux comme des asperges. J’ai essayé et c’est vrai que c’est très bon et puis ce serait dommage de « gâcher »…

Quelques photos de ma récolte pour vous expliquer de quoi il s’agit

Récolte du jour de poireaux montés
Le cœur du poireau, une tige blanche et verte au milieu de la tige
On dégage la tige centrale

La tige centrale peut être très longue: une des miennes faisait presque 1m

Laver les tiges

J’ai mis toute la tige centrale depuis la partie basse qui est blanche jusqu’au bouton floral tout au-dessus

J’ai cuit le tout pendant 15 min à l’eau salée (on peut aussi le faire à la vapeur) .

Cela nous a fait une bonne entrée avec les œufs de nos poules et une bonne mayonnaise maison .

Une entrée délicieuse

La tige de poireau  n’a pas l’amertume de l’asperge et a même un goût plus subtil que le poireau entier. Il peut convenir aux enfants ou aux personnes que l’odeur forte des poireaux rebute .

Et le reste du poireau ira dans la soupe (et un peu au compost)

Mousse d’asperges, truite fumée et graines de chia

Une bonne recette mais de mauvaises photos. C’est peut-être mieux  que l’inverse. Depuis quelque temps, j’ai complètement déréglé mon appareil photo et je n’utilisais plus que mon téléphone, mais j’ai voulu réessayer, car il est dommage d’avoir un bon appareil et de ne pas pouvoir s’en servir et bien j’ai tout raté, j’ai du flou, du flou et du flou…

En ce qui concerne  la recette, je l’ai fait deux fois et j’ai réussi une entrée bien fraîche  et de saison.

Malheureusement, nous n’avons pas d’asperges au jardin. Notre terrain qui est argileux et lourd ne conviendrait pas pour les asperges qui aiment les sols légers et plutôt sableux. Le chia, non plus, nous ne le cultivons pas mais qui sait, je vais essayer d’en semer  au moins pour voir à quoi ressemble cette plante originaire du Mexique.

J’ai pris des asperges blanches mais  la recette peut  certainement se faire avec des vertes ou même  avec des asperges sauvages si vous avez la chance d’en trouver

Ingrédients (pour 4 personnes)

500g d’asperges

250 g de crème fraîche épaisse

1 c à s de moutarde

2 œufs durs

2 feuilles de gélatine

2 c à s de graines de chia

2 tranches de truite (ou saumon) fumée

le jus d’un demi citron

sel, poivre, piment d’Espelette, aneth

Préparation (à faire la veille)

  • Avec un coupe-légumes, épluchez  les asperges, coupez  la base qui est un peu dure et coupez aussi les têtes.
  • Faites  cuire  les asperges une vingtaine de minutes à la vapeur ou à l’eau .
  • Mettez  les têtes à cuire  5 minutes après pour qu’elles restent bien entières. Elles serviront à décorer les coupes .

 

Alors c’est flou ?
  • Quand elles sont cuites,égouttez les et  laissez-les refroidir entièrement.
  • Faites tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide pendant 5 minutes
  • Chauffez quelques cuillères de crème dans une petite casserole
  • Essorez la gélatine et faites la fondre en remuant dans la crème chaude.
  • Laissez refroidir un peu
  • Écalez les œufs
  • Dans un mixeur, placez les tiges d’asperges, la crème gélatinée et l’autre, la moutarde, les œufs durs découpés, jus de citron, sel, poivre, piment (je l’ai fait au mixeur plongeur, ça va très bien aussi)
  • S’il reste des fibres mal mixées (ce qui m’est arrivé lors du deuxième essai), passez l’ensemble au chinois pour avoir une préparation bien lisse
  • Rectifiez l’assaisonnement
  • Ajoutez les graines de chia et mélangez le tout
  • Coupez la truite fumée en fines lanières
  • Servez  dans une coupe en plaçant la truite fumée sur le dessus de la préparation ainsi que les têtes d’asperges réservées et quelques brins d’aneth.
  • Laissez au moins une nuit au réfrigérateur.

La préparation est  crèmeuse  et non complètement prise, car la quantité de gélatine est faible. La graine de chia apporte de la couleur et sert aussi à épaissir la mousse, car elle a la propriété d’absorber les liquides.

On peut bien sûr aussi servir cette mousse en verrines à l’apéritif.

 

 

 

 

Riz gluant à la mangue

Chaque année, les supermarchés nous rappellent le  nouvel an chinois en mettant en avant des produits exotiques qu’on ne trouve pas forcément très facilement ensuite. J’en profite donc pour faire quelques provisions et puis m’essayer à cette cuisine asiatique que nous apprécions tous les deux. D’ailleurs, dès que nous en avons l’occasion (mais ce n’est pas très souvent :on est à la campagne quand même (!) alors à part les buffets chinois et les kebabs, peu de choix) nous privilégions les restaurants  exotiques.

Chinois, japonais, indien, vietnamien, grec, portugais, américain et même russe une fois à Lyon, tout nous va .

Et bien sûr à l’étranger, c’est au maximum cuisine locale :pas de steak frites .

Par contre, à la maison, vous pouvez avoir tous les livres de cuisine que vous voulez il n’est pas évident de reproduire ces plats d’ailleurs et surtout d’avoir les bons ingrédients, les bonnes épices, les herbes choisies, etc.

La recette que je vous propose est plutôt simple et ne demande pas de composants extraordinaires. Le riz gluant n’est pas très courant, on le  trouve parfois dans le rayon « produits du monde ».

 

Ingrédients (pour 2 personnes)

riz gluant et coulis de mangue
  •  1 mangue
  • 100g de riz gluant
  • 200ml de lait de coco
  •  sucre en poudre
  • sel
  •  1 c à s  de farine de riz (ou farine de maïs)

Préparation

 Le riz gluant

La veille, peser le riz, le laver et le faire tremper toute une nuit dans de l’eau.

C’est un riz très particulier plus nacré que le riz ordinaire. Une fois trempé il devient translucide.

Le lendemain, égoutter votre riz

Le faire cuire à la vapeur pendant environ 20 min. Si vous avez un cuiseur à riz c’est l’idéal, je n’en ai pas, mais je mets une passoire métallique au-dessus d’une casserole d’eau et un couvercle sur la passoire et ça fait le travail!

riz cuit à la vapeur

Pendant la cuisson du riz, porter à ébullition dans une petite casserole 100ml de lait de coco, 1pincée de sel, et 4 cas de sucre.

Lorsque le riz est cuit, le mettre dans un bol et verser le lait de coco bien chaud dessus.

on ajoute la sauce au lait de coco

Mélanger, couvrir  et laisser reposer 20 min

Après ces 20min, mélanger de nouveau et laisser encore reposer 20min.

Après le deuxième temps de repos

Pendant ces temps de repos, vous pouvez d’une part, préparer la mangue et d’autre part préparer une sauce de nappage au lait de coco

la mangue: -le plus simple, la laver et la découper en dés

une mangue

-faire un coulis en mixant la chair avec un peu de sucre si nécessaire

Le nappage au lait de coco

Mélanger dans une petite casserole 100ml de lait de coco, 2 c à s de sucre, la farine de riz et 1 c à c de sel.

Porter doucement à ébullition en remuant constamment jusqu’à ce que la sauce épaississe .

la sauce de nappage commence à épaissir

Dressage

Dans un bol ou sur une assiette, faire une petite boule ou une quenelle  de riz, l’entourer des dés de mangue (ou du coulis) et recouvrir du nappage coco. Vous pouvez aussi parsemer ce dessert de sésame grillé ou de cacahuètes grillées.

Servir tiède

Version morceaux de mangue

C’est un dessert bien consistant mais la mangue rafraîchit l’ensemble .

Et surtout, n’ayez pas peur du terme gluant ; le riz est collant ça c’est sûr mais ça n’a rien de dégoûtant bien au contraire

version coulis de mangue

祝你胃口好   ça veut  dire bon appétit, enfin j’espère…

 

 

 

Salade d’encornets et de pommes de terre sauce chien

Notre « spot de plongée »en bordure de route

Il y a 4 ans lors de notre premier voyage en Guadeloupe, nous avions fait Dom et moi une petite plongée avec palmes  et tubas  en fin de journée à proximité de Basse Terre dans un endroit superbe. Là, nous avions eu la bonne surprise de tomber sur un petit groupe de calamars, pas du tout effrayés par notre présence. Nous sommes restés un bon moment à les observer avec leurs grands yeux et leurs petites tentacules. C’est vraiment très beau comme animal et ils avaient l’air autant intrigués que nous. Belle rencontre et beau souvenir.

Malgré tout je n’ai pas renoncé à en manger et  j’achète parfois des anneaux d’encornets surgelés que je cuisine à la provençale mais ce n’est pas souvent au menu .

L’autre jour,  sur l’étal de poisson d’Intermarché, j’ai trouvé des tentacules d’encornets géants. Je l’ai cru  sur parole (ou plutôt sur étiquette) car je ne connais pas la différence entre encornets, calamars, poulpes ou même seiches. Je ne sais même pas si au niveau du goût, on peut  percevoir un écart significatif.

Je n’ai pas fait  attention à la provenance de ce céphalopode, j’espère juste qu’il n’a pas fait trois fois le tour du monde avant d’atterrir dans ma casserole!

La sauce chien est une sauce typiquement antillaise et je vous avouerai que j’ai utilisé de la sauce toute faite achetée là-bas et vraiment délicieuse .

Les ingrédients en sont de la cive, des oignons, de l’huile, sel, ail, citron vert, piment et eau chaude.

Ingrédients pour une  salade de calamars pour 2, 3 personnes

  • 500g de pommes de terre
  • 600g de tentacules d’encornets
  • 1 oignon
  • 1 carotte
  • un vert de poireau
  • 1 bouquet garni
  • sel, poivre
  • une cuillère de citronnelle en copeaux (facultatif)
  •  un verre de vin blanc
  • 2l d’eau
  • persil

Préparation: 1h Cuisson :40 min

Commencer par préparer un court bouillon pour poisson (si vous préférez utiliser un court bouillon tout prêt vous gagnerez du temps)

Dans un faitout, mettre les 2l d’eau, la carotte et l’oignon en rondelles, le poireau découpé et le bouquet garni.

Porter à ébullition et faire cuire 20mn .

Ajouter alors le vin blanc, le sel, le poivre et (facultatif) la citronnelle qui donne un petit goût asiatique au bouillon.

Laisser infuser 10 min .

Pendant ce temps, vous pouvez vous attaquer au calamar. Attaquer, c’est le mot, car j’ai lu quelque part que pour l’attendrir, il faut le battre longuement .

les 10 tentacules débarrassées de leur peau noire

Je l’ai battu un peu en le tapant sur mon plan de travail, j’aurais aimé vous mettre une vidéo, mais je ne pouvais pas battre et filmer en même temps.J’en ai eu vite marre car ça sautait partout y compris sur moi et je n’avais pas l’intention de refaire 1h de ménage après. Il faut dire que j’avais déjà passé pas mal de temps à enlever toute la peau noire violacée de chaque tentacule.

Une fois mon encornet battu, dépecé, je l’ai encore découpé en tronçons de 7, 8 cm et plongé dans mon bouillon pour poissons.

J’ai fait une cuisson à feu  très doux pendant 20 min. Les tentacules  ont eu tendance à se rétracter et à devenir un peu dures. J’avais prévu une cuisson de 40 min, mais je n’ai pas osé les laisser plus longtemps, car j’avais peur qu’elles ne deviennent archis caoutchouteuses.

Par ailleurs, j’avais fait cuire  des pommes de terre à l’eau pendant 30 min environ, je les ai pelées et découpées .

Nous avons mangé cette salade tiède parsemée de persil et assaisonnée de la sauce chien. Je pensais avoir beaucoup trop d’encornets mais cela réduit pas mal à la cuisson et je dois reconnaître que cela fait beaucoup de travail même avec une sauce toute faite!

 

 

Les Gougères

Aucun apéritif bourguignon, petit « mâchon »,arrosage ne saurait s’imaginer sans gougères! Un petit Kir et de bonnes gougères maison, simple, mais on n’en demande pas plus pour passer un bon moment entre amis…

Dans la région tout le monde sait les faire et on compare : les tiennes sont plus grosses, je les ai un peu ratées cette fois, mon four était trop chaud, je les ai faites il y a 8 jours et je les ai congelées, rien ne valait celles de la tante Adèle, etc, etc.

En fait, la gougère est une simple pâte à choux à laquelle on ajoute du fromage. Ayant adopté le comté en même temps qu’un Franc- Comtois et maintenant que nous ne sommes plus qu’une seule et même région je ne peux plus faire mes gougères qu’avec du fromage de comté .

Nos poules ayant enfin recommencé à pondre après leur pose hivernale et mon fils m’ayant rapporté du bon comté du Jura, j’avais tout le nécessaire pour en préparer une bonne tournée.J’avais en plus l’occasion, car nous étions plus d’une trentaine pour fêter l’anniversaire et le doctorat  de notre fils Christophe samedi soir. J’en ai fait une bonne centaine mais autant vous dire qu’elles n’ont pas duré longtemps (3 ou 4 gougères par personne à l’apéro, c’est vite parti).

Voici la recette que j’ai utilisée, j’en ai 2 ou 3 sous le coude mais celle-ci fonctionne bien.

INGREDIENTS (pour 25,30 gougères selon grosseur)

(Mes photos sont pour le double)

  • 250ml d’eau (1/4l)
  • 50g de beurre
  • 125g de farine
  • 3 œufs moyens
  • 1/2 c à c de sel fin
  • 75 g de comté
Ils sont beaux les œufs de mes poules Marans!

PREPARATION

  • Commencer la pâte à choux en faisant fondre dans une casserole à fond épais le beurre, l’eau et le sel.

 

  • eau, sel et beurre
  • Porter à ébullition
  • Retirer du feu et ajouter la totalité de la farine d’un seul coup en travaillant vivement à la spatule

    La pâte est bien lisse
  • Remettre sur le feu léger et dessécher la pâte en la tournant avec la spatule jusqu’à ce qu’elle se détache de la casserole.
  • Retirer du feu et laisser tiédir
  • Incorporer les œufs un par un en mélangeant bien à la spatule ou au robot

    Incorporation du premier œuf
  • Attendre que chaque œuf soit bien absorbé par la pâte pour en remettre un autre

Quand la pâte est suffisamment molle sans être liquide, on lui ajoute le comté râpé ou en tous petits dés. Selon la grosseur de vos œufs et l’aspect de la pâte, vous ne devrez peut-être mettre qu’une partie du dernier œuf ou au contraire en rajouter un ou un demi de plus.

Ajouter à cette pâte le comté râpé  ou en tout petits dés

 

Disposer ensuite de petits tas de pâte sur une plaque beurrée ou non adhésive. Je fais mes tas en m’aidant d’une petite  et d’une grande cuillère .

Cuire à four chaud 210° jusqu’à ce que vos gougères soient bien gonflées et qu’elles soient un peu dorées. Il faut entre 20 et 25 min.

à la sortie du four

J’ai parfumé certaine de mes gougères avec du curry, d’autres avec ma pâte de piment. Cela leur donne un petit goût exotique pas désagréable.

Encore tièdes,c’est irrésistible.

 

pâte de piments

J’avais déjà expliqué ma recette  de pâte de piments l’année dernière, mais j’en ai  donné ou fait goûter autour de moi et les gens ont tellement aimé qu’ils m’ont redemandé la recette. Donc, je recommence pour ceux qui n’auraient pas trouvé dans le moteur de recherche de ce blog  ou pour les plus pressés…

La chaleur de l’été pour l’hiver

À vrai dire, j’en ai fait plusieurs fois l’hiver dernier, car nous avions récolté une grande variété de piments. Cette année, une ou deux variétés n’ont pas germé, les semis avaient pris du retard à cause de nos vacances  mais la cueillette a été abondante aussi (en serre, bien sûr)

Alors je vous donne une recette parce qu’il faut bien commencer mais ensuite vous pouvez la décliner avec d’autres épices (curry, carvi),avec ou sans ail, avec ou sans tomates, etc. La force dépendra des piments que vous utiliserez et des proportions entre piments forts et piments doux .

D’abord il vous faudra laver et épépiner les différents piments. Pensez à mettre des gants car certains sont très forts et même après plusieurs lavages de mains, il m’est arrivé d’avoir les yeux qui brûlent juste après les avoir légèrement touchés. Il existe d’ailleurs une échelle officielle qui classe les piments en fonction de leur force, c’est l’échelle de Coleville .

La force du piment est surtout dans les pépins et dans la partie blanche à l’intérieur.

 

parties à éliminer

pour un petit pot de pâte, j’ai utilisé

_180g de piments de diverses variétés

les gros piments  achards sont les plus doux; les tout petits (oiseaux) sont très forts et les piments antillais(arrière-plan) parmi les plus forts du monde  ! !

_30g d’ail

_8 g de chacune des épices suivantes : cumin, coriandre, fenouil

les épices bien moulues

_1 pincée de sel

_2 c à s d’huile d’olive

+ facultatif 50g de tomates séchées ou confites

piments prêts pour le mixeur

Je découpe en morceaux ail et piments,je mouds les épices et passe l’ensemble des ingrédients au mixeur assez longuement pour avoir un mélange  relativement fin et homogène. La pâte est très odorante .

Les piments ne sont pas seulement intéressants au goût, mais ils dégagent aussi une odeur puissante qu’on retrouve dès que l’on pénètre dans la serre et que personnellement j’aime beaucoup. Parfois, j’ouvre le bocal juste pour me faire plaisir avec  l’odeur.

De quoi pimenter son quotidien

Cette purée de piment relève tous les plats. Elle se conserve bien au frigo ou même dans un endroit frais en ajoutant une petite couche d’huile d’olive sur le dessus de la pâte. Personnellement, je n’en fais pas de très grosses quantités à la fois, car les piments se conservent aussi et tant qu’ils ne sont pas secs, on peut refaire de la purée régulièrement. Et quand ils sont secs, on les mixe aussi et on a une poudre de piment.

Et, en ajoutant de la mayo, vous avez une sauce samouraï maison qui pique, qui pique …

Bœuf bourguignon tout simplement

paysage du charolais par Isabelle

Pour une Bourguignonne, le bœuf bourguignon c’est un classique. Et pour une charolaise, fille, petite fille et plus encore de paysans c’est presque un devoir de cuisiner ce plat.

Dans les recherches généalogiques faites par ma maman principalement, l’immense majorité de mes ancêtres étaient journaliers, fermiers, laboureurs, cultivateurs parfois propriétaires. Ils n’étaient pas qualifiés de paysans  dans les actes paroissiaux peut- être que ce terme était peu utilisé au 18ᵉ,19 ème siècle ou peut-être que ce mot n’était pas assez précis pour illustrer la diversité des situations de ces petites gens. Mais, quel que soit leur statut, je suis sûre qu’ils mangeaient beaucoup moins de viande que nous et sans doute jamais de bœuf.J’imagine que les plus riches avaient une ou deux vaches, sûrement très maigres, qui leur fournissaient un peu de lait et un veau parfois. Ils étaient plus sûrs de manger un poulet, un lapin ou un pigeon (les jours de fête) qu’un steak. Les jours ordinaires, c’était soupe aux choux, rutabagas, navets, carottes avec un morceau de lard (réservé aux travailleurs)

Ils étaient végétariens avant l’heure mais ça n’avait rien d’un choix et c’est encore le lot de beaucoup de personnes dans le monde actuellement.

Nous avons  donc de la chance dans le Charolais d’avoir de belles bêtes élevées à l’herbe et au fourrage sans OGM, sans antibiotiques, bien soignées, bien traitées et qui passent la majeure partie de leur vie au pré en troupeaux toutes générations confondues. Rien à voir avec des élevages en batterie où les animaux ne peuvent pas bouger et sont nourris aux farines de soja qui viennent du bout du monde.

photo prise par Isabelle Gabin

Venons en à la recette de ce plat du terroir comme ils disent à la télé ! Je ne l’ai pas vraiment revisité, je le fais comme je l’ai toujours vu faire à la maison, enfin, je crois…

Ingrédients

  • 1 kg bœuf pour bourguignon (paleron, jumeau; macreuse, etc.)
  • 5 oignons moyens
  • 3 carottes
  • 1/2 bouteille de  bon vin rouge
  • 100g de lardons (fumés ou non)
  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 1 gousse d’ail
  • 2 càs d’huile
  • 20 g de beurre
  • Bouquet garni (laurier, thym, persil, sauge),sel, poivre
  • 1 carré de chocolat noir (facultatif)
  • 1 boite de champignons (facultatif)

Recette

Même  quand j’achète  du bourguignon déjà découpé en barquettes par exemple, je trouve souvent les morceaux trop gros et je le redécoupe en petits carrés de 6 × 6 cm environ, ainsi ils sont plus faciles à dorer sur toutes les faces .

C’est important de bien dorer la viande et de gratter ensuite les sucs au fond de la cocotte pour donner beaucoup de gout à votre sauce.

  • Cueillir et préparer les légumes et le bouquet garni
  • Dans une cocotte en fonte si possible, chauffer le beurre et l’huile mélangés
  • Faire dorer les morceaux de viande à feu vif sans les laisser brûler
  • Les réserver dans un plat une fois bien dorés
  • Enlever l’excédent de gras s’il y en a (mais normalement la viande choisie est peu grasse)
  • Couper les oignons et les mettre dans la cocotte avec les lardons (fumés pour moi)
  • Les laisser cuire 2 à 3 minutes en remuant et en grattant bien les sucs de viande qui sont dans le fond de la cocotte.
  • Remettre la viande
  • Saler, poivrer
  • Saupoudrer de farine
  • Bien mélanger pour que la farine enrobe les morceaux de boeuf
  • Laisser cuire encore 2 ou 3 min
  • Ajouter le vin, environ 1/2 bouteille. Le vin arrive presque à hauteur de la viande.
  • Faire bouillir 3,4 min
  • Ajouter le bouquet garni, l’ail, les carottes en rondelles, le carré de chocolat noir  et un ou 2 verres d’eau si besoin.

  • Couvrir la cocotte
  • Laisser mijoter à feu doux 1h 1/2 à 2 h
  • Si j’ajoute des champignons en boite, je les mets seulement 1/2 h avant la fin de cuisson (car ils sont déjà cuits) et je rajoute parfois un peu d’eau de la boite si la sauce me parait trop réduite. Je préfère mettre des champignons de Paris, car les champignons de bois donnent trop de goût à mon avis et on n’a plus la saveur du vrai bourguignon.

Plus la viande mijote doucement et longtemps, plus tendre et meilleure elle sera .

Accompagné d’une purée maison (avec un petit volcan pour mettre le jus  dedans!!) Souvenir, souvenir :nos premières pubs du temps où il y avait encore quelques émissions entre deux pubs.

Un peu long à cuisiner, mais on peut en faire une plus grande quantité et en congeler, ça marche très bien. Et comme tous les plats en sauce, c’est encore meilleur réchauffé .

chutney de figues au vinaigre de framboise

Nous avons un figuier qui, encore jeune, ne produisait que peu de fruits. C’est une variété assez tardive (je ne connais pas son nom) et les autres années, les fruits avaient du mal à mûrir avant les premières gelées. Par contre cette année, avec l’arrière-saison très chaude les figues mûrissent bien  et la récolte est bonne. Certaines sont vertes, d’autres violettes, pas très grosses mais bien sucrées.

Petite anecdote: en les cueillant l’autre jour, j’ai dû m’introduire entre les branches qui sont bien serrées et j’ai, sans doute, cassé quelques feuilles ou branches, je ne sais pas trop, mais, au bout de quelques minutes, j’ai ressenti des picotements intolérables sur les bras et j’ai dû très rapidement les laver soigneusement pour soulager la brûlure. Je ne savais pas que la sève de figuier était aussi urticante alors maintenant je fais « gaffe »

Quand j’étais enfant, il y a très, très longtemps(!),nous ne connaissions que les figues sèches. Je ne me souviens pas  avoir vu de figues fraîches au marché ou chez l’épicier du village mais peut être que je ne savais pas ce que c’était et c’était sûrement beaucoup trop cher. Il faut dire qu’à part les bananes, les citrons et les oranges, l’exotisme n’arrivait pas jusqu’à nous. Et puis, je pense que nous avions dans les années 60 des hivers plus rigoureux et les figuiers n’auraient pas survécu.

On ne manquait pas de fruits à la campagne mais c’était les fruits locaux (pommes, poires, prunes, coings, mûres, fraises, framboises, cassis, groseilles, cerises, châtaignes, raisins et j’en oublie) et de saison forcément.

Tout ça pour vous dire que je suis bien contente d’avoir des figues à volonté dans mon jardin. Je vais essayer d’en faire sécher pour mettre dans ma boisson au kéfir mais en attendant place au chutney.

Ingrédients

  • 500g de figues fraîches
  • 10 petits oignons (environ 150g)
  • 2 grosses cuillères de miel
  • 200g de cassonade
  • 200ml de vinaigre de framboise (ou de cidre ou balsamique)

    vinaigre de framboise maison
  • 1/2 c à café de gingembre moulu
  • muscade, sel, poivre

La recette

  • Laver et sécher les figues
  • éplucher les oignons (j’ai fait un mélange rouge, blanc et jaune) et les émincer grossièrement.
  • dans une cocotte, faire fondre le miel
  • Faire revenir les oignons tout doucement dans le miel fondu
  • ajouter ensuite les figues coupées en petits morceaux (enlever le pédoncule)
  • Mettre la cassonade, les épices, sel poivre et le vinaigre de framboise (vinaigre maison pour ma part)

Laisser l’ensemble compoter très doucement environ 1h à découvert.Remuer de temps en temps.

 

  • Le résultat ressemble à une confiture légèrement acidulée à associer avec du foie gras, avec certains fromages comme le chèvre,  avec un magret de canard ou du gibier.

J’ai mis ce chutney encore très chaud dans de petites verrines stérilisées (avec un caoutchouc), je pense que cela devrait se conserver aussi bien qu’une confiture .